mercredi 30 janvier 2008
Gmail - Alerte Google - clap ivoire 2007
"Le tournage de Barako a duré 7 heures d'horloge." Interview de Glaï Brigitte Princesse Guiboe
vendredi 25 janvier 2008
mardi 22 janvier 2008
Fatim Ouattara : " Le 7 ème art doit vivre, sinon survivre sur le continent africain "Interview réalisée par Raymond Alex Loukou
Pour un coup d'essai, on peut dire que ce fut un coup de maître.
Pour sa première participation à Clap Ivoire, Fatim Ouattara vient de remporter le premier dans la catégorie fiction. Nous avons profité de la cérémonie de proclamation des lauréats nationaux pour lui tendre le micro.
Réseau ivoire: Quel effet ça vous fait d'être déclarée lauréate nationale dans la catégorie fiction de Clap Ivoire 2007 ?Fatim Ouattara: Il y a un sentiment de joie qui m'anime. Je ne m'attendais pas à ça mais j'étais tout de même confiante avant la proclamation des résultats. Maintenant que c'est arrivé, je ne peux qu'être heureuse. Je remercie Dieu pour cela.Etes-vous à votre première participation ?C'est mon premier film en tant que réalisatrice. Sinon j'avais remporté un concours de scénario l'année dernière.Aviez-vous suivi des cours particuliers dans le domaine du cinéma ?Pas du tout. J'ai seulement demandé conseil auprès de personnes qui avaient déjà une expérience en la matière.Comptez-vous persévérer dans cette cette voie ?Evidemment ! ( sourire ) . Je crois que nous le 7ème art doit vivre , sinon survivre sur le continent africain. Les initiatives commes celles de Clap Ivoire sont à multiplier. Ces jeunes talents décélés doivent à mon avis poursuivre sur leur lancée.A qui dédiez-vous ce prix ?( Hésitations )... Je le dédie tout d'abord au Seigneur qui m'a donné l'inspiration nécessaire. Je le dédie également à tous ceux m'ont soutenu moralement et matérielement dans cette aventure cinématographique.
Pour sa première participation à Clap Ivoire, Fatim Ouattara vient de remporter le premier dans la catégorie fiction. Nous avons profité de la cérémonie de proclamation des lauréats nationaux pour lui tendre le micro.Réseau ivoire: Quel effet ça vous fait d'être déclarée lauréate nationale dans la catégorie fiction de Clap Ivoire 2007 ?Fatim Ouattara: Il y a un sentiment de joie qui m'anime. Je ne m'attendais pas à ça mais j'étais tout de même confiante avant la proclamation des résultats. Maintenant que c'est arrivé, je ne peux qu'être heureuse. Je remercie Dieu pour cela.Etes-vous à votre première participation ?C'est mon premier film en tant que réalisatrice. Sinon j'avais remporté un concours de scénario l'année dernière.Aviez-vous suivi des cours particuliers dans le domaine du cinéma ?Pas du tout. J'ai seulement demandé conseil auprès de personnes qui avaient déjà une expérience en la matière.Comptez-vous persévérer dans cette cette voie ?Evidemment ! ( sourire ) . Je crois que nous le 7ème art doit vivre , sinon survivre sur le continent africain. Les initiatives commes celles de Clap Ivoire sont à multiplier. Ces jeunes talents décélés doivent à mon avis poursuivre sur leur lancée.A qui dédiez-vous ce prix ?( Hésitations )... Je le dédie tout d'abord au Seigneur qui m'a donné l'inspiration nécessaire. Je le dédie également à tous ceux m'ont soutenu moralement et matérielement dans cette aventure cinématographique.
