jeudi 27 septembre 2007

Conclusions et recommandations du jury de Clap Ivoire 2007
Considérant les difficultés organisationnelles rencontrées à chaque édition et soucieux de contribuer à améliorer l’organisation du concours, le jury a formulé les recommandations suivantes:• A l’endroit des Etats- une plus grande rigueur dans la présélection qui devra être faite à travers une véritable compétition nationale en présence de représentant de Clap Ivoire;- la limitation des participations afin de donner la chance à tous les jeunes réalisateurs et éviter qu’un candidat se présente plus d’une fois à la phase finale.• A l’endroit des organisateurs de Clap Ivoire- la mention dans les critères de présélection que tous les réalisateurs ayant produit, coproduit et diffusé une œuvre cinématographique ne peuvent concourir;- le respect scrupuleux du règlement général du concours (délai de réception des films, mention spéciale de Clap Ivoire sur les génériques);- l’annonce du concours par vois de presse nationale et internationale;- l’envoi des œuvres avec le curriculum vitae de chaque candidat;- le suivi des lauréats tant en Côte d’Ivoire que dans les autres pays pour compléter et parfaire leur connaissance sur le plan audiovisuel.Somme toute, le jury remercie toute l’équipe de Clap Ivoire et particulièrement M. Norbert Yao Etranny, son coordonnateur général, pour l’accueil, l’organisation et la confiance qui lui a été faite. Source:Le Courrier d'Abidjan
Yasmine Magoné

vendredi 21 septembre 2007

CLAP IVOIRE 2007

AFRICAN MOVIES FILMS TELEDIASPORA.NET TELEVISIONS AFRICAINES
Clap Ivoire 2007 - Fatim Ouattara remporte le Grand Prix Kodjo Ebouclé cour.abj : Dernière Mise à jour : 12/09/2007 (Auteur : Calixte Tayoro )
Le film, plaidoyer en faveur d’une culture de la non-violence et de la paix en Afrique, est intitulé «Affaire d’Etat». Il raconte le rêve de Zato, un désœuvré, choisi par le président de la République pour occuper le poste de ministre de la Guerre. Charge que ce dernier ne veut confier à aucun parti politique. Sitôt nommé, Zato constitue essentiellement une armée républicaine d’enfants qui combattront avec des roses blanches, et livre au président les trois leçons d’une meilleure gouvernance pour gagner la guerre contre le camp adverse : apprendre à combattre l’orgueil, tenir des discours et des courriers pacifiques, tendre la main à son ennemi. Un scénario éducatif réalisé par Fatoumata Ouattara et récompensé par le 1er Prix de fiction et le Grand Prix Kodjo Ebouclé décernés par la commission de l’UEMOA, lors de la finale de la 7ème édition de Clap Ivoire tenue du 4 au 8 septembre dernier à Abidjan.Au total, 7 documentaires et 7 fictions étaient en compétition et ont été examinés selon l’originalité thématique, la qualité de l’image, du son et de la post-production par le jury international de Clap Ivoire 2007 composé de Mme Adèle Djédjé, directrice de la 1ère chaîne de télévision ivoirienne et présidente dudit jury, de MM. Komlan Agbo, Kilizou Blaise Abalo, Abdou Kimba, Moussa Dosso et d’un facilitateur, M. Jean Yao N’Dri. De manière globale, ce jury a noté avec satisfaction une grande amélioration tant sur le plan technique que sur le plan du contenu par rapport aux éditions précédentes et apprécié la richesse, la pertinence et la diversité des thèmes abordés par les différents candidats.
Yasmine Magoné

