mercredi 14 novembre 2007

BILAN CLAP 2007

Yao Norbert Etranny: " Nous avons eu cette année affaire à des réalisations de bonne qualité ... nous sommes satisfaits "
Interview réalisée par Raymond Alex Loukou

M. Yao Norbert Etranny Clap ivoire 2007 a pris fin avec la victoire de l'ivoirienne Ouattara Fatoumata pour son film " Affaire d'Etat ". Nous avons rencontré M. Yao Norbert Etranny, le coordinateur général de ce concours-festival pour dresser le bilan de cette manifestation.
Rezoivoire.net: Monsieur le coordinateur général, quel bilan pouvez-vous dresser concernant l'édition qui vient de s'achever ?M. Yao Norbert Etranny: Bilan ! c'est un mot trop lourd. Disons que sur les 8 pays que compte l'UEMOA, seul la Guinée Bissau n'a pas pu faire le déplacement pour des raisons de communication extrêmement difficiles entre Abidjan et Bissau. 7 sur 8, je crois que c'est une bonne moyenne. Au niveau des candidats, au lieu d'un candidat par pays, nous sommes passés à l'étape de deux par pays. Cela fait 14 candidats sur 16. Déjà à ce niveau, c'est une satisfaction. Au niveau des activités qui tournent du concours à savoir les ateliers et la table-ronde, nous avons réfusé du monde ( 50 personnes par ateliers ) alors qu'il avait plus de 100 demandes par ateliers. Au vu de ces chiffres, je pense que nous sommes globalement satisfaits même si rien n'est parfait.
Ca fait deux années consécutives que la Côte d'Ivoire remporte le Grand Prix. Comment expliquez-vous cette performance ?
Je n'ai pas d'explication particulière. Chaque année, nous essayons de donner les rudiments du métier à nos jeunes réalisateurs. C'est d'ailleurs le sens de l'atelier. Cette année, nous avons demandé aux structures privées de production audi-visuelle de soutenir les jeunes candidats. C'est ce qui explique la qualité des productions. C 'est vrai que souventes fois, les candidats malheureux pensent que les candidatures ivoiriennes sont favorisées alors que rien qu'à voir la composition du jury, on se compte que cen'est pas si évident.
Nous avons pu constaté nous-mêmes que les films présentés étaient de bonne qualité. Est-ce à dire que vos ateliers de formations ont été payants ?
Je pense que oui. Non seulement ces ateliers ont porté leurss fruits mais je redis également que l'implication des structures privées de production audio-visuelle a bonifié les films. Les autres années, les candidats se débrouillaient. Je pense que si les jeunes n'ont plus de soucis techniques, ils peuvent aisement se consacrer à l'écriture.
Pour cette édition, il n'y a pas eu beaucoup de prix spéciaux. A quoi cela est dû ?
Cela est dû peut-être au fait que les années précédentes, tous les genres étaient confondus. Cette année, nous avons séparé les prix. Il y a un prix pour le documentaire et un autre pour la fiction et comme les moyens ce n'est pas ce que nous avons de plus au niveau de la culture il est clair que les prix ont été répartis selon les genres et selon les moyens dont nous disposions. Peut-être qu 'avec plus de moyens, on aurait instituer plusieurs prix spéciaux pour récompenser le meilleur acteur, le meilleur son, le le meilleur caméraman..
Malgré le battage médiatique, on s'est rendu compte que le public n'a pas répondu à l'appel. Il y a t-il une explication à cela ?
Effectivement ! c'est une remarque pertinente. Au niveau interne, nous sommes en train de préparer une rencontre pour tirer toutes les conséquences de cette désaffection du public. Je crois personnellement que c'est un problème d'organisation interne. Le battage médiatique ça ne suffit pas. A travers ce battage, il faut savoir ce qu'on vise. Si c'est juste pour parler de l'évènement, c'est réussi mais si c'est pour en parler pour faire venir le public ou des annonceurs, ça été un fiasco. Même à la cérémonie d'ouverture, il fallait être un initié pour savoir qu'il y avait une manifestation cinématographique qui plus est est un évènement sous-regional.
Beaucoup de participants ont souhaité que Clap Ivoire dépasse les frontières de l'UEMOA. Partagez-vous leur opinion ?
Si on devrait écouter nos coeurs, je pense que c'est à toute l'Afrique que nous devrions l'étendre. Mais en même temps, il faut être réaliste. Je parlais tantôt d'un probleme de moyens. Déjà au niveau de l'UEMOA ce n'est pas si facile. Tous les participants qui arrivent sont à la charge du comité d'organisation ( séjour, billet ). Par contre,si nous sommes sponsorisés par de grandes entreprises qui ont des ambitions sous-régionales, je crois que Clap Ivoire peut-être une belle tribune pour la promotion de ces entreprises. Si nous avons un bon sponsor qui est prêt à nous accompagner dans la sous-région, il n'y a pas de raison que nous allions au-delà de l'UEMOA.
Pouvez-vous nous donner les grands traits de ce qui est ressorti de la table-ronde ?
Je rappele que le thème de cette table-ronde était : de l'argentique au numérique. Rupture ou compatibilité ? C'est un thème qui a été proposé par moi-même. Ayant suivi des discussions entre des réalisateurs sur ce sujet, j'ai trouvé qu'il était opportun qu'on en débatte publiquement. Les positions semblaient tranchées au départ mais au terme des débats, on s'est rendu compte que ces positions tranchées ne se justifaient pas étant entendu que numérique et argentique doivent s'entretenir de façon complémentaire.C'est ce qui a été retenu de façon fondamentale. Il faut vivre son époque. Nous autres pays sous développés, pensons que le numérique est une bouffée d'oxygène. Cela permet de ramener les budgets de réalisations à des proportions plus humaines.
Je suppose que vous préparez déjà la prochaine édition...
On y pense déjà. Certains collègues des autres pays ont exprimé les difficultés qu'ils avaient à organiser les sélections nationales. Nous sommes en train de voir si c'est possible d'envoyer des missions là-bas pour assister à ces sélections. Nous pensons déjà à l'édition 2008 avec tout ce que cela comporte comme souci.

jeudi 18 octobre 2007

Africa in Motion film festival continues its aim of bringingthe best of African cinema to Scottish audiences
Africa in Motion film festival continues its aim of bringing the best of African cinema to Scottish audiences.
Africa in Motion (AiM) is an African film festival taking place from 25 October - 4 November 2007 at the Edinburgh Filmhouse cinema and other local venues. Now only in its second year, Africa in Motion is now officially the biggest African film festival in the UK and the film festival programme consists of over 30 brilliant, diverse and thought-provoking African films from all over the continent – features, documentaries and shorts - from pioneering African filmmakers to young and emerging contemporary directors.
The main focus of AiM 2007 is a tribute to the late Senegalese director Ousmane Sembene, one of the most important pioneers of African cinema. The Bicentenary of the Abolition of the British Slave Trade will be celebrated by a number of film screenings, and AiM will also have a spotlight on Ghana to mark 50 years of independence from Britain, with the screening of Kwaw Ansah's Heritage Africa (1989). The festival programme will have another special focus - the work of female African filmmakers from across the continent.Other classic masterpieces to be screened at AiM this year include feature films by Egyptian director Youssef Chahine, Malian director Souleymane Cissé, and Senegalese director Djibril Diop Mambety.
AiM will also showcase the latest gems of African cinema to Scottish audiences, with screenings of contemporary feature films such as Bamako (Abderrahmane Sissako, Mauritania, 2006) and Africa Paradis (Sylvestre Amoussou, Benin, 2006).
The Africa in Motion team feel very honoured that eight African filmmakers from across the continent will be in attendance during the AiM festival, to host their films, meet with their audiences and encourage live debate and discussion.
"The classic films in the AiM 2007 programme are amongst the greatest works of cinema produced anywhere in the world, and landmarks in African film history”, says film critic and AiM advisor Mark Cousins. “The essential films in the African movie canon are hardly ever programmed together in this way. Africa in Motion is a brilliant overview and a rare treat."
Visit http://jeuneafrique.neolane.net/r/?id=h2af802,1996b99,19abc56 for full programme details, ticket prices, background information on the festival, press information and film stills.
For all queries, contact: info@africa-in-motion.org.uk

