mercredi 12 septembre 2007

Clap Ivoire 2007 : La Côte d’Ivoire en fait une affaire d’Etat
En décrochant le grand prix dans la catégorie fiction et le deuxième prix en documentaire du concours international de courts métrages d’Abidjan (Clap Ivoire), les jeunes réalisateurs ivoiriens expriment leur ambition de permettre à leur pays d’occuper une place de choix dans le cercle des pays moteurs du septième art africain. ‘Décidé de mettre fin à la rébellion qui divise son pays, un chef d’Etat prend l’option de choisir un individu au hasard dans le peuple pour occuper le poste de ministre de la guerre. Sitôt choisi, ce dernier élabore sa stratégie de combat’. Ainsi se résume la fiction Affaire d’Etat, primée lors de la septième édition du concours international de courts métrages vidéo, destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs de l’Uemoa (Clap Ivoire) et tenu du 4 au 8 septembre dernier à Abidjan.
Avec un scénario de 13 minutes, la réalisatrice ivoirienne Fatoumata Ouatara entraîne son spectateur dans l’univers d’un chef d’Etat africain obnubilé par l’exercice du pouvoir. Et tout dans sa conception et sa mise en images montre que la fiction Affaire d’Etat porte en elle le vœu des actuels dirigeants de la Côte d’Ivoire, celui de remettre le pays sur les rails. Même si, la jeune cinéaste soutient que ‘ce film reflète tous les pays d’Afrique où des gens pensent plus à s’auto-détruire. L’Afrique est tout le temps à couteaux tirés avec elle-même’. Selon elle, ce film est un peu pour attirer l’attention de tous les dirigeants africains pour qu’ils pensent davantage à l’apaisement, à des sujets qui peuvent sortir le continent de cette mauvaise passe.
Doté d’une enveloppe d’un million de francs Cfa, le prix de la meilleure fiction permet aussi à sa lauréate de décrocher le Prix Ebouclé (en hommage au talentueux comédien ivoirien, Kodjo Ebouclé, arraché à l’affection des professionnels du cinéma en 1999) décerné par l’Uemoa pour une valeur de deux millions.
En plus des performances de Fatoumata Ouatara, la Côte d’Ivoire a également été honorée lors de ce septième concours par le réalisateur Charles Aka, lauréat du deuxième prix dans la catégorie des documentaires, d’une enveloppe de 400 mille F Cfa, avec son film Un village d’animaux : le zoo national d’Abidjan.
Les Ivoiriens partagent le plateau de l’excellence de Clap Ivoire 2007 avec le Nigérien Siradji Mahaman Bakabé pour sa fiction Honorable député, qui a remporté le deuxième prix d’un montant de 400 mille F Cfa ; mais également avec le Togolais Messah Kossi Obanikoua pour Les trompettes de Amen, avec le premier prix en documentaire, accompagné d’un million de francs. Le jury a, en outre, attribué son Prix Spécial, d’une enveloppe de 200 mille francs, au Béninois Christian Noukpo Whannou pour son documentaire Le Calebassier. Mbagnick NGOM
Clap Ivoire 2007: Silence, on tourne !
Le festival-concours de courts métrages videéo destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs de l' UEMOA dénommé CLAP IVOIRE édition 2007 connaîtra son épilogue le 8 septembre à Abidjan. Hier à l' hôtel Ivoire s' est déroulé la cérémonie officielle de la phase finale de ce concours en présence des amateurs du 7ème Art.Le Coordonnateur général M. YAO Norbert Etranny a dans son adresse remercié les autorités ivoiriennes présentes sans oublier les délégations étrangères qui malgré la crise ont effectué le déplacement.