lundi 17 septembre 2007

RESEAU PRESSE CINEMA

Union des journalistes culturels d'Afrique de l'ouest : Servir de fer de lance à l’intégration
L’Assemblée générale constitutive de l’Union des journalistes culturels d’Afrique de l’Ouest (Ujcao) s’est tenue le samedi 8 septembre 2007 au Café-théâtre du Centre national des arts et de la culture (Cnac) d’Abidjan.
Regroupant des confrères du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo, l’Ujcao a été portée sur les fonts baptismaux en marge du septième Festival international de courts- métrages (Clap Ivoire) tenu du 4 au 8 septembre.
Présidant l’assemblée constitutive de l’union, le représentant du ministre de la Communication, Kouamé Bi Ballo soutient que ‘l’Ujcao doit servir de fer de lance à l’intégration sous régionale’. Cette structure doit aussi être perçue, selon lui, comme un socle nouveau pour faire émerger les richesses culturelles. Sa consœur, Mme Khady Diallo, s’exprimant au nom du ministre de la Culture et de la Francophonie, note que ‘l’Ujcao peut-être un réseau important de journalistes culturels pour les politiques de développement en Afrique’.
En outre, analyse Mme Diallo, ces professionnels de la communication pourraient, suivant l’esprit de la convention sur la diversité culturelle, aider à ressortir l’impact économique de la culture sur nos pays. Et à l’échelle sous-régionale, l’Ujcao doit servir d’instrument essentiel à la politique de l’Uemoa et de la Cedeao. De l’avis de Mme Diallo, l’identification, l’inventaire et la diffusion du Patrimoine ouest-africain doit constituer un des axes majeurs des activités de l’Ujcao.
La tenue de l’Assemblée générale constitutive de l’Ujcao, sous la houlette du journaliste ivoirien Olivier Yro, aura permis l’examen et l’adoption des textes organiques mais également la mise en place du bureau. Entre autres pays composant le bureau, on retient la Côte d’Ivoire avec les postes de président et de secrétaire général, le Togo hérite du poste de secrétariat général adjoint, le Niger (Trésorerie) le Sénégal (Tic).
Parrain de l’assemblée générale, le coordonnateur général de Clap Ivoire, Yao Nobert Etranny, n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux jeunes journalistes : ‘Eviter que l’Union qui vient de naître ne rejoigne le lot de cimetières d’unions africaines.’ Mbagnick NGOM walf

vendredi 14 septembre 2007

LA CHEVILLE OUVRIERE

Yao Norbert ETTRANNY PARLE: LE TABLEAU NOIR DU 7E ART
Le 7e art est relégué au dernier plan. Cette ‘dure’ réalité a été soulevée par les directeurs de la cinématographie des huit pays de l'Uemoa présents au concours international de courts métrages vidéos destinés aux jeunes réalisateurs (Clap Ivoire) à Abidjan. A peine si les gouvernants s'imprègnent des difficultés du cinéma africain. A l'absence de financement et d'appui pour une production de qualité, s'ajoute l'inexistence de salles. Les rares salles de cinéma existentes sont transformées dans certains pays en centres commerciaux. Ce tableau noir du cinéma est le mieux partagé dans l'espace. Pour relever la tête face à ces difficultés, les directeurs de la cinématographie préconisent la synergie des efforts. Et la relève dépendra, estiment-ils, de la formation donnée aux jeunes.
Dossier réalisé par Fatou Kiné SENE