lundi 15 octobre 2007

Entretien avec… Paul Charlemagne COFFIE, responsable coopération Oif : Une filière image pour ne pas rater la révolution technologique
Se mettre à l’ère du numérique est aujourd’hui une des préoccupations majeures des acteurs du septième art africain. Et c’est fort de cette nouvelle donne que l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) entend accompagner la dynamique relative à la révolution technologique. Dans la première partie de l’entretien, qu’il nous a accordé en marge du septième Festival concours de courts métrages d’Abidjan (Clap Ivoire) - tenu du 04 au 08 septembre 2007 -, le responsable de la coopération à l’Oif, Paul Charlemagne Coffie, revient sur la politique audiovisuelle de l’organisation, la nécessité de relever le défi du numérique, entre autres. Wal Fadjri : Quel sens donnez-vous à une troisième participation consécutive de l’Oif à Clap Ivoire ?
Paul Charlemagne COFFIE : C’est une volonté affichée des autorités de la Francophonie d’accompagner les structures nationales et privées qui vont dans le sens de la formation. Parce que nous considérons que c’est la formation qui va permettre d’assurer la relève dans tous les secteurs et nous sommes dans le secteur de l’audiovisuel. Il s’agit d’appuyer les actions menées par le Centre national des arts et de la culture (Cenac) d’Abidjan qui est chargé de l’organisation de ce concours international, pour favoriser l’émergence de jeunes réalisateurs et de jeunes vidéastes.
Wal Fadjri : Concrètement en quoi consiste le soutien de l’Oif à cet événement ?
Paul Charlemagne COFFIE : Vous savez qu’il faut des fonds pour organiser n’importe quelle manifestation. Donc, nous pensons qu’il faut accompagner financièrement ces structures plutôt que de venir discourir inutilement. Le budget que nous avons alloué à Clap Ivoire s’élève à 15 mille euros (près de dix millions francs Cfa). Et, c’est la troisième fois que nous apportons cette aide financière. Certes, elle n’est pas très importante, mais elle est quand même significative. Ce financement permet surtout aux organisateurs de faire venir les lauréats de l’Uemoa. Parce que le transport, le séjour, etc., coûtent excessivement cher. Donc notre contribution est d’ordre financier, elle permet de résoudre un certain nombre de problèmes.
Wal Fadjri : Est-ce que le soutien de l’Oif a toujours été de 15 mille euros ?
Paul Charlemagne COFFIE : Pour la première édition, l’Oif avait donné dix mille euros (plus de 6 millions fCfa) Mais l’année dernière, nous avons remis une enveloppe de 15 mille d’euros, comme cette année-ci. De toutes les façons, nous ne pouvons pas nous engager de cette manière, parce que nous tenons compte de toutes les demandes qui nous parviennent. Nous soutenons Africadoc à Dakar, Clap Ivoire en Côte d’Ivoire et d’autres manifestations qui se tiennent un peu partout dans nos pays membres. Donc nous prenons acte des demandes, nous analysons la pertinence et l’utilisation des fonds mais surtout les résultats escomptés. Il n’y a pas de contrat ad vitam aeternam avec l’Oif, ni de dotation acquise pour un certain temps, tout peut être remis en cause à tout moment.
Wal Fadjri : Au moment où la question du numérique dans le septième art africain pose le débat au niveau des professionnels, il ressort des échanges que l’Oif cherche à consolider une filière image…
Paul Charlemagne COFFIE : Depuis 1988, date de la création du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud, la Francophonie se préoccupe du devenir de la filière image. Nous disons filière image parce qu’il y a différentes composantes. Quand on parle de production, il y a le film, les images, le cinéma, la vidéo, les reportages, les documentaires, etc. Mais nous préférons avoir une terminologie qui englobe l’ensemble de ces formats. Et l’image regroupe tous ces formats y compris le dessin animé qui fait partie aujourd’hui de la production audiovisuelle, même si on n’en parle pas et n’en produit pas des marques. Il y a aussi l’exemple de la Tunisie avec Viva Cartago et celui de la Côte d’Ivoire qui produit des dessins animés. Donc nous nous préoccupons de tous ces formats dont nous désirons accompagner la production et la mise en marché. L’Oif permet ainsi aux producteurs d’être sur les marchés mondiaux comme le marché international de la production télévisuelle de Cannes, puisqu’il y a le marché du film qui se tient également à Cannes. Nous avons le souci de promouvoir et de diffuser ces films. Donc notre préoccupation ne se limite pas seulement à la production, elle s’étend à toutes les étapes de la filière image. Et depuis quelque temps, nous nous sommes engagés dans tout ce qui concerne la conservation et la sauvegarde du patrimoine. C’est un peu ce que nous entendons par l’accompagnement de la filière image.
Wal Fadjri : Et le choix du thème de Clap Ivoire 2007 (‘De l’argentique au numérique : rupture ou compatibilité’) peut-il faire penser à la conservation et à la sauvegarde du patrimoine filmique ?
Paul Charlemagne COFFIE : Pour apporter une solution à un problème, il faut avoir une vision globale des choses. C’est ce que nous essayons de faire depuis que la Francophonie s’est lancée dans l’accompagnement de la production audiovisuelle. La prise de conscience de la sauvegarde du patrimoine est venue des Etats membres de la Francophonie. En 1997, il y a eu une conférence des ministres de la Culture qui étaient conscients de la perdition du patrimoine audiovisuel qui est une préoccupation mondiale. La France, il faut le souligner, est le premier pays au monde à avoir mis en place une structure dénommée l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) à Paris. Cet institut a commencé à archiver les documents du monde entier. C’est pourquoi, on retrouve la plupart de nos archives à l’Ina, qui rassemble l’ensemble des documents, que ce soit image ou son. A l’instar de ces dispositions, la Francophonie, appuyée par l’Ina, a mis en place une politique qui vise à accompagner la sauvegarde du patrimoine audiovisuel francophone. Donc c’est là qu’on souhaite mettre un équipement qui va permettre de trouver les documents actuels qui seront à la disposition des télévisions. Parce que chaque jour qui passe consiste un danger pour nos archives. Donc si nous commençons déjà à archiver nos documents, nous les sauverons. Et au fur et à mesure, nous allons remonter dans le temps jusqu’à sauver les documents qui sont là depuis quinze, vingt ou trente ans. En même temps, nous avons un autre partenariat avec l’Ina qui nous fournit des matériaux. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, il y a des lecteurs de cassettes comme les Imatic qui ne sont plus utilisables parce qu’ils manquent peut-être de pièces détachées ou autres choses. Nous avons pu obtenir de l’Ina un soutien grâce à la maison Sony qui nous aide pour le renouvellement des pièces détachées ou la mise à disposition de nouvelles machines et de cassettes. Le troisième élément, c’est la formation. Nous accompagnons ceux qui sont chargés de la gestion des archives de nos télévisions pour qu’ils puissent être au fait de la technologie et des informations qui peuvent les aider à mieux gérer leurs archives. Ameth Bâ, le responsable au Sénégal a participé aux conférences de Paris en 2004, de New York en 2005 et de Madrid en 2006. Il va aussi participer à la prochaine conférence, prévue en octobre 2007 à Lisbonne. Tout cela est un effort qui nous coûte beaucoup d’argent, mais nous le faisons pour que nos pays ne soient pas à la traîne, pour que nous ne rations pas toutes les révolutions. Nous avons raté beaucoup de révolutions, mais pour la révolution technologique, il faudra que nous mettions le pied à l’étrier pour avancer.
Wal Fadjri : Vous avez tant tôt parlé du marché international de la production télévisuelle à Cannes, est-ce que l’Oif influe quelque part sur la sélection des films qui sont diffusés à Cannes ?
Paul Charlemagne COFFIE : Du tout. L’Oif laisse l’initiative à chaque structure, à chaque porteur de projet. Notre rôle est de créer les conditions nécessaires pour que le réalisateur et le producteur soient là où il faut pour se faire voir. Notre rôle n’est pas de sélectionner, mais nous avons nos exigences. Si vous voulez venir soit au festival de Cannes, soit au marché de la télévision, il y a des conditions à remplir. Si vous remplissez ces conditions, vous êtes nos invités sinon nous ne vous invitons pas. C’est la seule sélection que nous faisons.
Wal Fadjri : Quels sont les critères à remplir pour bénéficier du Fonds de soutien à la production audiovisuelle ?
Paul Charlemagne COFFIE : Ce sont des mécanismes que nous avons mis en place pour aider cette production. Il y a un certain nombre de critères exigeants à remplir pour bénéficier de ces fonds. Il faut d’abord un scénario écrit et un coproducteur. Le projet doit être obligatoirement porté par quelqu’un du Sud. Parce que nous partons du constat que nos pays n’ont pas de moyens. Et ils n’ont pas mis en place des mécanismes qui permettent l’émergence de ce métier et son accompagnement. L’argent que nous mettons à leur disposition nous est donné par les Etats membres de la Francophonie. C’est quelque part une rétrocession. Donc il faut remplir les conditions citées précédemment pour bénéficier de cet argent. Nous disposons d’un cahier des charges disponible sur le site de la Francophonie. Tous ceux qui veulent avoir accès aux fonds peuvent visiter le site www. francophonie.org. Vous allez dans Appel à proposition pour voir toutes les offres dont nous disposons pour accompagner, le film, la chanson, le livre et tout ce qui concerne le multimédia, parce qu’il n’y a pas que le cinéma. Il faut télécharger le document pour le remplir et nous l’envoyer. Ensuite la demande sera examinée par un jury indépendant dans lequel, nous ne sommes pas partie prenante. C’est la commission qui fait la sélection des projets retenus et nous affectons les montants qui varient de 30 mille à 100 mille euros. *(A Suivre)
Propos recueillis à Abidjan Par Mbagnick NGOM
Partenariat Cfi-Clap Ivoire : 50 télévisions pour servir de vitrine aux films de l’Uemoa
Présenté comme la pépinière du septième art africain, le Festival-concours de courts-métrages vidéo destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs de l’Uemoa (Clap Ivoire), tenu du 4 au 8 septembre dernier à Abidjan, a noué un partenariat avec Canal france international (Cfi) en 2003, année marquant le lancement de la version internationale de l’événement. ‘Tous les films, qui vont être primés au cours de ce concours, vont être repris à Cfi pour être diffusés dans la grille de Cfi Afrique à destination de notre réseau de plus de cinquante télévisions en Afrique’, informe le Chargé de mission de Cfi, Abdou Kimba, rencontré à Abidjan en marge des échanges entre hôtes du septième Clap Ivoire.
A son avis, cela va permettre de ‘donner une dimension panafricaine à Clap Ivoire et de faire la promotion de tous les films lauréats’. Donc à travers ce partenariat, se réjouit-il, Cfi confirme encore une fois sa fonction de trait d’union Sud-Sud. ‘Parce que grâce à Cfi, tous les lauréats auront l’occasion d’être vus par l’ensemble des téléspectateurs africains’. Ainsi, en attendant de trouver une formule qui permettra de faire voir la quinzaine d’œuvres cinématographiques, présentées lors de Clap Ivoire 2007, les adeptes du petit écran pourront apprécier les quatre réalisations qui ont séduit le jury de la dernière édition du concours.
Il s’agit notamment des fictions Affaire d’Etat, réalisée par l’Ivoirienne Fatoumata Ouatara et Honorable député du Nigérien Siradji Mahaman Bakabé. Dans la catégorie documentaire, Charles Aka de la Côte d’Ivoire, s’est illustré avec son film Un village d’animaux : le zoo national d’Abidjan, aux côtés du Togolais Messah Kossi Obanikoua, lauréat du premier prix avec son œuvre Les trompettes de Amen.
Et c’est suivant le même esprit de magnifier les initiatives culturelles que Cfi, indique son Chargé de mission, a noué des partenariats avec un panel d’évènements africains. Avec notamment les Djembé d’or de la Guinée, les Tamani d’or (Mali), les Koundi d’or (Burkina Faso), le Fima (Niger), les Sika (Bénin). Mb. NGOM