Togo : 4ème édition du Festival International du Film Vidéo de Lomé (FIFIVIL 2007)
La 4ème édition du Festival International du Film Vidéo de Lomé (FIFIVIL 2007) a été ouverte le 28 septembre 2007 au Centre culturel allemand "Goethe Institut" de Lomé en présence du directeur dudit centre, M. Hervig Kempf, de représentants du gouvernements, d'organismes internationaux, de partenaires, d'une foule de professionnels du cinéma et de l'audiovisuel et de cinéphiles.Pour cette cérémonie inaugurale du FIFIVIL 2007, deux films court métrage ont été projetés : Affaire d'État de la réalisatrice ivoirienne Fatim Ouattara, et Le prix du voyage du réalisateur togolais, Claver Gadji.La cérémonie d'ouverture a été présidée par M. Georges Agbada, Conseiller du ministère de la culture représentant son ministre de tutelle. Selon celui-ci, "le développement des moyens de production numérique et de la diffusion des œuvres sur le même support offrent aux cinéastes africains une excellente opportunité. Ils peuvent produire à des coûts réduits et à un temps record des œuvres originales, reflet de leur identité culturelle…". Le représentant du Ministre de la culture a dans cette optique invité les cinéastes africains à "s'inscrire dans la perspective des nouvelles technologies pour échapper à la paupérisation grandissante des créateurs, des producteurs et des diffuseurs de films liés entre autres à la fermeture de la plupart des salles de cinéma dans les pays de la sous région".Pour M. Ekoue Djenou Kouegan, Directeur National de la Cinématographie, Président du FIFIVIL, "avec le support vidéo, nous avons la possibilité de montrer nos images, de raconter notre histoire…"Le Centre culturel allemand par la voix de M. Séraphin Adjogah, Assistant de programme, représentant du directeur, a salué cette 4ème édition du FIFIVIL que le Goethe Institut accueille depuis ses débuts. Il a rappelé quelques unes des initiatives dudit centre telles que les rencontres d'échange et de formation avec des professionnels et des amoureux du 7ème art, à l'instar du programme dénommé "Prix jeunesse", "Killing Africa Healing Africa" et très prochainement "Mini input".Il faut signaler que les différentes allocutions à l'occasion de l'ouverture officielle du Festival ont été entrecoupées par des intermèdes musicales animées par plusieurs artistes togolais de la chanson.Cette année, FIFIVIL a programmé la projection de plus d'une trentaine de films en provenance d'une dizaine de pays d'Afrique au nombre desquels le Togo, d'Allemagne et de Chine, dont la plupart sont en compétition. Huit (8) prix sont en jeu dont le plus prestigieux, l'"Epervier d'or", sera décerné au film le plus méritant pendant la cérémonie de clôture prévue pour le 05 octobre prochain au Goethe Institut de Lomé. Outre les projections de film de tout genre, qui auront lieu au Goethe Institut et à l'Hôtel Solisso sis à Agoènyivé une banlieue de Lomé, des ateliers, des conférences-débats et des rencontres entre professionnels de cinéma et de la vidéo.
Charles AyetanJournal Présence ChrétienneTogo
La 4ème édition du Festival International du Film Vidéo de Lomé (FIFIVIL 2007) a été ouverte le 28 septembre 2007 au Centre culturel allemand "Goethe Institut" de Lomé en présence du directeur dudit centre, M. Hervig Kempf, de représentants du gouvernements, d'organismes internationaux, de partenaires, d'une foule de professionnels du cinéma et de l'audiovisuel et de cinéphiles.Pour cette cérémonie inaugurale du FIFIVIL 2007, deux films court métrage ont été projetés : Affaire d'État de la réalisatrice ivoirienne Fatim Ouattara, et Le prix du voyage du réalisateur togolais, Claver Gadji.La cérémonie d'ouverture a été présidée par M. Georges Agbada, Conseiller du ministère de la culture représentant son ministre de tutelle. Selon celui-ci, "le développement des moyens de production numérique et de la diffusion des œuvres sur le même support offrent aux cinéastes africains une excellente opportunité. Ils peuvent produire à des coûts réduits et à un temps record des œuvres originales, reflet de leur identité culturelle…". Le représentant du Ministre de la culture a dans cette optique invité les cinéastes africains à "s'inscrire dans la perspective des nouvelles technologies pour échapper à la paupérisation grandissante des créateurs, des producteurs et des diffuseurs de films liés entre autres à la fermeture de la plupart des salles de cinéma dans les pays de la sous région".Pour M. Ekoue Djenou Kouegan, Directeur National de la Cinématographie, Président du FIFIVIL, "avec le support vidéo, nous avons la possibilité de montrer nos images, de raconter notre histoire…"Le Centre culturel allemand par la voix de M. Séraphin Adjogah, Assistant de programme, représentant du directeur, a salué cette 4ème édition du FIFIVIL que le Goethe Institut accueille depuis ses débuts. Il a rappelé quelques unes des initiatives dudit centre telles que les rencontres d'échange et de formation avec des professionnels et des amoureux du 7ème art, à l'instar du programme dénommé "Prix jeunesse", "Killing Africa Healing Africa" et très prochainement "Mini input".Il faut signaler que les différentes allocutions à l'occasion de l'ouverture officielle du Festival ont été entrecoupées par des intermèdes musicales animées par plusieurs artistes togolais de la chanson.Cette année, FIFIVIL a programmé la projection de plus d'une trentaine de films en provenance d'une dizaine de pays d'Afrique au nombre desquels le Togo, d'Allemagne et de Chine, dont la plupart sont en compétition. Huit (8) prix sont en jeu dont le plus prestigieux, l'"Epervier d'or", sera décerné au film le plus méritant pendant la cérémonie de clôture prévue pour le 05 octobre prochain au Goethe Institut de Lomé. Outre les projections de film de tout genre, qui auront lieu au Goethe Institut et à l'Hôtel Solisso sis à Agoènyivé une banlieue de Lomé, des ateliers, des conférences-débats et des rencontres entre professionnels de cinéma et de la vidéo.