Yao Norbert ETTRANNY (Promoteur de Clap Ivoire) : ‘Il faut une bonne réglementation pour sortir le cinéma de la léthargie’Yao Norbert Ettranny : Pour parler comme les croyants, nous avons vécu cela comme une espèce de volonté de Dieu. Ces événements ont eu un impact sur la manifestation, car nous avons raté la première journée de la table ronde du fait que les participants sont restés bloquer à l'hôtel (Ndlr : le début de la table-ronde était prévu le mercredi 6 septembre mais ce n'est que jeudi qu'elle a commencé). En plus, d'autres manifestations festives qui devaient accompagner ‘Clap Ivoire’, ont été supprimées, car les gens qui avaient donné au départ leur accord pour y participer, se sont désistés.
Walfadjri : Comment avez-vous ressenti l'absence du Sénégal et du Burkina Faso à cette édition 2006 ?
Yao Norbert Ettranny : C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons vécu l'absence de ces deux pays. Et surtout concernant le Sénégal, car la première édition internationale de ‘Clap Ivoire’ a été remportée par le lauréat du Sénégal. J'ai eu le directeur de la cinématographie du Sénégal, qui a confirmé qu'il allait venir, mais je n'ai pas compris qu'au dernier moment, il ne soit pas venu. Pour le lauréat, ils ont dit qu'il est malade. Du côté du Burkina, j'avoue que depuis le début, ils n'ont participé à aucune édition. Je suis d'autant triste que la communauté burkinabé vivant en Côte d'Ivoire, c'est particulièrement impliquée dans les préparatifs de ce Festival. Elle a envoyé beaucoup de monde à l'ouverture pour enrichir l'aspect purement populaire de cette manifestation.
Walfadjri : La Côte d'Ivoire sort d'une ‘guerre civile’. Quel est l'impact d'une telle manifestation dans un pays qui se remet petit à petit de ce déchirement ?
Yao Norbert Ettranny : La première édition de Clap Ivoire a eu lieu en décembre 2004. En novembre 2004, c'était la reprise de la guerre civile déclenchée en 2002. Il y a eu plein de morts parce que les gens se tuaient entre eux. Mais nous avons tenu absolument à organiser le Festival à cette date malgré ce conflit qui existait déjà. Nous avons essayé de prouver par là que la culture en général et le cinéma en particulier doivent se mettre au dessus de toutes ces petits calculs politiciens, de ces états d'âmes des politiciens de dimanche, etc. En plus, lorsque vous prenez les budgets de tous les Etats africains d'une façon générale, la culture est logée à la fonction congrue. Par conséquent, quand des hommes s'investissent dans la culture, se battent pour créer un événement, ce ne sont pas des manifestations politiques qui viendront l'interrompre. Moi, c'est le combat que je mène. Nous avons voulu attirer les gens sur autre chose que la haine et la violence. Cette manifestation fédère les gens. ‘Clap Ivoire’ n'est plus un événement de la Côte d'Ivoire, c'est un événement sous-régional.
Walfadjri : Quel impact sur le cinéma ivoirien ?
Yao Norbert Ettranny : ‘Clap Ivoire’ a sonné l'engouement des jeunes pour les métiers du cinéma. Beaucoup d'entre eux aujourd'hui, veulent devenir des cinéastes. Vous avez vu le nombre important qui a participé aux ateliers de formation tenus pendant le Festival. Et, c'est cela l'essentiel. Si dans chaque pays de l'Uemoa, nous pouvons avoir une génération de jeunes qui s'intéresse au cinéma à cause de ‘Clap Ivoire’ ou à travers d'autres événements, c'est un plus pour tous. Notre souci est de faire en sorte que des jeunes s'intéressent au cinéma. ‘Clap Ivoire’ vise la jeune génération de cinéastes qui va relever les défis. Il ne faut pas que nous attendions les résultats de nos efforts aujourd'hui, c'est un travail de longue haleine, il faut les encadrer.
Walfadjri : Les feuilletons ivoiriens ont fini de faire le tour de l'Afrique. Ces films ne constituent-ils pas une certaine industrie du cinéma ivoirien ?
Yao Norbert Ettranny : C'est justement l'arbre qui cache la forêt. Les acteurs et réalisatrices de ces films que je connais personnellement car étant des amis, sont des gens qui se débrouillent tout seul. Malheureusement, ils sont seuls derrière tout ce monde qui veut réussir dans le métier. Ils n'ont fait aucune école de cinéma, mais ils croient et s'investissent dans ce métier. Le drame de l'Afrique, est qu'il n'existe pas beaucoup de personnes qui croient en ce qu'elles font. Ces personnes qui font les séries télévisées, sont des jeunes filles analphabètes pour la plupart et qui ont réussi ce pari. Et en plus, vous ne savez même pas les difficultés qu'elles rencontrent dans leur propre pays pour se faire programmer. Elles ont du succès à l'extérieur, mais pas chez soi. Peut-être qu'en ajoutant tous ces ingrédients, on parlera d'industrie de cinéma en Afrique.