jeudi 27 septembre 2007

Conclusions et recommandations du jury de Clap Ivoire 2007
Considérant les difficultés organisationnelles rencontrées à chaque édition et soucieux de contribuer à améliorer l’organisation du concours, le jury a formulé les recommandations suivantes:• A l’endroit des Etats- une plus grande rigueur dans la présélection qui devra être faite à travers une véritable compétition nationale en présence de représentant de Clap Ivoire;- la limitation des participations afin de donner la chance à tous les jeunes réalisateurs et éviter qu’un candidat se présente plus d’une fois à la phase finale.• A l’endroit des organisateurs de Clap Ivoire- la mention dans les critères de présélection que tous les réalisateurs ayant produit, coproduit et diffusé une œuvre cinématographique ne peuvent concourir;- le respect scrupuleux du règlement général du concours (délai de réception des films, mention spéciale de Clap Ivoire sur les génériques);- l’annonce du concours par vois de presse nationale et internationale;- l’envoi des œuvres avec le curriculum vitae de chaque candidat;- le suivi des lauréats tant en Côte d’Ivoire que dans les autres pays pour compléter et parfaire leur connaissance sur le plan audiovisuel.Somme toute, le jury remercie toute l’équipe de Clap Ivoire et particulièrement M. Norbert Yao Etranny, son coordonnateur général, pour l’accueil, l’organisation et la confiance qui lui a été faite. Source:Le Courrier d'Abidjan
Yasmine Magoné

vendredi 21 septembre 2007

CLAP IVOIRE 2007

AFRICAN MOVIES FILMS TELEDIASPORA.NET TELEVISIONS AFRICAINES
Clap Ivoire 2007 - Fatim Ouattara remporte le Grand Prix Kodjo Ebouclé cour.abj : Dernière Mise à jour : 12/09/2007 (Auteur : Calixte Tayoro )
Le film, plaidoyer en faveur d’une culture de la non-violence et de la paix en Afrique, est intitulé «Affaire d’Etat». Il raconte le rêve de Zato, un désœuvré, choisi par le président de la République pour occuper le poste de ministre de la Guerre. Charge que ce dernier ne veut confier à aucun parti politique. Sitôt nommé, Zato constitue essentiellement une armée républicaine d’enfants qui combattront avec des roses blanches, et livre au président les trois leçons d’une meilleure gouvernance pour gagner la guerre contre le camp adverse : apprendre à combattre l’orgueil, tenir des discours et des courriers pacifiques, tendre la main à son ennemi. Un scénario éducatif réalisé par Fatoumata Ouattara et récompensé par le 1er Prix de fiction et le Grand Prix Kodjo Ebouclé décernés par la commission de l’UEMOA, lors de la finale de la 7ème édition de Clap Ivoire tenue du 4 au 8 septembre dernier à Abidjan.Au total, 7 documentaires et 7 fictions étaient en compétition et ont été examinés selon l’originalité thématique, la qualité de l’image, du son et de la post-production par le jury international de Clap Ivoire 2007 composé de Mme Adèle Djédjé, directrice de la 1ère chaîne de télévision ivoirienne et présidente dudit jury, de MM. Komlan Agbo, Kilizou Blaise Abalo, Abdou Kimba, Moussa Dosso et d’un facilitateur, M. Jean Yao N’Dri. De manière globale, ce jury a noté avec satisfaction une grande amélioration tant sur le plan technique que sur le plan du contenu par rapport aux éditions précédentes et apprécié la richesse, la pertinence et la diversité des thèmes abordés par les différents candidats.
Yasmine Magoné