Charles AyetanJournal Présence ChrétienneTogo
Clap Ivoire 2007 : sept pays, sept fictions, sept documentaires pour le 7ème art de l’UEMOA
La 7ème édition de clap Ivoire, festival annuel de courts métrages vidéo amateur, s’est déroulée du 04 au 08 septembre 2007 à l’hôtel Ivoire. A son programme, la compétition officielle, une table ronde autour de la problématique de
l’argentique face à la révolution numérique, des ateliers de formation à l’intention des lauréats et de résidents. Le Grand «Prix Kodjo Ebouclé» a été décerné au film « Affaire d’Etat » de l’ivoirienne Fatoumata Ouattara.
Clap Ivoire 2007 a vu doubler, dans sa compétition, le nombre de jeunes réalisateurs amateurs ressortissant des pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest-UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo).
Ce doublement traduit le renforcement du soutien croissant de l’UEMOA à cette manifestation qui suscite de plus en plus l’engouement des réalisateurs en herbe des huit pays membres. Cadre révélateur de futurs talents, Clap Ivoire offre également aux amateurs et débutants les rudiments du 7ème art à travers des ateliers et aux lauréats du grand prix l’opportunité de réaliser leur rêve.
La compétition 2007
La fin du mélange de genres par l’ouverture d’une catégorie documentaire aura permis de comparer ce qui est comparable, de satisfaire quelque peu à la demande croissante de participation d’une jeunesse happée par la passion de faire du cinéma. En l’absence de la Guinée-Bissau, la symbolique du chiffre sept de l’espoir s’est affichée à ce 7ème Clap Ivoire : sept pays, sept fictions, sept documentaires en compétition, deux œuvres par pays, une fiction et un documentaire. Deux films burkinabè étaient en lice : « Bamako, un empire de thé », documentaire de Dramane Kaboré et « Ouaga, sans char » une fiction de Sawadogo Mamadou.Le jury international présidé par la directrice de la 1ère chaîne de la Radio télévision ivoirienne (RTI), Mme Adèle Djédjé, a noté qu’il n’a pas eu la tâche facile pour départager les œuvres au regard de la qualité des sujets traités par les quatorze jeunes réalisateurs. Il a proclamé le palmarès suivant :
catégories fictions 1er prix : Affaire d’Etat de Mlle Fatoumata Ouattara (Côte d’Ivoire)
2ème prix : Honorable député de Siradji Mahaman Bakabé (Niger)
Catégories documentaires
1er prix – Les Trompettes de AMEN – Messah Kossi Obanikoua (Togo)
2ème prix : Un Village d’Animaux : le zoo d’Abidjan- Charles Aka – (Côte d’Ivoire)
Le grand prix de clap Ivoire dénommé « Prix Kodjo Ebouclé », en hommage à ce grand comédien ivoirien disparu en 1999, a été attribué à « Affaire d’Etat ». Ce film traite de réconciliation entre un chef d’Etat d’un pays africain et sa rébellion par la médiation d’enfants porteurs de paix.
La quête du savoir faire
Les responsables de Clap Ivoire ont inscrit au cœur de leur programme des ateliers de formation en vue d’initier les
débutants à l’a, b, c, de la réalisation et des autres métiers du 7ème art.Aux quatorze lauréats nationaux se sont joints de nombreux résidents assoiffés d’en apprendre plus sur le cinéma. Ils ont fort apprécié les causeries vivantes des réalisateurs Fadika Kramo Lanciné, Kitia Touré de Côte d’Ivoire et François Sourou Okioh du Bénin. Puisant dans leurs riches et fastidieuses expériences, ils ont apporté leurs éclairages respectivement sur la production cinématographique, la préparation technique d’un tournage et les ponctuations cinématographiques.Les ateliers constituent une réponse ponctuelle trop brève de l’avis des participants qui mesurent l’ampleur de leurs méconnaissances. Le brassage en lui-même est formateur par les débats qu’ils ont eux-mêmes menés autour de leur film, le partage des péripéties de leur production. L’idéal d’intégration ferait un grand pas si ces jeunes entremêlent les leurs pour faire bouger les structures nationales et se donner la main. Clap Ivoire : Une double spécificité.