M. Yao Etranny a souhaité que Clap Ivoire ait une dimansion internationale à partir de la présente édition. Pour réussir ce pari a t-il dit, il faudrait que les gouvernements de l' espace UEMOA en fasse leur cheval de bataille. M. Paul-Charlemagne, responsable de Projets de Coopération à l' Organisation Internationale de la Francophonie n' a pas manqué quant à lui, de rappeler l' appui financier apporté par son organisation à ce festival-concours. Selon lui, de 1988 à 2007 2 millions d' euro ont été dégagés pour Clap Ivoire. La formation des jeunes a été depuis 2005 au programme des activités de l' OIF.Quant à M. Alhassane AG Mohamed, représentant du président de la commission de l' UEMOA il a souligné l' importance de la culture dans les pays de l' UEMOA. " La culture est un facteur important d' intégration " a t- il insisté. Son institution pour encourager les jeunes reéalisateurs à créer des prix spéciaux qui ont pour objectif de récompenser des valeurs personnelles. Il a terminé son intervention en louant les mérites du coordonnateur général qui s' est personnellement investi pour ce rendez-vous culturel soit toujours respecté.Notons que sur les 16 participants, 14 étaient présents. Seule la Guinée Bissau était absente.La note musicale a été jouée le groupe artistique " Djolo " qui a travers sa prestation a exhorté la jeunesse africaine à se prendre en charge.La cérémonie a pris fin par un cocktail.Du 4, 5, 6, 7 et 8 septembre donc les jeunes réalisateurs de l' espace UEMOA seront à l' honneur. Raymond alex loukou [ 7/9/2007 ]
Concours Clap Ivoire 2007 : Rodrigue Ahotondji et Christian Whannou représentent le Bénin
Les deux représentants du Bénin à l’édition 2007 du concours Clap Ivoire sont désormais connus. Il s’agit de Rodrigue Ahotondji pour son film fiction « Légitime malice » et de Christian Whannou pour son documentaire « Le calebassier ». Plus aucun doute sur la participation des productions cinématographiques béninoises au concours international dénommé « Clap Ivoire » qui se tient du 04 au 08 septembre prochain à Abidjan en Côte-d’Ivoire। Le Bénin sera présent à ce grand rendez-vous de films de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa). Des six œuvres ayant soumissionné à ce concours sur le plan national, le jury a pu dégager les deux qui répondent le mieux aux critères, et ce conformément aux exigences dudit concours. Il s’agit de « Légitime Malice » du jeune réalisateur Sourou Rodrigue Ahotondji et de « Le Calebassier » de Christian Whannou. La première œuvre cinématographique va défendre les couleurs du Bénin dans la catégorie fiction et la deuxième dans la catégorie documentaire. Le jury ayant statué sur le sort de ces deux films était composé de : Appolinare Aïvodji, président de l’Association des Cinéastes du Bénin, Boukari Séibou chef monteur à l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (Ortb) et Jacob Ogou cadreur et monteur. Un travail qui s’est fait en toute sérénité dissipant ainsi toute crainte de départ. « J’avais eu beaucoup de crainte au départ mais après avoir vu les œuvres, même si elles ne peuvent pas être qualifiées d’extraordinaires, elles sont quand même acceptables. Donc ces œuvres peuvent bien rivaliser avec les autres… » a déclaré Akambi K. Akala, le directeur de la cinématographie. Notes d’espoir alors pour les Béninois pour leur quatrième participation. Le Bénin a pu pour se faire distinguer deux fois sur les trois éditions. « Il y a possibilité d’espérer du fait de l’originalité des thématiques… » a ajouté Akala. Par ailleurs, le directeur de la cinématographie se félicite de la participation des réalisateurs béninois sur le plan national dans la mesure où elle parait mieux que les trois dernières éditions. Toute chose qui prouve que les jeunes ont envie de s’exprimer à travers l’image. Parlant alors du parcours des deux représentants béninois à « Clap Ivoire 2007 », Sourou Rodrigue Ahotondji est étudiant à l’Institut supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (Isma) tandis que Christian Whannou est autodidacte. C’est quand même réconfortant, car pour Akambi Akala : « la nouvelle génération doit continuer d’apprendre et de comprendre parce qu’il n’y a pas de bons cinéastes, sans une bonne formation. Que la formation soit sur le tas ou dans les écoles, il faut qu’elle soit solide ».