lundi 17 septembre 2007

RESEAU PRESSE CINEMA

Union des journalistes culturels d'Afrique de l'ouest : Servir de fer de lance à l’intégration
L’Assemblée générale constitutive de l’Union des journalistes culturels d’Afrique de l’Ouest (Ujcao) s’est tenue le samedi 8 septembre 2007 au Café-théâtre du Centre national des arts et de la culture (Cnac) d’Abidjan.
Regroupant des confrères du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo, l’Ujcao a été portée sur les fonts baptismaux en marge du septième Festival international de courts- métrages (Clap Ivoire) tenu du 4 au 8 septembre.
Présidant l’assemblée constitutive de l’union, le représentant du ministre de la Communication, Kouamé Bi Ballo soutient que ‘l’Ujcao doit servir de fer de lance à l’intégration sous régionale’. Cette structure doit aussi être perçue, selon lui, comme un socle nouveau pour faire émerger les richesses culturelles. Sa consœur, Mme Khady Diallo, s’exprimant au nom du ministre de la Culture et de la Francophonie, note que ‘l’Ujcao peut-être un réseau important de journalistes culturels pour les politiques de développement en Afrique’.
En outre, analyse Mme Diallo, ces professionnels de la communication pourraient, suivant l’esprit de la convention sur la diversité culturelle, aider à ressortir l’impact économique de la culture sur nos pays. Et à l’échelle sous-régionale, l’Ujcao doit servir d’instrument essentiel à la politique de l’Uemoa et de la Cedeao. De l’avis de Mme Diallo, l’identification, l’inventaire et la diffusion du Patrimoine ouest-africain doit constituer un des axes majeurs des activités de l’Ujcao.
La tenue de l’Assemblée générale constitutive de l’Ujcao, sous la houlette du journaliste ivoirien Olivier Yro, aura permis l’examen et l’adoption des textes organiques mais également la mise en place du bureau. Entre autres pays composant le bureau, on retient la Côte d’Ivoire avec les postes de président et de secrétaire général, le Togo hérite du poste de secrétariat général adjoint, le Niger (Trésorerie) le Sénégal (Tic).
Parrain de l’assemblée générale, le coordonnateur général de Clap Ivoire, Yao Nobert Etranny, n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux jeunes journalistes : ‘Eviter que l’Union qui vient de naître ne rejoigne le lot de cimetières d’unions africaines.’ Mbagnick NGOM walf

vendredi 14 septembre 2007

LA CHEVILLE OUVRIERE

Yao Norbert ETTRANNY PARLE: LE TABLEAU NOIR DU 7E ART
Le 7e art est relégué au dernier plan. Cette ‘dure’ réalité a été soulevée par les directeurs de la cinématographie des huit pays de l'Uemoa présents au concours international de courts métrages vidéos destinés aux jeunes réalisateurs (Clap Ivoire) à Abidjan. A peine si les gouvernants s'imprègnent des difficultés du cinéma africain. A l'absence de financement et d'appui pour une production de qualité, s'ajoute l'inexistence de salles. Les rares salles de cinéma existentes sont transformées dans certains pays en centres commerciaux. Ce tableau noir du cinéma est le mieux partagé dans l'espace. Pour relever la tête face à ces difficultés, les directeurs de la cinématographie préconisent la synergie des efforts. Et la relève dépendra, estiment-ils, de la formation donnée aux jeunes.
Dossier réalisé par Fatou Kiné SENE

Yao Norbert ETTRANNY (Promoteur de Clap Ivoire) : ‘Il faut une bonne réglementation pour sortir le cinéma de la léthargie’Yao Norbert Ettranny : Pour parler comme les croyants, nous avons vécu cela comme une espèce de volonté de Dieu. Ces événements ont eu un impact sur la manifestation, car nous avons raté la première journée de la table ronde du fait que les participants sont restés bloquer à l'hôtel (Ndlr : le début de la table-ronde était prévu le mercredi 6 septembre mais ce n'est que jeudi qu'elle a commencé). En plus, d'autres manifestations festives qui devaient accompagner ‘Clap Ivoire’, ont été supprimées, car les gens qui avaient donné au départ leur accord pour y participer, se sont désistés.
Walfadjri : Comment avez-vous ressenti l'absence du Sénégal et du Burkina Faso à cette édition 2006 ?
Yao Norbert Ettranny : C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons vécu l'absence de ces deux pays. Et surtout concernant le Sénégal, car la première édition internationale de ‘Clap Ivoire’ a été remportée par le lauréat du Sénégal. J'ai eu le directeur de la cinématographie du Sénégal, qui a confirmé qu'il allait venir, mais je n'ai pas compris qu'au dernier moment, il ne soit pas venu. Pour le lauréat, ils ont dit qu'il est malade. Du côté du Burkina, j'avoue que depuis le début, ils n'ont participé à aucune édition. Je suis d'autant triste que la communauté burkinabé vivant en Côte d'Ivoire, c'est particulièrement impliquée dans les préparatifs de ce Festival. Elle a envoyé beaucoup de monde à l'ouverture pour enrichir l'aspect purement populaire de cette manifestation.
Walfadjri : La Côte d'Ivoire sort d'une ‘guerre civile’. Quel est l'impact d'une telle manifestation dans un pays qui se remet petit à petit de ce déchirement ?
Yao Norbert Ettranny : La première édition de Clap Ivoire a eu lieu en décembre 2004. En novembre 2004, c'était la reprise de la guerre civile déclenchée en 2002. Il y a eu plein de morts parce que les gens se tuaient entre eux. Mais nous avons tenu absolument à organiser le Festival à cette date malgré ce conflit qui existait déjà. Nous avons essayé de prouver par là que la culture en général et le cinéma en particulier doivent se mettre au dessus de toutes ces petits calculs politiciens, de ces états d'âmes des politiciens de dimanche, etc. En plus, lorsque vous prenez les budgets de tous les Etats africains d'une façon générale, la culture est logée à la fonction congrue. Par conséquent, quand des hommes s'investissent dans la culture, se battent pour créer un événement, ce ne sont pas des manifestations politiques qui viendront l'interrompre. Moi, c'est le combat que je mène. Nous avons voulu attirer les gens sur autre chose que la haine et la violence. Cette manifestation fédère les gens. ‘Clap Ivoire’ n'est plus un événement de la Côte d'Ivoire, c'est un événement sous-régional.
Walfadjri : Quel impact sur le cinéma ivoirien ?
Yao Norbert Ettranny : ‘Clap Ivoire’ a sonné l'engouement des jeunes pour les métiers du cinéma. Beaucoup d'entre eux aujourd'hui, veulent devenir des cinéastes. Vous avez vu le nombre important qui a participé aux ateliers de formation tenus pendant le Festival. Et, c'est cela l'essentiel. Si dans chaque pays de l'Uemoa, nous pouvons avoir une génération de jeunes qui s'intéresse au cinéma à cause de ‘Clap Ivoire’ ou à travers d'autres événements, c'est un plus pour tous. Notre souci est de faire en sorte que des jeunes s'intéressent au cinéma. ‘Clap Ivoire’ vise la jeune génération de cinéastes qui va relever les défis. Il ne faut pas que nous attendions les résultats de nos efforts aujourd'hui, c'est un travail de longue haleine, il faut les encadrer.
Walfadjri : Les feuilletons ivoiriens ont fini de faire le tour de l'Afrique. Ces films ne constituent-ils pas une certaine industrie du cinéma ivoirien ?
Yao Norbert Ettranny : C'est justement l'arbre qui cache la forêt. Les acteurs et réalisatrices de ces films que je connais personnellement car étant des amis, sont des gens qui se débrouillent tout seul. Malheureusement, ils sont seuls derrière tout ce monde qui veut réussir dans le métier. Ils n'ont fait aucune école de cinéma, mais ils croient et s'investissent dans ce métier. Le drame de l'Afrique, est qu'il n'existe pas beaucoup de personnes qui croient en ce qu'elles font. Ces personnes qui font les séries télévisées, sont des jeunes filles analphabètes pour la plupart et qui ont réussi ce pari. Et en plus, vous ne savez même pas les difficultés qu'elles rencontrent dans leur propre pays pour se faire programmer. Elles ont du succès à l'extérieur, mais pas chez soi. Peut-être qu'en ajoutant tous ces ingrédients, on parlera d'industrie de cinéma en Afrique.
Walfadjri : Que faut-il faire pour que le cinéma africain retrouve son lustre d'antan ?
Yao Norbert Ettranny : Si j'avais la réponse à votre question, peut-être que le cinéma africain ne serait pas là aujourd'hui. Nous avons discuté cette année de la réglementation en matière d'audiovisuelle dans les différents pays de l'Uemoa. Parce que lorsqu'on discute avec les professionnels du secteur, ils soulèvent divers problèmes : financement de la production, désorganisation de la profession, mais rarement les gens ont posé le problème de la réglementation. Cela paraît primordial, parce qu'on peut engloutir des milliards dans le cinéma, mais si la réglementation n'est pas mise en place, c'est comme si l'on jetait de l'argent par la fenêtre. Cet argent va atterrir dans le désordre, dans la pagaille, et nous n'aurons pas l'impact souhaité. C'est pourquoi procéder autrement, c'est mettre la charrue avant les bœufs. Il faut asseoir une réglementation même si nous n'avons pas encore une véritable industrie cinématographie. Une fois que les choses seront clairement mises en place, cela peut attirer les investisseurs. Car un homme d'affaires avisé ne mettra pas son argent dans un cadre non réglementé.
Walfadjri : Vous voulez-vous dire que le salut du cinéma africain réside dans l'harmonisation de la réglementation ?
Yao Norbert Ettranny : C'est une des pistes du salut. Nous ne pouvons pas dire qu'il y a une seule voie du salut. Il faut harmoniser parce que prétendre lutter isolément, aucun pays ne peut s'en sortir en matière de culture d'une façon générale et en particulier pour le cinéma. Car, nous n'avons pas les marchés qu'il faut, et même si nous les avons, nous devons nous étendre aux marchés des pays voisins. Nous avons la chance d'être au sein d'une communauté économique qui existe, il faut en profiter. Il faut fédérer les efforts pour créer une synergie et, à travers celle-ci, bénéficier d'une économie d'échelle.
Walfadjri : Ne faudrait-il pas combattre ensemble la piraterie qui empêche cette industrie de décoller ?
Yao Norbert Ettranny : C'est un préalable. Et la façon dont ce phénomène de la piraterie est traité dans nos Etats, atteste de ce que la culture n'est pas une priorité pour nos autorités. Quand les Etats veulent lutter contre la drogue, ils créent une police de lutte contre la drogue, mais dans aucun Etat, des dispositions spéciales ne sont prises pour lutter contre la piraterie. C'est des sociétés d'auteurs qui s'activent pour cela, alors que ce n'est pas leur travail. C'est un problème qui est là, nous essayons d'y faire face parce qu'il existe. C'est parce que nous croyons à la culture que nous devons défendre les intérêts des créateurs. Il y a un manque de volonté politique de la part des dirigeants africains. Dès que l'on parle de culture, tout le monde est frileux ou totalement absent.
Walfadjri : Dans certains pays comme le Sénégal, il existe des Festivals de cinéma comme le Festival des films de quartiers, le Festival Images et vie, etc. Pourquoi ne pas fédérer ces différentes manifestations pour atteindre vos objectifs ?
Yao Norbert Ettranny : Ce serait une très bonne chose. Mais même si nous ne fédérons pas, que nous ayons des contacts. De manière que nous fassions, ne serait-ce qu'une programmation rationnelle. Nous pouvons aussi échanger des informations. C'est tout cela la synergie, créer un réseau d'informations au sein de l'Uemoa. C'est tout cela qui nous manque.
Le cinéma africain bat aujourd'hui de l'aile dans les huit pays de l'Uemoa. Au manque de volonté politique qui en est la cause, le directeur du Centre national des arts et de la culture de Côte d'Ivoire, Yao Norbert Ettranny, ajoute l'absence des investisseurs qui ne sont pas attirés par ce secteur. Dans l'entretien qui suit, le promoteur de ‘Clap Ivoire’ estime que le salut du cinéma africain réside dans une bonne réglementation afin de créer une industrie de cinéma. Mais avant cela, Yao Norbert Ettranny revient sur la sixième édition de ‘Clap Ivoire’ (tenue du 5 au 9 septembre 2006) perturbée par les événements liés aux déchets toxiques.
Dans le meme dossier