Les responsables de Clap Ivoire ont déjà acquis les faveurs de diffusion des films lauréats par la RTI. Dans les limites de leurs moyens, ils ont déjà aidé des lauréats à parachever leur film ou encore à accéder à la formation de leur choix. Ces actes volontaristes sont à saluer et, pour plus de portée, gagneraient à être replacés dans le cadre régional dans des formules idoines qu’imagineront les structures nationales.Clap Ivoire réunit une double spécificité. Il tient par le rêve des jeunes réalisateurs d’être présents à Abidjan un rôle de catalyseur de la créativité de la jeunesse ouest-africaine et de révélateur de nouveaux talents à accompagner. Il tend également à devenir le carrefour de rencontres des directeurs des cinématographies des huit pays qui forment l’UEMOA. Au moins une fois par an depuis 2004, ils prennent place autour d’une même table de travail pour faire un pano des états de lieux et se donner des objectifs de viabilisation de ce vaste espace sinistré de 3,900 millions km2 peuplé par près de 82 millions de consommateurs sevrés de leurs images.Etablir des axes solides.
Après avoir planché en 2004 sur « Cinéma et nouvelles technologies de l’information et de la communication en Afrique », en 2005 sur « Quel cinéma africain pour quelle diffusion ? », les directeurs des cinématographies de l’UEMOA étaient invités à réfléchir sur la problématique « De l’Argentique au numérique, rupture ou compatibilité ».Un sujet qui ne finit pas d’être le champ de bataille entre traditionalistes et modernistes. Heureusement, l’on n’a pas assisté à une guerre des tranchées. L’exposant du thème et principal animateur, le réalisateur-producteur burkinabè, Pierre Rouamba, a par une démarche méthodologique à partir de l’analyse comparative de budgets de production, démontrer les points communs, les allègements économiques et les nouvelles possibilités technologiques qu’offrent le numérique.Il est ressorti des débats fructueux que l’on ne trouve pas forcément face à un choix cornélien, le couteau sur la gorge, mais devant deux possibilités de production dont la cohabitation et l’exploitation judicieuse font appel au génie propre des cinéastes et à la hauteur de leur budget réel de production. Les acquis artistiques et professionnels des expériences vécues jusqu’ici dans l’exercice de l’argentique ne sont pas à reléguer dans un passé révolu mais sont plutôt à capitaliser pour une meilleure maîtrise du numérique.Les directeurs des cinématographies de l’UEMOA ont aussi saisi l’opportunité pour échanger autour des problèmes divers et s’accorder sur les voies et moyens de la synergie qu’ils doivent développer en réseau pour les résoudre au plan régional, dans l’espace UEMOA. La présence à cette rencontre des responsables en charge de la culture et du cinéma de l’UEMOA, du chargé de la télévision de l’Organisation internationale de la Francophonie et d’un chargé de missions de la direction de Canal France International a fort enrichi les échanges. Partenaires importants, leur onction aux prises de décisions futures peut augurer des appuis éventuels de leur institution.La synthèse des résultats de la table ronde est contenue dans cinq recommandations qui ont trait à :- l’intensification de la formation et la remise à niveau des professionnels du 7e art,- l’instauration d’un cadre de concertation entre les structures publiques et privées de l’espace UEMOA.- la mise en place de mécanismes structurant de financement au niveau national et régional,- la mise en place d’un réseau des administrations en charge ducinéma et de l’audiovisuel,- la dotation à l’institution de l’administration en charge du cinéma et de l’audiovisuel, au niveau de chaque pays, de moyens nécessaires à la mise en place et à la réussite de la politique cinématographique définie.Les recommandations et résolutions sur le cinéma africain peuvent tapisser plusieurs fois la surface du continent ! Les participants ont senti la nécessité d’instaurer un instrument de suivi à deux principaux niveaux : l’harmonisation des politiques et stratégies de développement des industries de l’image dans les pays de l’UEMOA et le domaine de la coopération avec les partenaires techniques et financiers tels que l’UEMOA, l’Union africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Union européenne.La mise en place d’un réseau des responsables en charge du cinéma et de l’audiovisuel de l’espace UEMOA vise la concrétisation progressive des bonnes intentions.Au niveau de l’UEMOA, en rapport avec la recommandation 1, l’étude de faisabilité sur la formation est bouclée. Le programme sera bientôt soumis aux ministres. L’harmonisation des législations a fait l’objet d’un appel d’offres aux cabinets de l’espace pour l’élaboration de trois textes communautaires obligatoirement imposables aux Etats membres. L’étude d’un véritable budget propre au financement structure du cinéma et de l’audiovisuel est inscrite en bonne place dans le planning de l’UEMOA.Clap Ivoire n’est assurément pas un festival qui vient parasiter d’autres. Le grand défi que ces responsables ont à relever est de mieux l’organiser, le populariser à la dimension d’une fête de la jeunesse et impliquer davantage les professionnels.Le 8e Clap Ivoire 2008 sera certainement le rendez-vous des huit Etats de l’UEMOA avec plus de lauréats à la grande finale d’Abidjan.