Walfadjri : Que faut-il faire pour que le cinéma africain retrouve son lustre d'antan ?
Yao Norbert Ettranny : Si j'avais la réponse à votre question, peut-être que le cinéma africain ne serait pas là aujourd'hui. Nous avons discuté cette année de la réglementation en matière d'audiovisuelle dans les différents pays de l'Uemoa. Parce que lorsqu'on discute avec les professionnels du secteur, ils soulèvent divers problèmes : financement de la production, désorganisation de la profession, mais rarement les gens ont posé le problème de la réglementation. Cela paraît primordial, parce qu'on peut engloutir des milliards dans le cinéma, mais si la réglementation n'est pas mise en place, c'est comme si l'on jetait de l'argent par la fenêtre. Cet argent va atterrir dans le désordre, dans la pagaille, et nous n'aurons pas l'impact souhaité. C'est pourquoi procéder autrement, c'est mettre la charrue avant les bœufs. Il faut asseoir une réglementation même si nous n'avons pas encore une véritable industrie cinématographie. Une fois que les choses seront clairement mises en place, cela peut attirer les investisseurs. Car un homme d'affaires avisé ne mettra pas son argent dans un cadre non réglementé.
Walfadjri : Vous voulez-vous dire que le salut du cinéma africain réside dans l'harmonisation de la réglementation ?
Yao Norbert Ettranny : C'est une des pistes du salut. Nous ne pouvons pas dire qu'il y a une seule voie du salut. Il faut harmoniser parce que prétendre lutter isolément, aucun pays ne peut s'en sortir en matière de culture d'une façon générale et en particulier pour le cinéma. Car, nous n'avons pas les marchés qu'il faut, et même si nous les avons, nous devons nous étendre aux marchés des pays voisins. Nous avons la chance d'être au sein d'une communauté économique qui existe, il faut en profiter. Il faut fédérer les efforts pour créer une synergie et, à travers celle-ci, bénéficier d'une économie d'échelle.
Walfadjri : Ne faudrait-il pas combattre ensemble la piraterie qui empêche cette industrie de décoller ?
Yao Norbert Ettranny : C'est un préalable. Et la façon dont ce phénomène de la piraterie est traité dans nos Etats, atteste de ce que la culture n'est pas une priorité pour nos autorités. Quand les Etats veulent lutter contre la drogue, ils créent une police de lutte contre la drogue, mais dans aucun Etat, des dispositions spéciales ne sont prises pour lutter contre la piraterie. C'est des sociétés d'auteurs qui s'activent pour cela, alors que ce n'est pas leur travail. C'est un problème qui est là, nous essayons d'y faire face parce qu'il existe. C'est parce que nous croyons à la culture que nous devons défendre les intérêts des créateurs. Il y a un manque de volonté politique de la part des dirigeants africains. Dès que l'on parle de culture, tout le monde est frileux ou totalement absent.
Walfadjri : Dans certains pays comme le Sénégal, il existe des Festivals de cinéma comme le Festival des films de quartiers, le Festival Images et vie, etc. Pourquoi ne pas fédérer ces différentes manifestations pour atteindre vos objectifs ?
Yao Norbert Ettranny : Ce serait une très bonne chose. Mais même si nous ne fédérons pas, que nous ayons des contacts. De manière que nous fassions, ne serait-ce qu'une programmation rationnelle. Nous pouvons aussi échanger des informations. C'est tout cela la synergie, créer un réseau d'informations au sein de l'Uemoa. C'est tout cela qui nous manque.
Le cinéma africain bat aujourd'hui de l'aile dans les huit pays de l'Uemoa. Au manque de volonté politique qui en est la cause, le directeur du Centre national des arts et de la culture de Côte d'Ivoire, Yao Norbert Ettranny, ajoute l'absence des investisseurs qui ne sont pas attirés par ce secteur. Dans l'entretien qui suit, le promoteur de ‘Clap Ivoire’ estime que le salut du cinéma africain réside dans une bonne réglementation afin de créer une industrie de cinéma. Mais avant cela, Yao Norbert Ettranny revient sur la sixième édition de ‘Clap Ivoire’ (tenue du 5 au 9 septembre 2006) perturbée par les événements liés aux déchets toxiques.
Dans le meme dossier