*Inexistence d'une industrie cinématographique : La réalité la mieux partagée dans l'espace Uemoa

*Yao Norbert ETTRANNY (Promoteur de Clap Ivoire) : ‘Il faut une bonne réglementation pour sortir le cinéma de la léthargie’

*Réglementation du secteur, politique du cinéma... : Ce que proposent les acteurs

jeudi 13 septembre 2007

Chers festivaliers ; Honorables invités, Mesdames, Messieurs,
Je voudrais exprimer la fierté et l’honneur que je ressens en prenant la parole à l’occasion de cette 7ème édition du Festival CLAP IVOIRE.
Le Président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine vous exprime tous ses remerciements pour cette aimable invitation. Le Président Soumaïla CISSE aurait bien vous voulu participer personnellement à cette cérémonie : la délégation qui le représente ici, atteste de son intérêt pour la culture en général, et pour le cinéma, en particulier.
La Commission de l’UEMOA tient également à exprimer ses félicitations et encouragements aux responsables de CLAP VOIRE pour le courage, la ténacité et la créativité avec lesquels, ils managent cette grande fête du cinéma de l’Union.
Honorables invités, Mesdames, Messieurs,
La culture constitue incontestablement, un vecteur essentiel d’intégration. Les plus vieilles organisations d’intégration mesurent toute la place de la culture dans la réalisation des projets intégrateurs. Ainsi, Jean Monnet, parlant de l'intégration européenne a eu cette formule qui demeure d’actualité : "Si c'était à refaire, je commencerais par la culture". Forte de cette conviction, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a entrepris d’importantes actions afin de concrétiser une politique communautaire des arts et de la culture.
Les pays membres de l’UEMOA ont en effet, adopté, en septembre 2004, un Programme d'actions communes pour la production, la circulation et la conservation de l'image au sein de l'UEMOA. La Commission mène actuellement une étude sur la formation aux métiers de l’image et du son pour la mise en place d’un pôle de formation. Elle participe également à l’organisation, en partenariat avec l’OIF, à travers l’Université Senghor d’Alexandrie, de sessions de formations continues. Elle soutient aussi des événements culturels au niveau des Etats membres de l’Union parmi lesquels, le FESPACO et plus particulièrement le festival « Clap ivoire ». S’agissant de CLAP IVOIRE, la Commission de l’UEMOA en est devenue un partenaire privilégié, à travers 3 Prix pour récompenser et encourager la production cinématographique au sein de notre espace communautaire.
Honorables invités, Mesdames, Messieurs,
La culture se situe au cœur des débats actuels sur l’identité, la cohésion, l’harmonie sociale et le développement durable. L’UEMOA a pris très tôt conscience de cet enjeu et a inscrit la culture dans ses compétences car, avec la mondialisation, il y a une accélération des échanges et une facilitation de la circulation des marchandises, y compris des biens culturels. Nous devons nous convaincre que la culture constitue, aujourd’hui, notre meilleure arme face au torrent de la globalisation des échanges.
Les débats et échanges des présentes assises peuvent orienter les décideurs et les professionnels afin de valoriser les productions culturelles locales et renforcer l’intégration des peuples et des nations. La Commission de l’UEMOA répondra présente pour relever ce noble défi.
M’adressant aux jeunes réalisateurs, je voudrais leur dire qu’ils ont une lourde mission à remplir : celle de valoriser le patrimoine culturel africain. Cette mission se double du devoir de produire des images en phase avec les préoccupations des populations africaines. Submergées par le flot ininterrompu d’images venues d’ailleurs caricaturant et escamotant leur vécu quotidien, nos populations sont désorientées et la jeunesse court le risque permanent d’acculturation.
Nos cinéastes, au nom du devoir de génération, doivent relever, à cet effet, un vaste défi : celui de produire des images faites par les Africains pour les Africains. Le soutien d’institutions comme l’UNESCO, Canal France International et l’OIF est ainsi à saluer.
Le 7ème Art peut, en effet, valablement, en tant que véhicule culturel, défendre la paix, promouvoir la solidarité et stimuler l’intégration, pour une véritable complémentarité entre les peuples.Les jeunes talents de l’espace UEMOA ont déjà prouvé qu’ils sont à la hauteur de cette noble ambition : c’est notre ultime consolation !
C’est sur cette note d’optimisme que je souhaite une belle moisson aux compétiteurs et pleins succès à notre festival !
Je vous remercie de votre aimable attention.
Discours prononcé par M. Alhassane AG MOHAMED au nom du Président de la Commission de l'UEMOA