Emmanuel SAMA Journaliste –Critique de cinéma CNC-Burkina Faso
La 7ème édition de clap Ivoire, festival annuel de courts métrages vidéo amateur, s’est déroulée du 04 au 08 septembre 2007 à l’hôtel Ivoire. A son programme, la compétition officielle, une table ronde autour de la problématique de
l’argentique face à la révolution numérique, des ateliers de formation à l’intention des lauréats et de résidents. Le Grand «Prix Kodjo Ebouclé» a été décerné au film « Affaire d’Etat » de l’ivoirienne Fatoumata Ouattara.Clap Ivoire 2007 a vu doubler, dans sa compétition, le nombre de jeunes réalisateurs amateurs ressortissant des pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest-UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo).
Ce doublement traduit le renforcement du soutien croissant de l’UEMOA à cette manifestation qui suscite de plus en plus l’engouement des réalisateurs en herbe des huit pays membres. Cadre révélateur de futurs talents, Clap Ivoire offre également aux amateurs et débutants les rudiments du 7ème art à travers des ateliers et aux lauréats du grand prix l’opportunité de réaliser leur rêve.
La compétition 2007
La fin du mélange de genres par l’ouverture d’une catégorie documentaire aura permis de comparer ce qui est comparable, de satisfaire quelque peu à la demande croissante de participation d’une jeunesse happée par la passion de faire du cinéma. En l’absence de la Guinée-Bissau, la symbolique du chiffre sept de l’espoir s’est affichée à ce 7ème Clap Ivoire : sept pays, sept fictions, sept documentaires en compétition, deux œuvres par pays, une fiction et un documentaire. Deux films burkinabè étaient en lice : « Bamako, un empire de thé », documentaire de Dramane Kaboré et « Ouaga, sans char » une fiction de Sawadogo Mamadou.Le jury international présidé par la directrice de la 1ère chaîne de la Radio télévision ivoirienne (RTI), Mme Adèle Djédjé, a noté qu’il n’a pas eu la tâche facile pour départager les œuvres au regard de la qualité des sujets traités par les quatorze jeunes réalisateurs. Il a proclamé le palmarès suivant :
catégories fictions 1er prix : Affaire d’Etat de Mlle Fatoumata Ouattara (Côte d’Ivoire)
2ème prix : Honorable député de Siradji Mahaman Bakabé (Niger)
Catégories documentaires
1er prix – Les Trompettes de AMEN – Messah Kossi Obanikoua (Togo)
2ème prix : Un Village d’Animaux : le zoo d’Abidjan- Charles Aka – (Côte d’Ivoire)
Le grand prix de clap Ivoire dénommé « Prix Kodjo Ebouclé », en hommage à ce grand comédien ivoirien disparu en 1999, a été attribué à « Affaire d’Etat ». Ce film traite de réconciliation entre un chef d’Etat d’un pays africain et sa rébellion par la médiation d’enfants porteurs de paix.