Synopsis des deux films sélectionnés
« Légitime malice »Elise, une jeune fille étudiante, camerounaise, rend une première visite à sa copine Cynthia, une béninoise. Cynthia vit avec son mari Marc. Revenant du service, Marc perd la tête à la vue d’Elise. La curiosité d’Elise de mieux connaître Marc arrange ce dernier qui réussit à avoir un rendez-vous avec elle. Et touts deux se retrouvent dans une boîte de nuit. De passage, Cynthia découvre la voiture de Marc devant la boîte. Etonnée, elle s’introduit dans la boîte de nuit et y voit sa copine et son mari fortement accrochés l’un à l’autre. Cynthia se retourne discrètement. Mais elle tient à éloigner Elise de Marc. Pour ce faire, elle annonce à Marc que Elise est séropositive et qu’elle tient la nouvelle de Elise elle-même qui lui aurait montré le résultat d’un test. Marc renvoie Elise de sa vie.
« Le calebassier » Dans la vie, il n’y a pas de sot métier, dit-on। Et c’est à juste titre que certains métiers séculaires en se perpétuant jusqu’à nos jours, apparaissent bien singuliers et méritent un certain regard ; comme par exemple le métier de Grégoire. Grégoire le calebassier. Armand F. Vidégla
FESTIVAL DE CINEMA CLAP IVOIRE
L'intégration ouest africaine par le cinéma
C'est parti depuis hier pour la sixième édition du festival de cinéma Clap Ivoire. Le coup de clap qui ouvre officiellement cette fête du septième art a été officiellement donné hier au palais de la culture. La salle Kodjo Ebouclé du palais de la culture qui a abrité hier la cérémonie officielle d'ouverture de l'édition 2006 du festival de cinéma intitulé Clap Ivoire a accueilli des invités de marque. Le ministre ivoirien de la Culture et de Francophonie, Mel Théodore ; le représentant spécial de l'organisation international de la Francophonie, Lansana Kouyaté ; le directeur du centre national des arts et de la culture, M. Etranny ; des autorités de la ville d'Abidjan et de la commune de Treichville ; le gotha du cinéma ivoirien : Gnoan Mbala,NLanciné Karamoko…des représentants des communautés des pays de la Cedeao. Tout ce beau monde était là pour honorer le cinéma ouest africain qui est célébré à travers le festival Clap Ivoire à sa sixième édition. Un cinéma ouest africain en particulier, et un 7e art africain, en général, malade comme l'a souligné aussi bien le coordinateur général de Clap Ivoire, Yao Norbert Etranny, que le premier responsable ivoirien de la culture, le ministre Mel Théodore qui s'est indigné de ce que le septième art soit en agonie : "Le cinéma est mort en Afrique !", a-t-il dit, avec beaucoup d'amertume. Pour autant, il n'a pas manqué de souligner que l'espoir est permis, du fait des initiatives comme Clap Ivoire. Il a d'ailleurs félicité les initiateurs de ce festival ainsi que les actions privées qui donnent un tant soi peu de l'épaisseur au septième art sous nos tropiques. Le festival Clap ivoire qui met aux prises les amateurs et autres débutants de l'espace Uemoa, dans le domaine du septième art, s'étendra jusqu'au samedi 09 septembre prochain, date à laquelle le vainqueur qui emportera le prix Kodjo Ebouclé sera connu. Au cours de la cérémonie d'ouverture, les différentes délégations venues des quatre points de l'espace Uemoa ont été officiellement présentées, histoire de montrer que l'intégration dans le domaine du cinéma est en marche. Tout au long de cette sixième édition du festival, il y aura des ateliers et une table ronde. Tout comme des animations populaires. A signaler aussi les nombreuses projections de films en compétition et hors compétition. A ce sujet, ce sont des professionnels du cinéma comme Gnoan Mbala (réalisateur) ; Bakary Doumouya (directeur de la photographie à la Rti), Kitia Touré (réalisateur) qui auront à intervenir sur des thèmes techniques variés en ce qui concerne les ateliers de formation. "Réglementation du cinéma et de l'audiovisuel dans l'espace Uemoa. Etat des Lieux." Voilà l'axe majeur qui sera au cœur de la table ronde qui débute ce mercredi matin. Et qui va réunir les professionnels du 7e