mercredi 12 septembre 2007

FINALE DU CONCOURS CLAP IVOIRE 2007

Le Bénin décroche le prix spécial du jury
La finale du concours international de courts métrages a connu son épilogue le week-end dernier à l’hôtel ivoire d’Abidjan. C’est l’ivoirienne Fatouma Ouatara qui a remporté le grand prix du concours.
Fatouma Ouatara avec son film, «Affaire d'Etat» et Mahamadou Djigarey et son film «Wass Wong en live» sont respectivement les lauréats des premier et deuxième prix de fiction du concours Clap Ivoire. Les premiers et deuxième prix de la catégorie documentaire ont été décernés au togolais, Kossi Messah Obanikoua pour son documentaire «Les trompettes de Amen» et à l'ivoirien, Charles Aka pour son film «Un village d'animaux, le zoo national d'Abidjan». Le prix spécial du jury est revenu au réalisateur béninois Noupko Christian Whannou, pour son documentaire «Le calebassier». En fin, le grand prix Kodjo Ebouclé de la meilleure oeuvre a été arraché par l'ivoirienne, Fatouma Ouatara et s'élève à un montant de 2 million de Fcfa. Les deux premiers prix dans la catégorie fiction et de documentaire s'élèvent à un million tandis que les second prix sont d'un montant de 400mille Fcfa. Le Bénin s'en est donc tiré avec deux cent mille francs qui représente le prix spécial du jury. La fiction, «Légitime malice» du jeune réalisateur béninois Sourou Rodrigue Ahotondji n'a malheureusement pas été primé au cours de la compétition. Quand on se souvient que l'année dernière, aucun prix n'a été attribué au représentant béninois, on peu donc se poser des questions sur la compétitivité du cinéma béninois au niveau sous régional.
Au cours de la cérémonie de clôture, le samedi dernier, Yao Norbert Etranny,corrdonnateur général de Clap Ivoire à souhaité que les jeunes réalisateurs africains fassent preuve de plus d'ingénuité et de professionnalisme dans la conception de leurs oeuvres. Il propose que les phases de présélections locales soient organisées avec beaucoup plus de rigueur afin de permettre aux candidats désignés pour la finale de refléter le niveau réel du cinéma dans leur pays. Les participants, à travers une motion adressée aux organisateurs du concours ont exprimé toute leur reconnaissance pour l'opportunité qui leur est offerte de se rencontrer et d'échanger. Au cours de la soirée de gala qui a été présidée par Sophie Appiah, directrice de cabinet du ministre de la Culture de Côte d'Ivoire, les participants ont bénéficié chacun d'une attestation de participation. Ainsi, du 4 au 8 septembre 2007, la ville d'Abidjan a été le théâtre de plusieurs manifestations. Les participants au concours ont pris part entre autres à trois ateliers sur les thèmes, « La production cinématographique », « La préparation technique d'un tournage », et «Les ponctuations cinématographiques » animés respectivement par l'expert, Lanciné Kramo Fadika, le réalisateur Kitia Touré et le cinéaste béninois, François Sourou Okioh. Par ailleurs, une table ronde a réuni les directeurs de la cinématographie des pays de l'Uemoa sur le thème, «De l'argentique au numérique, rupture ou compatibilité ». Au terme de cette dernière rencontre, de nombreuses résolutions ont été prises au profit du développement du septième art en Afrique. Franck Raoul PEDRO
Cinéma : FATIM OUATTARA, GRANDE LAURÉATE DE «CLAP IVOIRE» 2007
La 7ème édition du concours de court-métrage destiné aux jeunes cinéastes, dénommé "CLAP IVOIRE" a connu son dénouement dans la soirée du vendredi 7 septembre à l’hôtel communal d’Abidjan Cocody.



















L’Ivoirienne Fatim Ouattara s’est adjugée le grand prix «Kodjo Ebouclé», d’une valeur de 2 millions de francs, avec sa fiction «Affaire d’Etat». Cette production cinématographique, en plus d’être réussie sur le plan de la technique, traite aussi d’un sujet d’actualité.La réalisatrice à travers son œuvre montre comment à travers le dialogue, la paix peut revenir dans un pays en guerre. Ce film aura retenu l’attention du jury, puisqu'en plus d’avoir eu la palme de la meilleure fiction, il s’en est sorti aussi avec le grand prix.Six prix ont été décernés au cours de la cérémonie qui a marqué le clou de cette messe annuelle du cinéma. Dont l'objectif est de former mais surtout de détecter les jeunes talents africains du 7ème art.L'édition 2007 aura mis en compétition de jeunes cinéastes issus de sept pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire.Le jury présidé par Mme Adèle Djédjé, a eu fort à faire pour départager les 14 films en compétition, tant les uns et les autres avaient mis un point d’honneur à réaliser des œuvres de bonne qualité technique doublées de thèmes pertinents.Cette édition de "CLAP IVOIRE" qui a débuté le 5 septembre, a donné lieu à des séances de formation aux métiers du cinéma, mais aussi et surtout à une table ronde sur le thème : «De l’argentique au numérique, une rupture ou une comptabilité».Les cinéastes ont à travers ce thème, réfléchi à fond sur l’industrie cinématographique africaine, qui connaît de réels problèmes de production, de circulation et de conservation de l’image.