La quête du savoir faire
Les responsables de Clap Ivoire ont inscrit au cœur de leur programme des ateliers de formation en vue d’initier les
débutants à l’a, b, c, de la réalisation et des autres métiers du 7ème art.Aux quatorze lauréats nationaux se sont joints de nombreux résidents assoiffés d’en apprendre plus sur le cinéma. Ils ont fort apprécié les causeries vivantes des réalisateurs Fadika Kramo Lanciné, Kitia Touré de Côte d’Ivoire et François Sourou Okioh du Bénin. Puisant dans leurs riches et fastidieuses expériences, ils ont apporté leurs éclairages respectivement sur la production cinématographique, la préparation technique d’un tournage et les ponctuations cinématographiques.Les ateliers constituent une réponse ponctuelle trop brève de l’avis des participants qui mesurent l’ampleur de leurs méconnaissances. Le brassage en lui-même est formateur par les débats qu’ils ont eux-mêmes menés autour de leur film, le partage des péripéties de leur production. L’idéal d’intégration ferait un grand pas si ces jeunes entremêlent les leurs pour faire bouger les structures nationales et se donner la main. Clap Ivoire : Une double spécificité.Les responsables de Clap Ivoire ont déjà acquis les faveurs de diffusion des films lauréats par la RTI. Dans les limites de leurs moyens, ils ont déjà aidé des lauréats à parachever leur film ou encore à accéder à la formation de leur choix. Ces actes volontaristes sont à saluer et, pour plus de portée, gagneraient à être replacés dans le cadre régional dans des formules idoines qu’imagineront les structures nationales.Clap Ivoire réunit une double spécificité. Il tient par le rêve des jeunes réalisateurs d’être présents à Abidjan un rôle de catalyseur de la créativité de la jeunesse ouest-africaine et de révélateur de nouveaux talents à accompagner. Il tend également à devenir le carrefour de rencontres des directeurs des cinématographies des huit pays qui forment l’UEMOA. Au moins une fois par an depuis 2004, ils prennent place autour d’une même table de travail pour faire un pano des états de lieux et se donner des objectifs de viabilisation de ce vaste espace sinistré de 3,900 millions km2 peuplé par près de 82 millions de consommateurs sevrés de leurs images.Etablir des axes solides.
Après avoir planché en 2004 sur « Cinéma et nouvelles technologies de l’information et de la communication en Afrique », en 2005 sur « Quel cinéma africain pour quelle diffusion ? », les directeurs des cinématographies de l’UEMOA étaient invités à réfléchir sur la problématique « De l’Argentique au numérique, rupture ou compatibilité ».Un sujet qui ne finit pas d’être le champ de bataille entre traditionalistes et modernistes. Heureusement, l’on n’a pas assisté à une guerre des tranchées. L’exposant du thème et principal animateur, le réalisateur-producteur burkinabè, Pierre Rouamba, a par une démarche méthodologique à partir de l’analyse comparative de budgets de production, démontrer les points communs, les allègements économiques et les nouvelles possibilités technologiques qu’offrent le numérique.Il est ressorti des débats fructueux que l’on ne trouve pas forcément face à un choix cornélien, le couteau sur la gorge, mais devant deux possibilités de production dont la cohabitation et l’exploitation judicieuse font appel au génie propre des cinéastes et à la hauteur de leur budget réel de production. Les acquis artistiques et professionnels des expériences vécues jusqu’ici dans l’exercice de l’argentique ne sont pas à reléguer dans un passé révolu mais sont plutôt à capitaliser pour une meilleure maîtrise du numérique.Les directeurs des cinématographies de l’UEMOA ont aussi saisi l’opportunité pour échanger autour des problèmes divers et s’accorder sur les voies et moyens de la synergie qu’ils doivent développer en réseau pour les résoudre au plan régional, dans l’espace UEMOA. La présence à cette rencontre des responsables en charge de la culture et du cinéma de l’UEMOA, du chargé de la télévision de l’Organisation internationale de la Francophonie et d’un chargé de missions de la direction de Canal France International a fort enrichi les échanges. Partenaires importants, leur onction aux prises de décisions futures peut augurer des appuis éventuels de leur institution.La synthèse des résultats de la table ronde est contenue dans cinq recommandations qui ont trait à :- l’intensification de la formation et la remise à niveau des professionnels du 7e art,- l’instauration d’un cadre de concertation entre les structures publiques et privées de l’espace UEMOA.- la mise en place de mécanismes structurant de financement au niveau national et régional,- la mise en place d’un réseau des administrations en charge ducinéma et de l’audiovisuel,- la dotation à l’institution de l’administration en charge du cinéma et de l’audiovisuel, au niveau de chaque pays, de moyens nécessaires à la mise en place et à la réussite de la politique cinématographique définie.Les recommandations et résolutions sur le cinéma africain peuvent tapisser plusieurs fois la surface du continent ! Les participants ont senti la nécessité d’instaurer un instrument de suivi à deux principaux niveaux : l’harmonisation des politiques et stratégies de développement des industries de l’image dans les pays de l’UEMOA et le domaine de la coopération avec les partenaires techniques et financiers tels que l’UEMOA, l’Union africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Union européenne.La mise en place d’un réseau des responsables en charge du cinéma et de l’audiovisuel de l’espace UEMOA vise la concrétisation progressive des bonnes intentions.Au niveau de l’UEMOA, en rapport avec la recommandation 1, l’étude de faisabilité sur la formation est bouclée. Le programme sera bientôt soumis aux ministres. L’harmonisation des législations a fait l’objet d’un appel d’offres aux cabinets de l’espace pour l’élaboration de trois textes communautaires obligatoirement imposables aux Etats membres. L’étude d’un véritable budget propre au financement structure du cinéma et de l’audiovisuel est inscrite en bonne place dans le planning de l’UEMOA.Clap Ivoire n’est assurément pas un festival qui vient parasiter d’autres. Le grand défi que ces responsables ont à relever est de mieux l’organiser, le populariser à la dimension d’une fête de la jeunesse et impliquer davantage les professionnels.Le 8e Clap Ivoire 2008 sera certainement le rendez-vous des huit Etats de l’UEMOA avec plus de lauréats à la grande finale d’Abidjan.