art venue de l'espace ouest africain. En plus des projections des pays en compétition comme le Bénin, le Burkina, la guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, des animations populaires sont programmées au village du cinéma sis au Cnac Théâtre. A noter que la Côte d'Ivoire est représentée à ce festival par le film documentaire intitulé "Qui est fou". C'est une production de cinq minutes réalisée par Kophi Albert. Le grand prix Kodjo Ebouclé de Clap Ivoire est doté de la somme de trois millions de Fcfa. D'autres prix récompenseront le film original, la meilleure image, le meilleur son, le meilleur scénario, et il y aura un prix spécial du jury. Marcel Appena Mercredi 12 Septembre 2007
Clap Ivoire 2007 : L'enjeu du numérique au cœur de la septième édition
‘De l'argentique au numérique, rupture ou compatibilité', c'est le thème retenu pour l'édition 2007 de Clap Ivoire qui réunit à partir de ce mercredi 05 septembre et ce, jusqu'au 07 courant, différents acteurs du septième art. Le cinéma constitue un enjeu important au regard de la place et de l'impact de plus en plus accrus des films, tous genres confondus, dans la vie des familles, même les plus modestes. Pour le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Augustin Komoé, qui fait le constat, ‘si l'analogique a connu ses lettres de noblesse, les avancées scientifiques et technologiques consacrent de plus en plus le numérique'. Aussi, s'interroge le ministre, ‘les cinéastes africains devraient-ils s'inscrire dans cette perspective afin d'échapper à la paupérisation grandissante des créateurs, des producteurs et des diffuseurs, liée, entre autres, à la fermeture de la plupart des salles de cinéma dans les pays de la sous région'. De l'avis du ministre ivoirien de la Culture, l'enjeu du numérique peut et doit être perçu comme une nouvelle chance pour le secteur du cinéma en Afrique, dans la mesure où il permet la production de films dans un rapport coût/efficacité supportable par nos économies fragiles et dominées. C'est là tout le sens du thème : ‘De l'argentique au numérique, rupture ou compatibilité', retenu pour animer la table ronde de l'édition 2007 de Clap Ivoire, qui réunit, à partir de ce mercredi 05 septembre et ce jusqu'au 07 courant, différents acteurs du septième art. Directeur du Centre national des arts et de la culture (Cnac) et coordonnateur général de Clap Ivoire, Yao Norbert Etranny note que ‘le caractère dérisoire de son volume de production, l'inexistence d'un réseau de distribution organisé, reléguant son exploitation dans un déficit structurel, tirent irrésistiblement le cinéma ouest africain vers le bas'. Et, se demande le porteur du projet de Clap Ivoire, au moment où il est unanimement admis que la technologie numérique est en passe de provoquer une révolution décisive dans l'industrie cinématographique par son emprise indéniable sur les différentes étapes du processus de fabrication de films, le 7e art africain se pose-t-il les bonnes questions ? Avec le souci majeur de ‘savoir quoi faire pour éviter au cinéma africain de rester sur le quai de la révolution numérique'. A l'ouverture officielle de Clap Ivoire 2007, ce mardi, la majorité des intervenants ont axé leurs propos sur la nécessité de préparer la relève du cinéma africain. Et pour ce faire, il importe d' 'offrir un véritable cadre d'expression aux jeunes cinéastes'. Présidant l'ouverture officielle, le directeur de cabinet du ministre ivoirien de la Culture, Mme Appia Kouassi A. Sophie a demandé ‘au jury de faire preuve de justice et d'impartialité dans la remise du verdict'. Clap Ivoire est, selon elle, un hymne à l'excellence, au génie créateur des jeunes cinéastes. C'est suivant cette logique que l'édition de cette année met en compétition ‘les candidats de façon distincte sur deux genres de films, la fiction et le documentaire, ouvrant ainsi la phase finale à 16 compétiteurs au lieu de huit pour les éditions précédentes', avec notamment le soutien de l'Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa). Sur les 16 candidats attendus, 14 sont présents, représentant sept pays sur les huit que compte l'Uemoa. Et attendant l'arrivée de la seconde candidate du Sénégal, la réalisatrice Sokhna Amar, ‘seule la Guinée Bissau manque à l'appel suite à quelques difficultés de communication', renseigne-t-on. Walf fadjri (Envoyé Spécial)