Hervé Koutouan koutouan@fratmat.info Collaboration Laure Abou (Stagiaire)
Clap ivoire 2007 : L'Ivoirienne Fatoumata Ouattara consacrée Grand Prix Kodjo Ebouclé
Fatoumata Ouattara réalisatrice ivoirienne, candidate à Clap Ivoire 2007 est montée sur la plus haute marche du podium le 07 septembre à la cérémonie de proclamation des résultats du festival de courts métrages vidéo destinée aux jeunes techniciens et réalisateurs de l' UEMOA.
L'ivoirienne a triomphé des autres candidats selon le jury par l'originalité du scénario et le jeu des acteurs. Ainsi donc elle a cumulé deux prix : le premier prix dans la catégorie fiction et le Grand Prix Kodjo Ebouclé pour son film " Affaire d'Etat ".Le jury international présidé par Mme Adèle Djédjé a reconnu les efforts accomplis par les candidats tant sur le plan technique que dans le contenu dans leurs oeuvres. Selon M. Komlan Agbo, vice président du jury les prouesses accomplies par les candidats sont la preuve qu'au fil des années ce concours se bonifie. Cependant le jury a souhaité que les gouvernants des pays participants s'impliquent davantage pour que cet évènement constitue un rendez-vous culturel majeur dans la sous-région.Dans la catégorie fiction, le deuxième prix est revenu à Siradji Mahaman Bakabé du Niger pour son film " Honorable Député ". Dans la catégorie documentaire, " Les trompettes de Amen " a remporté le premier prix suivi de " Un village d'animaux : le zoo national d'Abidjan " de l'ivoirien Charles Aka pour le deuxième prix.Le Prix Spécial du jury à été décerné à Christian Noukpo Whannou du bénin.Rappelons que sept pays étaient présent sur huit concernés pour 14 films en compétition.Notons que le Grand Prix Kodjo Ebouclé est composé d'un trophée et d'une enveloppe d'une valeur de 2.000.000 de fcfa. La proclamation des résultats a été suivi le lendemain samedi 08 d'un somptueux dîner-gala offert par le comité d'organisation
Raymond alex loukou [ 9/9/2007 ]
Clap Ivoire 2007 Clap Ivoire 2007 a tenu ses promesses.
Sur 16 participants, 14 ont effectué le déplacement . Au menu:* Une table ronde des professionnels de la cinématographie se tiendra le mercredi 05 avec pour thème : de l' argentique au numérique, rupture ou compatibilité. Conférencier : M. Pierre Rouamba du Burkina Faso...
Il aura aussi une * Formation ( atelier de formation destiné aux jeunes )Atelier 1 : la production cinématographique , animé par le rélisateur ivoirien Kramo Lanciné.Atelier 2 : la préparation technique d' un tournage , animé par le réalisateur ivoirien Kitia Touré.Atelier 3 : les ponctuations cinématographiques , animé par le réalisateur béninois François Sourou Okio h* Des Animations publiques avec Radio Yopougon, Radio BLM et Radio Attécoubé à partir de 16 h.* Des Séances gratuites de projections des films en compétition et hors compétition de 18 h 30 à 22 h 30Lieux : Hôtel communal à Cocody, CNAC Café-Théâtre , avenue 1 , face immeuble Sopim à Treichville , la cour de la Mairie à Attécoubé ( Clap ivoire festival ), espace In' challa à Koumassi ( Clap Ivoire festival )* Les films en compétition cette année sont:LE CALEBASSIER du béninois Whannou Noukpo Christian.UN VILLAGE D' ANIMAUX , LE ZOO NATIONAL D' ABIDJAN de l' ivoirien Aka Charles.DESTIN HYPOTHETIQUE de la malienne Konaté Kadiatou.HONORABLE DEPUTE de Bakabé Siradji.POURQUOI ? de la sénégalaise Sokhna Amar.LES TROMPETTES DE AMEN du togolais Obanikoua Kossi MessahLEGITIME MALICE du béninois Sourou Rodrigue Ahotondji.OUAGA SANS CHAR du burkinabé Sawadogo Mamadou.AFFAIRE D' ETAT de l' ivoirienne Ouattara Fatoumata.LA MOSQUE ET L' EGLISE de Fofana Bouna ChérifWASS WONG EN LIVE du nigerien Djigarey MahamadouDIAY DIAP du sénégalais Ismaël ThiamLE PRIX DU VOYAGE du togolais Gadji Assiongbon Claver.BAMAKO UN EMPIRE DE THE du burkinabé Kaboré Dramane. Alex Raymond-Loukou [ 6/9/2007 ]
Clap Ivoire 2007 : La Côte d’Ivoire en fait une affaire d’Etat
En décrochant le grand prix dans la catégorie fiction et le deuxième prix en documentaire du concours international de courts métrages d’Abidjan (Clap Ivoire), les jeunes réalisateurs ivoiriens expriment leur ambition de permettre à leur pays d’occuper une place de choix dans le cercle des pays moteurs du septième art africain. ‘Décidé de mettre fin à la rébellion qui divise son pays, un chef d’Etat prend l’option de choisir un individu au hasard dans le peuple pour occuper le poste de ministre de la guerre. Sitôt choisi, ce dernier élabore sa stratégie de combat’. Ainsi se résume la fiction Affaire d’Etat, primée lors de la septième édition du concours international de courts métrages vidéo, destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs de l’Uemoa (Clap Ivoire) et tenu du 4 au 8 septembre dernier à Abidjan.
Avec un scénario de 13 minutes, la réalisatrice ivoirienne Fatoumata Ouatara entraîne son spectateur dans l’univers d’un chef d’Etat africain obnubilé par l’exercice du pouvoir. Et tout dans sa conception et sa mise en images montre que la fiction Affaire d’Etat porte en elle le vœu des actuels dirigeants de la Côte d’Ivoire, celui de remettre le pays sur les rails. Même si, la jeune cinéaste soutient que ‘ce film reflète tous les pays d’Afrique où des gens pensent plus à s’auto-détruire. L’Afrique est tout le temps à couteaux tirés avec elle-même’. Selon elle, ce film est un peu pour attirer l’attention de tous les dirigeants africains pour qu’ils pensent davantage à l’apaisement, à des sujets qui peuvent sortir le continent de cette mauvaise passe.
Doté d’une enveloppe d’un million de francs Cfa, le prix de la meilleure fiction permet aussi à sa lauréate de décrocher le Prix Ebouclé (en hommage au talentueux comédien ivoirien, Kodjo Ebouclé, arraché à l’affection des professionnels du cinéma en 1999) décerné par l’Uemoa pour une valeur de deux millions.
En plus des performances de Fatoumata Ouatara, la Côte d’Ivoire a également été honorée lors de ce septième concours par le réalisateur Charles Aka, lauréat du deuxième prix dans la catégorie des documentaires, d’une enveloppe de 400 mille F Cfa, avec son film Un village d’animaux : le zoo national d’Abidjan.
Les Ivoiriens partagent le plateau de l’excellence de Clap Ivoire 2007 avec le Nigérien Siradji Mahaman Bakabé pour sa fiction Honorable député, qui a remporté le deuxième prix d’un montant de 400 mille F Cfa ; mais également avec le Togolais Messah Kossi Obanikoua pour Les trompettes de Amen, avec le premier prix en documentaire, accompagné d’un million de francs. Le jury a, en outre, attribué son Prix Spécial, d’une enveloppe de 200 mille francs, au Béninois Christian Noukpo Whannou pour son documentaire Le Calebassier. Mbagnick NGOM
Clap Ivoire 2007: Silence, on tourne !
Le festival-concours de courts métrages videéo destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs de l' UEMOA dénommé CLAP IVOIRE édition 2007 connaîtra son épilogue le 8 septembre à Abidjan. Hier à l' hôtel Ivoire s' est déroulé la cérémonie officielle de la phase finale de ce concours en présence des amateurs du 7ème Art.Le Coordonnateur général M. YAO Norbert Etranny a dans son adresse remercié les autorités ivoiriennes présentes sans oublier les délégations étrangères qui malgré la crise ont effectué le déplacement.
M. Yao Etranny a souhaité que Clap Ivoire ait une dimansion internationale à partir de la présente édition. Pour réussir ce pari a t-il dit, il faudrait que les gouvernements de l' espace UEMOA en fasse leur cheval de bataille. M. Paul-Charlemagne, responsable de Projets de Coopération à l' Organisation Internationale de la Francophonie n' a pas manqué quant à lui, de rappeler l' appui financier apporté par son organisation à ce festival-concours. Selon lui, de 1988 à 2007 2 millions d' euro ont été dégagés pour Clap Ivoire. La formation des jeunes a été depuis 2005 au programme des activités de l' OIF.Quant à M. Alhassane AG Mohamed, représentant du président de la commission de l' UEMOA il a souligné l' importance de la culture dans les pays de l' UEMOA. " La culture est un facteur important d' intégration " a t- il insisté. Son institution pour encourager les jeunes reéalisateurs à créer des prix spéciaux qui ont pour objectif de récompenser des valeurs personnelles. Il a terminé son intervention en louant les mérites du coordonnateur général qui s' est personnellement investi pour ce rendez-vous culturel soit toujours respecté.Notons que sur les 16 participants, 14 étaient présents. Seule la Guinée Bissau était absente.La note musicale a été jouée le groupe artistique " Djolo " qui a travers sa prestation a exhorté la jeunesse africaine à se prendre en charge.La cérémonie a pris fin par un cocktail.Du 4, 5, 6, 7 et 8 septembre donc les jeunes réalisateurs de l' espace UEMOA seront à l' honneur. Raymond alex loukou [ 7/9/2007 ]
Concours Clap Ivoire 2007 : Rodrigue Ahotondji et Christian Whannou représentent le Bénin
Les deux représentants du Bénin à l’édition 2007 du concours Clap Ivoire sont désormais connus. Il s’agit de Rodrigue Ahotondji pour son film fiction « Légitime malice » et de Christian Whannou pour son documentaire « Le calebassier ». Plus aucun doute sur la participation des productions cinématographiques béninoises au concours international dénommé « Clap Ivoire » qui se tient du 04 au 08 septembre prochain à Abidjan en Côte-d’Ivoire। Le Bénin sera présent à ce grand rendez-vous de films de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa). Des six œuvres ayant soumissionné à ce concours sur le plan national, le jury a pu dégager les deux qui répondent le mieux aux critères, et ce conformément aux exigences dudit concours. Il s’agit de « Légitime Malice » du jeune réalisateur Sourou Rodrigue Ahotondji et de « Le Calebassier » de Christian Whannou. La première œuvre cinématographique va défendre les couleurs du Bénin dans la catégorie fiction et la deuxième dans la catégorie documentaire. Le jury ayant statué sur le sort de ces deux films était composé de : Appolinare Aïvodji, président de l’Association des Cinéastes du Bénin, Boukari Séibou chef monteur à l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (Ortb) et Jacob Ogou cadreur et monteur. Un travail qui s’est fait en toute sérénité dissipant ainsi toute crainte de départ. « J’avais eu beaucoup de crainte au départ mais après avoir vu les œuvres, même si elles ne peuvent pas être qualifiées d’extraordinaires, elles sont quand même acceptables. Donc ces œuvres peuvent bien rivaliser avec les autres… » a déclaré Akambi K. Akala, le directeur de la cinématographie. Notes d’espoir alors pour les Béninois pour leur quatrième participation. Le Bénin a pu pour se faire distinguer deux fois sur les trois éditions. « Il y a possibilité d’espérer du fait de l’originalité des thématiques… » a ajouté Akala. Par ailleurs, le directeur de la cinématographie se félicite de la participation des réalisateurs béninois sur le plan national dans la mesure où elle parait mieux que les trois dernières éditions. Toute chose qui prouve que les jeunes ont envie de s’exprimer à travers l’image. Parlant alors du parcours des deux représentants béninois à « Clap Ivoire 2007 », Sourou Rodrigue Ahotondji est étudiant à l’Institut supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (Isma) tandis que Christian Whannou est autodidacte. C’est quand même réconfortant, car pour Akambi Akala : « la nouvelle génération doit continuer d’apprendre et de comprendre parce qu’il n’y a pas de bons cinéastes, sans une bonne formation. Que la formation soit sur le tas ou dans les écoles, il faut qu’elle soit solide ».