Emmanuel SAMA Journaliste –Critique de cinéma CNC-Burkina Faso
mercredi 14 novembre 2007
BILAN CLAP 2007
Yao Norbert Etranny: " Nous avons eu cette année affaire à des réalisations de bonne qualité ... nous sommes satisfaits "
M. Yao Norbert Etranny Clap ivoire 2007 a pris fin avec la victoire de l'ivoirienne Ouattara Fatoumata pour son film " Affaire d'Etat ". Nous avons rencontré M. Yao Norbert Etranny, le coordinateur général de ce concours-festival pour dresser le bilan de cette manifestation.
Rezoivoire.net: Monsieur le coordinateur général, quel bilan pouvez-vous dresser concernant l'édition qui vient de s'achever ?M. Yao Norbert Etranny: Bilan ! c'est un mot trop lourd. Disons que sur les 8 pays que compte l'UEMOA, seul la Guinée Bissau n'a pas pu faire le déplacement pour des raisons de communication extrêmement difficiles entre Abidjan et Bissau. 7 sur 8, je crois que c'est une bonne moyenne. Au niveau des candidats, au lieu d'un candidat par pays, nous sommes passés à l'étape de deux par pays. Cela fait 14 candidats sur 16. Déjà à ce niveau, c'est une satisfaction. Au niveau des activités qui tournent du concours à savoir les ateliers et la table-ronde, nous avons réfusé du monde ( 50 personnes par ateliers ) alors qu'il avait plus de 100 demandes par ateliers. Au vu de ces chiffres, je pense que nous sommes globalement satisfaits même si rien n'est parfait.
Interview réalisée par Raymond Alex Loukou
M. Yao Norbert Etranny Clap ivoire 2007 a pris fin avec la victoire de l'ivoirienne Ouattara Fatoumata pour son film " Affaire d'Etat ". Nous avons rencontré M. Yao Norbert Etranny, le coordinateur général de ce concours-festival pour dresser le bilan de cette manifestation.Rezoivoire.net: Monsieur le coordinateur général, quel bilan pouvez-vous dresser concernant l'édition qui vient de s'achever ?M. Yao Norbert Etranny: Bilan ! c'est un mot trop lourd. Disons que sur les 8 pays que compte l'UEMOA, seul la Guinée Bissau n'a pas pu faire le déplacement pour des raisons de communication extrêmement difficiles entre Abidjan et Bissau. 7 sur 8, je crois que c'est une bonne moyenne. Au niveau des candidats, au lieu d'un candidat par pays, nous sommes passés à l'étape de deux par pays. Cela fait 14 candidats sur 16. Déjà à ce niveau, c'est une satisfaction. Au niveau des activités qui tournent du concours à savoir les ateliers et la table-ronde, nous avons réfusé du monde ( 50 personnes par ateliers ) alors qu'il avait plus de 100 demandes par ateliers. Au vu de ces chiffres, je pense que nous sommes globalement satisfaits même si rien n'est parfait.
Ca fait deux années consécutives que la Côte d'Ivoire remporte le Grand Prix.
Comment expliquez-vous cette performance ?