Clap ivoire international 2007 - Ouvrir un nouvel horizon au 7ème art africain
Intégration, diversité, créativité, développement sous régional, formation pour le renforcement des capacités techniques, promotion des métiers du 7ème art, susciter le financement de la production audiovisuelle par le secteur publique ou privé, favoriser des échanges entre professionnels, amateurs et public de cinéma… Que de mots d’ordre et de chemins en constant renouvellement pour arborer le 4ème profil du festival-concours de courts métrages vidéo destiné aux amateurs et débutants des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Pour la nouvelle illustration de Clap ivoire cette année, 14 productions audiovisuelles – la Guinée Bissau ayant manqué à l’appel cette année – sont mises en compétition dans les catégories fiction et documentaire, conformément aux recommandations du jury international de Clap ivoire 2006, au lieu d’une seule catégorie comme dans les éditions précédentes. Ce, dans le but d’élargir les compétences des jeunes techniciens et réalisateurs des pays de l’UEMOA et entretenir ainsi le rêve de l’édification d’un cinéma africain majeur. En plus des projections gratuites prévues pour le public abidjanais au CNAC Café théâtre sis à Treichville, à l’Hôtel communal de Cocody, à la mairie d’Attécoubé et à l’espace Inch’Allah de Koumassi, des ateliers de formation à la production cinématographique, la préparation technique d’un tournage et les ponctuations cinématographiques, respectivement animés par les réalisateurs ivoiriens et béninois Fadika Kramo Lanciné, Kitia Touré et François Sourou Okioh, rythmeront la finale du festival-concours.Au programme de cette 4ème célébration du 7ème art sous régional, une indispensable table ronde destinée aux directeurs de la cinématographie, exploitants de salle de cinéma, distributeurs, réalisateurs, producteurs et directeurs des chaînes de télévisions qu’animera dès aujourd’hui, et ce durant trois jours, le Burkinabé Pierre Rouamba sur le thème «De l’argentique au numérique : rupture ou compatibilité ?».Yasmine Magoné
7ème édition Festival Clap Ivoire International d'Abidjan: Intégration régionale par le cinéma
La 7ème édition du Festival Clap Ivoire International a débuté, mardi dernier à l'hôtel Ivoire d'Abidjan. Ce festival, qui se déroule du 4 au 8 septembre 2007, est un concours de courts métrages vidéos organisé à l'intention des jeunes techniciens et réalisateurs des pays membres de l'UEMOA.
La cérémonie a débuté par une séance d'animation artistique et culturelle savamment servie par le groupe ''Djolé'' avant de se poursuivre avec la présentation des délégations venues des différents pays, puis la projection d'un film de 8 minutes sur les activités de Clap. Dans son mot de bienvenue, le Directeur de cabinet, représentant le ministre de la Culture et de la Francophonie, Mme Appia Sophie, a indiqué que le festival Clap Ivoire est ''un hymne de paix et une nécessité pour l'Afrique d'accéder à un développement durable''. Ce festival Clap Ivoire international, devait-elle ajouter, se veut être une éducation des peuples. Pour sa part, le représentant du président de la Commission de l'UEMOA, le Conseiller en communication, M. Alhassane Ag Mohamed, a souligné que la Commission de l'UEMOA tient a exprimé ses félicitations et ses encouragements aux responsables de Clap Ivoire pour le courage, la ténacité et la créativité avec lesquels ils managent cette grande fête du cinéma de l'Union. Selon lui, la culture constitue un vecteur essentiel à l'intégration. " Les plus vieilles organisations d'intégration mesurent toute la place de la culture dans la réalisation des projets intégrateurs ", at- il fait remarquer.