*Inexistence d'une industrie cinématographique : La réalité la mieux partagée dans l'espace Uemoa

*Yao Norbert ETTRANNY (Promoteur de Clap Ivoire) : ‘Il faut une bonne réglementation pour sortir le cinéma de la léthargie’

*Réglementation du secteur, politique du cinéma... : Ce que proposent les acteurs

jeudi 13 septembre 2007

Chers festivaliers ; Honorables invités, Mesdames, Messieurs,
Je voudrais exprimer la fierté et l’honneur que je ressens en prenant la parole à l’occasion de cette 7ème édition du Festival CLAP IVOIRE.
Le Président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine vous exprime tous ses remerciements pour cette aimable invitation. Le Président Soumaïla CISSE aurait bien vous voulu participer personnellement à cette cérémonie : la délégation qui le représente ici, atteste de son intérêt pour la culture en général, et pour le cinéma, en particulier.
La Commission de l’UEMOA tient également à exprimer ses félicitations et encouragements aux responsables de CLAP VOIRE pour le courage, la ténacité et la créativité avec lesquels, ils managent cette grande fête du cinéma de l’Union.
Honorables invités, Mesdames, Messieurs,
La culture constitue incontestablement, un vecteur essentiel d’intégration. Les plus vieilles organisations d’intégration mesurent toute la place de la culture dans la réalisation des projets intégrateurs. Ainsi, Jean Monnet, parlant de l'intégration européenne a eu cette formule qui demeure d’actualité : "Si c'était à refaire, je commencerais par la culture". Forte de cette conviction, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a entrepris d’importantes actions afin de concrétiser une politique communautaire des arts et de la culture.
Les pays membres de l’UEMOA ont en effet, adopté, en septembre 2004, un Programme d'actions communes pour la production, la circulation et la conservation de l'image au sein de l'UEMOA. La Commission mène actuellement une étude sur la formation aux métiers de l’image et du son pour la mise en place d’un pôle de formation. Elle participe également à l’organisation, en partenariat avec l’OIF, à travers l’Université Senghor d’Alexandrie, de sessions de formations continues. Elle soutient aussi des événements culturels au niveau des Etats membres de l’Union parmi lesquels, le FESPACO et plus particulièrement le festival « Clap ivoire ». S’agissant de CLAP IVOIRE, la Commission de l’UEMOA en est devenue un partenaire privilégié, à travers 3 Prix pour récompenser et encourager la production cinématographique au sein de notre espace communautaire.
Honorables invités, Mesdames, Messieurs,
La culture se situe au cœur des débats actuels sur l’identité, la cohésion, l’harmonie sociale et le développement durable. L’UEMOA a pris très tôt conscience de cet enjeu et a inscrit la culture dans ses compétences car, avec la mondialisation, il y a une accélération des échanges et une facilitation de la circulation des marchandises, y compris des biens culturels. Nous devons nous convaincre que la culture constitue, aujourd’hui, notre meilleure arme face au torrent de la globalisation des échanges.
Les débats et échanges des présentes assises peuvent orienter les décideurs et les professionnels afin de valoriser les productions culturelles locales et renforcer l’intégration des peuples et des nations. La Commission de l’UEMOA répondra présente pour relever ce noble défi.
M’adressant aux jeunes réalisateurs, je voudrais leur dire qu’ils ont une lourde mission à remplir : celle de valoriser le patrimoine culturel africain. Cette mission se double du devoir de produire des images en phase avec les préoccupations des populations africaines. Submergées par le flot ininterrompu d’images venues d’ailleurs caricaturant et escamotant leur vécu quotidien, nos populations sont désorientées et la jeunesse court le risque permanent d’acculturation.
Nos cinéastes, au nom du devoir de génération, doivent relever, à cet effet, un vaste défi : celui de produire des images faites par les Africains pour les Africains. Le soutien d’institutions comme l’UNESCO, Canal France International et l’OIF est ainsi à saluer.
Le 7ème Art peut, en effet, valablement, en tant que véhicule culturel, défendre la paix, promouvoir la solidarité et stimuler l’intégration, pour une véritable complémentarité entre les peuples.Les jeunes talents de l’espace UEMOA ont déjà prouvé qu’ils sont à la hauteur de cette noble ambition : c’est notre ultime consolation !
C’est sur cette note d’optimisme que je souhaite une belle moisson aux compétiteurs et pleins succès à notre festival !
Je vous remercie de votre aimable attention.
Discours prononcé par M. Alhassane AG MOHAMED au nom du Président de la Commission de l'UEMOA