Comment expliquez-vous cette performance ?Je n'ai pas d'explication particulière. Chaque année, nous essayons de donner les rudiments du métier à nos jeunes réalisateurs. C'est d'ailleurs le sens de l'atelier. Cette année, nous avons demandé aux structures privées de production audi-visuelle de soutenir les jeunes candidats. C'est ce qui explique la qualité des productions. C 'est vrai que souventes fois, les candidats malheureux pensent que les candidatures ivoiriennes sont favorisées alors que rien qu'à voir la composition du jury, on se compte que cen'est pas si évident.
Nous avons pu constaté nous-mêmes que les films présentés étaient de bonne qualité. Est-ce à dire que vos ateliers de formations ont été payants ?
Nous avons pu constaté nous-mêmes que les films présentés étaient de bonne qualité. Est-ce à dire que vos ateliers de formations ont été payants ?
Je pense que oui. Non seulement ces ateliers ont porté leurss fruits mais je redis également que l'implication des structures privées de production audio-visuelle a bonifié les films. Les autres années, les candidats se débrouillaient. Je pense que si les jeunes n'ont plus de soucis techniques, ils peuvent aisement se consacrer à l'écriture.
Pour cette édition, il n'y a pas eu beaucoup de prix spéciaux. A quoi cela est dû ?
Cela est dû peut-être au fait que les années précédentes, tous les genres étaient confondus. Cette année, nous avons séparé les prix. Il y a un prix pour le documentaire et un autre pour la fiction et comme les moyens ce n'est pas ce que nous avons de plus au niveau de la culture il est clair que les prix ont été répartis selon les genres et selon les moyens dont nous disposions. Peut-être qu 'avec plus de moyens, on aurait instituer plusieurs prix spéciaux pour récompenser le meilleur acteur, le meilleur son, le le meilleur caméraman..
Malgré le battage médiatique, on s'est rendu compte que le public n'a pas répondu à l'appel. Il y a t-il une explication à cela ?
Effectivement ! c'est une remarque pertinente. Au niveau interne, nous sommes en train de préparer une rencontre pour tirer toutes les conséquences de cette désaffection du public. Je crois personnellement que c'est un problème d'organisation interne. Le battage médiatique ça ne suffit pas. A travers ce battage, il faut savoir ce qu'on vise. Si c'est juste pour parler de l'évènement, c'est réussi mais si c'est pour en parler pour faire venir le public ou des annonceurs, ça été un fiasco. Même à la cérémonie d'ouverture, il fallait être un initié pour savoir qu'il y avait une manifestation cinématographique qui plus est est un évènement sous-regional.
Beaucoup de participants ont souhaité que Clap Ivoire dépasse les frontières de l'UEMOA. Partagez-vous leur opinion ?
Si on devrait écouter nos coeurs, je pense que c'est à toute l'Afrique que nous devrions l'étendre. Mais en même temps, il faut être réaliste. Je parlais tantôt d'un probleme de moyens. Déjà au niveau de l'UEMOA ce n'est pas si facile. Tous les participants qui arrivent sont à la charge du comité d'organisation ( séjour, billet ). Par contre,si nous sommes sponsorisés par de grandes entreprises qui ont des ambitions sous-régionales, je crois que Clap Ivoire peut-être une belle tribune pour la promotion de ces entreprises. Si nous avons un bon sponsor qui est prêt à nous accompagner dans la sous-région, il n'y a pas de raison que nous allions au-delà de l'UEMOA.
Pouvez-vous nous donner les grands traits de ce qui est ressorti de la table-ronde ?
Je rappele que le thème de cette table-ronde était : de l'argentique au numérique. Rupture ou compatibilité ? C'est un thème qui a été proposé par moi-même. Ayant suivi des discussions entre des réalisateurs sur ce sujet, j'ai trouvé qu'il était opportun qu'on en débatte publiquement. Les positions semblaient tranchées au départ mais au terme des débats, on s'est rendu compte que ces positions tranchées ne se justifaient pas étant entendu que numérique et argentique doivent s'entretenir de façon complémentaire.C'est ce qui a été retenu de façon fondamentale. Il faut vivre son époque. Nous autres pays sous développés, pensons que le numérique est une bouffée d'oxygène. Cela permet de ramener les budgets de réalisations à des proportions plus humaines.
Je suppose que vous préparez déjà la prochaine édition...
On y pense déjà. Certains collègues des autres pays ont exprimé les difficultés qu'ils avaient à organiser les sélections nationales. Nous sommes en train de voir si c'est possible d'envoyer des missions là-bas pour assister à ces sélections. Nous pensons déjà à l'édition 2008 avec tout ce que cela comporte comme souci.
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