C'est fort de cette conviction, a-t-il dit, que l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a entrepris d'importantes actions afin de concrétiser une politique communautaire des arts et de la culture। M. Alhassane Ag Mohamed a ensuite rappelé que les pays membres de l'UEMOA ont, en effet, adopté en septembre 2004, un programme d'actions communes pour la production, la circulation et la conservation de l'image au sein de l'UEMOA. S'agissant de Clap Ivoire, devait-il expliquer, la commission de l'UEMOA est un partenaire privilégié, à travers l'attribution des prix pour récompenser et encourager la production cinématographique au sein de notre espace communautaire. ''Le 7ème Art peut, en effet, valablement, en tant que véhicule culturel, défendre la paix, promouvoir la solidarité et stimuler l'intégration, pour une véritable complémentarité entre les peuples'' a-t-il conclu. Le représentant de l'OIF, M. Paul Charlemagne Coffie a lui indiqué que, le soutien financier apporté, pour la 3ème année consécutive, pour l'organisation de Clap Ivoire témoigne de la volonté des plus hautes autorités de la Francophonie d'accompagner la Côte d'Ivoire dans tous les domaines de son développement. En matière d'audiovisuel, devait-il rappeler, l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) se place dans la perspective du développement durable et de la consolidation d'une ''filière image''. Quant au Directeur du Centre National des Arts et de la Culture et Coordonnateur général de Clap Ivoire, M. Yao Norbert Etranny, il a expliqué que Clap Ivoire 2007 met en compétition les candidats de façon distincte sur deux genres de films : la fiction et le documentaire, ouvrant ainsi la phase finale à 16 compétitions au lieu de 8 comme lors des éditions précédentes. Aussi, la presse culturelle de chacun des pays est représente à ce festival. M. Yao Norbert Etranny a demandé aux directeurs de la cinématographique de se mettre au devant de ce combat pour le rayonnement du cinéma africain.
Written by Zeïnabou Gaoh, (Sahel Quotidien du Jeudi 6 septembre 2007)Thursday, 06 September 2007
Festival «Clap ivoire international» 2007 : Les jeunes réalisateurs de courts métrages des pays de l’UEMOA en vedette à Abidjan
C'est parti depuis le 4 septembre pour l'édition 2007 du festival concours de courts métrages vidéo "Clap Ivoire International" destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs des pays de l'UEMOA. Cette année, deux films maliens sont en compétition. Il s'agit de "Destin hypothétique" de Kadiatou Konaté, un documentaire et de "La mosquée et l'église" du jeune Bouna Chérif Fofana dans la section fiction.
La cérémonie de lancement a été présidée par la Directrice de cabinet du ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d'Ivoire, Mme Appia Kouassi Sophie en présence d'éminentes personnalités.
Ce festival-concours de courts métrages dénommé est organisé par la Direction du Centre national des arts et de la culture de la Côte d'Ivoire en vue d'encourager les jeunes techniciens et réalisateurs des pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
Cet événement culturel qui a commencé dans la capitale ivoirienne le mardi 4 septembre, est devenu un véritable outil d'intégration sous-régionale. Mme Appia Kouassi Sophie a officiellement lancé l'édition 2007 de Clap Ivoire au Foyer II de l'hôtel Ivoire en présence de plusieurs invités de marque, dont les représentants de l'Organisation Internationale de la Francophonie, Paul Charlemagne Coffi et de l'UEMOA, Alhassane Ag Mohamed.
Les candidats qui participent à la phase finale de Clap Ivoire ont été d'abord sélectionnés au niveau de leur pays, à travers un concours national en documentaire et en fiction. L'édition 2007 de Clap Ivoire met donc en compétition les candidats de façon distincte sur deux genres de films, à savoir la fiction et le documentaire.
Sur les 16 candidats venant des huit pays de l'UEMOA, seuls les candidats de la Guinée Bissau ne sont pas présents à ce rendez-vous du 7è art africain. Le Mali est représenté par Kadiatou Konaté avec son film "Destin hypothétique", un documentaire et Bouna Chérif Fofana avec "La mosquée et l'église" dans la catégorie fiction.
Si le jeune réalisateur est présent à Abidjan, Kadiatou Konaté n'a pas malheureusement fait le déplacement pour cause d'une autre invitation en Europe.
Mais les directeurs des centres cinématographies des pays invités sont là. Le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) est représenté par le réalisateur Alou Koné, responsable du nouveau studio école de la structure.