mercredi 12 septembre 2007

FINALE DU CONCOURS CLAP IVOIRE 2007

Le Bénin décroche le prix spécial du jury
La finale du concours international de courts métrages a connu son épilogue le week-end dernier à l’hôtel ivoire d’Abidjan. C’est l’ivoirienne Fatouma Ouatara qui a remporté le grand prix du concours.
Fatouma Ouatara avec son film, «Affaire d'Etat» et Mahamadou Djigarey et son film «Wass Wong en live» sont respectivement les lauréats des premier et deuxième prix de fiction du concours Clap Ivoire. Les premiers et deuxième prix de la catégorie documentaire ont été décernés au togolais, Kossi Messah Obanikoua pour son documentaire «Les trompettes de Amen» et à l'ivoirien, Charles Aka pour son film «Un village d'animaux, le zoo national d'Abidjan». Le prix spécial du jury est revenu au réalisateur béninois Noupko Christian Whannou, pour son documentaire «Le calebassier». En fin, le grand prix Kodjo Ebouclé de la meilleure oeuvre a été arraché par l'ivoirienne, Fatouma Ouatara et s'élève à un montant de 2 million de Fcfa. Les deux premiers prix dans la catégorie fiction et de documentaire s'élèvent à un million tandis que les second prix sont d'un montant de 400mille Fcfa. Le Bénin s'en est donc tiré avec deux cent mille francs qui représente le prix spécial du jury. La fiction, «Légitime malice» du jeune réalisateur béninois Sourou Rodrigue Ahotondji n'a malheureusement pas été primé au cours de la compétition. Quand on se souvient que l'année dernière, aucun prix n'a été attribué au représentant béninois, on peu donc se poser des questions sur la compétitivité du cinéma béninois au niveau sous régional.
Au cours de la cérémonie de clôture, le samedi dernier, Yao Norbert Etranny,corrdonnateur général de Clap Ivoire à souhaité que les jeunes réalisateurs africains fassent preuve de plus d'ingénuité et de professionnalisme dans la conception de leurs oeuvres. Il propose que les phases de présélections locales soient organisées avec beaucoup plus de rigueur afin de permettre aux candidats désignés pour la finale de refléter le niveau réel du cinéma dans leur pays. Les participants, à travers une motion adressée aux organisateurs du concours ont exprimé toute leur reconnaissance pour l'opportunité qui leur est offerte de se rencontrer et d'échanger. Au cours de la soirée de gala qui a été présidée par Sophie Appiah, directrice de cabinet du ministre de la Culture de Côte d'Ivoire, les participants ont bénéficié chacun d'une attestation de participation. Ainsi, du 4 au 8 septembre 2007, la ville d'Abidjan a été le théâtre de plusieurs manifestations. Les participants au concours ont pris part entre autres à trois ateliers sur les thèmes, « La production cinématographique », « La préparation technique d'un tournage », et «Les ponctuations cinématographiques » animés respectivement par l'expert, Lanciné Kramo Fadika, le réalisateur Kitia Touré et le cinéaste béninois, François Sourou Okioh. Par ailleurs, une table ronde a réuni les directeurs de la cinématographie des pays de l'Uemoa sur le thème, «De l'argentique au numérique, rupture ou compatibilité ». Au terme de cette dernière rencontre, de nombreuses résolutions ont été prises au profit du développement du septième art en Afrique. Franck Raoul PEDRO
Cinéma : FATIM OUATTARA, GRANDE LAURÉATE DE «CLAP IVOIRE» 2007
La 7ème édition du concours de court-métrage destiné aux jeunes cinéastes, dénommé "CLAP IVOIRE" a connu son dénouement dans la soirée du vendredi 7 septembre à l’hôtel communal d’Abidjan Cocody.



















L’Ivoirienne Fatim Ouattara s’est adjugée le grand prix «Kodjo Ebouclé», d’une valeur de 2 millions de francs, avec sa fiction «Affaire d’Etat». Cette production cinématographique, en plus d’être réussie sur le plan de la technique, traite aussi d’un sujet d’actualité.La réalisatrice à travers son œuvre montre comment à travers le dialogue, la paix peut revenir dans un pays en guerre. Ce film aura retenu l’attention du jury, puisqu'en plus d’avoir eu la palme de la meilleure fiction, il s’en est sorti aussi avec le grand prix.Six prix ont été décernés au cours de la cérémonie qui a marqué le clou de cette messe annuelle du cinéma. Dont l'objectif est de former mais surtout de détecter les jeunes talents africains du 7ème art.L'édition 2007 aura mis en compétition de jeunes cinéastes issus de sept pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire.Le jury présidé par Mme Adèle Djédjé, a eu fort à faire pour départager les 14 films en compétition, tant les uns et les autres avaient mis un point d’honneur à réaliser des œuvres de bonne qualité technique doublées de thèmes pertinents.Cette édition de "CLAP IVOIRE" qui a débuté le 5 septembre, a donné lieu à des séances de formation aux métiers du cinéma, mais aussi et surtout à une table ronde sur le thème : «De l’argentique au numérique, une rupture ou une comptabilité».Les cinéastes ont à travers ce thème, réfléchi à fond sur l’industrie cinématographique africaine, qui connaît de réels problèmes de production, de circulation et de conservation de l’image.

Hervé Koutouan koutouan@fratmat.info Collaboration Laure Abou (Stagiaire)