allAfrica.com: Bénin: Concours Clap Ivoire 2009 - Les représentants du Bénin sont connus
Franck Raoul PEDRO
10 Août 2009
Le documentaire «Gahoussi, le mariage parfait » de Lionel Ulrich Doyigbe et la fiction «A qui le tour» de Samson Adjaho sont les deux films qui représenteront le Bénin à la 9e édition du Concours Clap Ivoire prévue du 03 au 06 septembre prochain à Abidjan.
Dans le cadre de la participation du Bénin à la neuvième édition du concours Clap Ivoire, une compétition nationale avait été lancée à l'intention de jeunes réalisateur béninois afin de designer par un jury, les représentants du Bénin dans les domaines de la fiction et du film documentaire. Selon Akambi Akala, Directeur de la cinématographie et Président du jury ayant examiné les dossiers de candidature, sur un total de sept films documentaires enregistrés, c'est, «Gahoussi, le mariage parfait » de Lionel Ulrich Doyigbe qui a eu le plus de mérite. Il en a été de même pour la fiction, « A qui le tour » de Samson Adjaho qui a su tirer son épingle du jeu parmi trois films en compétition. «Gahoussi, le mariage parfait », est l'histoire de Marie Constance Egbo-Glélé, une femme exceptionnelle. Diplômée supérieure en journalisme option télévision, cette dame a présenté le tout premier journal télévisé du Dahomey. Pendant trente années, elle a servi l'Office de Radio et Télévision du Bénin jusqu'à la retraite. Consacrée, reine à la cour royale d'Abomey depuis 1995, elle occupe jusqu'à nos jours le trône de la deuxième fille du roi Glélé, de sa quatrième descendance.
Ainsi, depuis environ une quinzaine d'année, cette femme emblématique vit à cheval sur Abomey et Cotonou, à cause des responsabilités aussi bien intellectuelles et socio-culturelles qui lui incombent de chaque côté. Reine prêtresse, dont l'existence est le symbole d'un parfait mariage entre la tradition et le modernisme, le réalisateur, Lionel Ulrich Doyigbe braque les projecteurs sur une femme de caractère, une amazone de la lignée de Glèlè. Fermeté, dignité, rigueur, travail, respect sont les différents mots qui caractérisent cette femme dont l'histoire est exemplaire. Dans la fiction, «A qui le tour», de Samson Adjaho, il s'agit de Sandy, une belle jeune fille, la vingtaine environ. Elle est malade du coeur et vient d'apprendre que son père lui aussi gravement malade, est admis d'urgence au service de la réanimation pour des soins intensifs.
C'est la descente aux enfers pour Sandy dont la vie prend une tournure dramatique. Plusieurs événements malheureux et insoupçonnables se succèdent dans la vie de cette jeune fille pratiquement sans défense ni boussole. L'histoire est pathétique et véhicule des messages forts pour la jeune génération. Ces deux lauréats du Bénin à l'édition 2009 du concours Clap Ivoire 2009, proviennent de l'Institut Supérieur des Métiers de l'Audiovisuel du Bénin (Isma). Initié par le Centre National des Arts et de la Culture (CNAC) d'Abidjan afin de préparer la relève du cinéma africain, le concours Clap Ivoire qui prend souvent l'allure d'un festival propose chaque année un programme de formation en cinéma et en audiovisuel. Pour Acho Weyer, chef du service Production et Diffusion au CNAC, l'objectif de la manifestation est de mettre au service des amateurs et débutants un outil de formation afin de renforcer leurs connaissances en matière de production.
Espace d'expression pour futurs cinéastes
Au début, ce festival est resté pendant trois ans, strictement ivoirien, mais depuis l'édition 2004, les organisateurs ont décidé de l'élargir à des pays de l'espace UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine), du Conseil de l'Entente, ainsi qu'à des fabricants et distributeurs de matériel cinématographique et audiovisuel. Ainsi, dans chaque pays, est organisé un concours destiné à sélectionner les oeuvres habiletées à représenter chaque pays admis à la compétition. Cet élargissement répond au souci de la Côte d'Ivoire de promouvoir l'intégration culturelle sous-régionale et de mettre à la disposition des cinéastes en herbe un espace d'expression et de formation. L'évènement se déroule souvent au Café-Théâtre de Treichville (quartier d'Abidjan), un espace à ciel ouvert de cinq cents places.
Au programme, des rencontres professionnelles, des projections de films et des expos d'affiches et de matériel audiovisuel. Plusieurs ateliers animés par des experts (scénaristes, cinéastes, ingénieurs en informatique) permettent aux participants d'acquérir des connaissances qui leur sont nécessaires dans leur vie professionnelle. Les films en compétition sont soumis à un jury et les lauréats reçoivent un Grand prix dénommé Kodjo Ebouclé et plusieurs autres prix qui récompensent l'originalité, la meilleure image et le meilleur son. En dehors des films amateurs, des réalisations de cinéastes africains de renommée sont projetées au Café-Théâtre de Treichville. Ce concours de vidéos pour débutants et amateurs est organisé sous l'égide du ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie.
Cette année encore, les participants à ce festival prendront part à plusieurs activités dont, un atelier sur le thème «Création du film, du scénario au montage » et une conférence sur le thème : «Diversité culturelle et production audiovisuelle, ou comment produire plus et mieux» présidée par Charlemagne Coffi de l'Organisation internationale de la francophonie. Il y aura également une table ronde sur «Etat du cinéma dans l'espace Uemoa, production, distribution et exploitation». Le directeur de la cinématographie du Bénin, Akambi Akala, sera le modérateur de cette table ronde, très attendue, et qui s'annonce très pertinente. Rappelons que le Bénin a plusieurs fois été lauréat du Concours Clap Ivoire.
En 2004, Mariette-Chantal Mêlé, s'est illustrée avec son documentaire, «Un trésor dans la poubelle». En 2005, Hubert Kiniffo a pris le relais avec «L'or rouge». Christian Noukpo Whannou est le dernier lauréat du Bénin à cette compétition. Son documentaire «Le Calebassier» a été primé à l'occasion de Clap Ivoire 2007.
Bonjour, je suis journaliste à Francetélévisions, la chaîne France Ô je dois me rendre au Bénin pour une série de reportage sur les femmes béninoises.
RépondreSupprimerJe suis à la recherche de Mme Marie-Constance Egbo-Glélé, j'ai été son professeur à l'école de journalisme de Dakar auriez-vous un contact pour m'aider à la joindre. Merci, voici mes deux adresses e-mail et mon tel portable.
christianlagauche@yahoo.fr
06.83.69.56.24.
christian.lagauche@francetv.fr