"Destin hypothétique" de Kadiatou Konaté est un documentaire de 6 minutes sur un accident du travail. Il raconte l’histoire d'Oumar, un ouvrier âgé de 27 ans, qui travaille dans une usine d'égrainage de coton du Mali. Il se fait hacher les deux avant-bras par une machine. Oumar n'avait malheureusement pris les précautions nécessaires. Sa vie sera sauvée, mais il va perdre ses deux bras. Ne pouvant plus accomplir les gestes les plus élémentaires et les plus intimes, c'est sa jeune femme qui devra désormais s'occuper de lui.
La fiction de Bouna Chérif Fofana "La mosquée et l'église" longue de 6 minutes également parle de religion. Il s'agit d'un jeune fonctionnaire, du nom de Moustapha Gakou, réputé être un fervent musulman et de sa femme, Joséphine Coulibaly, très attachée à sa religion chrétienne. Tous les deux sont les heureux d'un petit garçon de 5 ans. Pour l'éducation religieuse de l'enfant, une polémique éclate entre les époux, chacun voulant l’élever dans sa propre religion.
Ce sont ces deux films sur lesquels le Mali compte, pour la première fois dans Clap Ivoire, pour décrocher un prix. Car le Mali n'a jamais enlevé de prix depuis la création de ce concours de courts métrages. En tout cas, le jury aura cette année une lourde tâche pour départager les candidats tant le niveau des oeuvres est relevé.
Le Coordinateur général de Clap Ivoire, Yao Norbert Etranny, qui est aussi le Directeur du Centre national des arts et de la culture de Côte d'Ivoire, a déclaré lors du lancement que le décor était planté pour faire de Clap Ivoire 2007 une sympathique fête du 7è art, qui n'attend plus sur son gâteau que la cerise de la qualité des films en compétition.
Le représentant de l'OIF, Paul Charlemagne Coffie s'est déclaré honoré d'être parmi les invités à cette cérémonie. En effet, c'est la troisième année consécutive que l'OIF apporte son soutien financier et technique à ce festival de courts métrages. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en matière de l'audiovisuel, l'OIF se place dans la perspective du développement durable et de la consolidation d'une "filière image".
"Les actions visent à améliorer l'organisation de la production audiovisuelle afin de doter les professionnels des capacités à se poser en interlocuteur crédibles auprès des pouvoirs publics, financiers ou techniques, à accroître le volume de la production, à en améliorer la promotion et la mise en marché et à en développer l'exploitation" a-t-il déclaré. Avant d'ajouter que "l'OIF intervient à tous les stades de la vie des productions audiovisuelles du Sud. Cette politique rend justice au potentiel de développement et au rôle central en matière de diversité culturelle".
La Francophonie débloque chaque année plus d'un milliard de FCFA pour la production audiovisuelle car force est de reconnaître que de nombreux pays africains, en particulier, sont devenus aujourd'hui totalement dépendants des images extérieures, avec surtout les risques de perte d'identité que cela implique.
C'est pour cette raison, dira le représentant de l'OIF, que la Francophonie a institué depuis 1988, un fonds de soutien à la production audiovisuelle Sud. Qui est géré conjointement avec le Conseil international des radios et télévisions d'expression française, à hauteur de 2 millions d'euros par an, soit plus d'un milliard de FCFA.
Le représentant de la Commission de l'UEMOA, Alhassane Ag Mohamed a adressé les sincères salutations de son président, Soumaïla Cissé, qui aurait bien voulu participer à cette cérémonie d'ouverture. Selon lui, la culture constitue un vecteur essentiel d'intégration.
Raison pour laquelle l'UEMOA a entrepris d'importantes actions afin de concrétiser une politique communautaire des arts et de la culture. Ainsi, l'UEMOA est devenue aujourd'hui un partenaire privilégié de Clap Ivoire, à travers l'attribution de prix pour récompenser et encourager la production cinématographique au sein de l'espace UEMOA.
"Le 7è art peut, en tant que véhicule culturel, défendre la paix, promouvoir la solidarité et stimuler l'intégration, pour une véritable complémentarité entre les peuples. Les jeunes talents de l'espace UEMOA ont déjà prouvé qu'ils sont à la hauteur de cette noble ambition : c'est notre fierté et notre consolation" dira Alhassane Ag Mohamed.
Bamako Hebdo - 07/09/2007 envoyé spécial Alou B. Haïdara