Synopsis des deux films sélectionnés
« Légitime malice »Elise, une jeune fille étudiante, camerounaise, rend une première visite à sa copine Cynthia, une béninoise. Cynthia vit avec son mari Marc. Revenant du service, Marc perd la tête à la vue d’Elise. La curiosité d’Elise de mieux connaître Marc arrange ce dernier qui réussit à avoir un rendez-vous avec elle. Et touts deux se retrouvent dans une boîte de nuit. De passage, Cynthia découvre la voiture de Marc devant la boîte. Etonnée, elle s’introduit dans la boîte de nuit et y voit sa copine et son mari fortement accrochés l’un à l’autre. Cynthia se retourne discrètement. Mais elle tient à éloigner Elise de Marc. Pour ce faire, elle annonce à Marc que Elise est séropositive et qu’elle tient la nouvelle de Elise elle-même qui lui aurait montré le résultat d’un test. Marc renvoie Elise de sa vie.
« Le calebassier » Dans la vie, il n’y a pas de sot métier, dit-on। Et c’est à juste titre que certains métiers séculaires en se perpétuant jusqu’à nos jours, apparaissent bien singuliers et méritent un certain regard ; comme par exemple le métier de Grégoire. Grégoire le calebassier. Armand F. Vidégla
FESTIVAL DE CINEMA CLAP IVOIRE
L'intégration ouest africaine par le cinéma
C'est parti depuis hier pour la sixième édition du festival de cinéma Clap Ivoire. Le coup de clap qui ouvre officiellement cette fête du septième art a été officiellement donné hier au palais de la culture. La salle Kodjo Ebouclé du palais de la culture qui a abrité hier la cérémonie officielle d'ouverture de l'édition 2006 du festival de cinéma intitulé Clap Ivoire a accueilli des invités de marque. Le ministre ivoirien de la Culture et de Francophonie, Mel Théodore ; le représentant spécial de l'organisation international de la Francophonie, Lansana Kouyaté ; le directeur du centre national des arts et de la culture, M. Etranny ; des autorités de la ville d'Abidjan et de la commune de Treichville ; le gotha du cinéma ivoirien : Gnoan Mbala,NLanciné Karamoko…des représentants des communautés des pays de la Cedeao. Tout ce beau monde était là pour honorer le cinéma ouest africain qui est célébré à travers le festival Clap Ivoire à sa sixième édition. Un cinéma ouest africain en particulier, et un 7e art africain, en général, malade comme l'a souligné aussi bien le coordinateur général de Clap Ivoire, Yao Norbert Etranny, que le premier responsable ivoirien de la culture, le ministre Mel Théodore qui s'est indigné de ce que le septième art soit en agonie : "Le cinéma est mort en Afrique !", a-t-il dit, avec beaucoup d'amertume. Pour autant, il n'a pas manqué de souligner que l'espoir est permis, du fait des initiatives comme Clap Ivoire. Il a d'ailleurs félicité les initiateurs de ce festival ainsi que les actions privées qui donnent un tant soi peu de l'épaisseur au septième art sous nos tropiques. Le festival Clap ivoire qui met aux prises les amateurs et autres débutants de l'espace Uemoa, dans le domaine du septième art, s'étendra jusqu'au samedi 09 septembre prochain, date à laquelle le vainqueur qui emportera le prix Kodjo Ebouclé sera connu. Au cours de la cérémonie d'ouverture, les différentes délégations venues des quatre points de l'espace Uemoa ont été officiellement présentées, histoire de montrer que l'intégration dans le domaine du cinéma est en marche. Tout au long de cette sixième édition du festival, il y aura des ateliers et une table ronde. Tout comme des animations populaires. A signaler aussi les nombreuses projections de films en compétition et hors compétition. A ce sujet, ce sont des professionnels du cinéma comme Gnoan Mbala (réalisateur) ; Bakary Doumouya (directeur de la photographie à la Rti), Kitia Touré (réalisateur) qui auront à intervenir sur des thèmes techniques variés en ce qui concerne les ateliers de formation. "Réglementation du cinéma et de l'audiovisuel dans l'espace Uemoa. Etat des Lieux." Voilà l'axe majeur qui sera au cœur de la table ronde qui débute ce mercredi matin. Et qui va réunir les professionnels du 7e art venue de l'espace ouest africain. En plus des projections des pays en compétition comme le Bénin, le Burkina, la guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, des animations populaires sont programmées au village du cinéma sis au Cnac Théâtre. A noter que la Côte d'Ivoire est représentée à ce festival par le film documentaire intitulé "Qui est fou". C'est une production de cinq minutes réalisée par Kophi Albert. Le grand prix Kodjo Ebouclé de Clap Ivoire est doté de la somme de trois millions de Fcfa. D'autres prix récompenseront le film original, la meilleure image, le meilleur son, le meilleur scénario, et il y aura un prix spécial du jury. Marcel Appena Mercredi 12 Septembre 2007
Clap Ivoire 2007 : L'enjeu du numérique au cœur de la septième édition
‘De l'argentique au numérique, rupture ou compatibilité', c'est le thème retenu pour l'édition 2007 de Clap Ivoire qui réunit à partir de ce mercredi 05 septembre et ce, jusqu'au 07 courant, différents acteurs du septième art. Le cinéma constitue un enjeu important au regard de la place et de l'impact de plus en plus accrus des films, tous genres confondus, dans la vie des familles, même les plus modestes. Pour le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Augustin Komoé, qui fait le constat, ‘si l'analogique a connu ses lettres de noblesse, les avancées scientifiques et technologiques consacrent de plus en plus le numérique'. Aussi, s'interroge le ministre, ‘les cinéastes africains devraient-ils s'inscrire dans cette perspective afin d'échapper à la paupérisation grandissante des créateurs, des producteurs et des diffuseurs, liée, entre autres, à la fermeture de la plupart des salles de cinéma dans les pays de la sous région'. De l'avis du ministre ivoirien de la Culture, l'enjeu du numérique peut et doit être perçu comme une nouvelle chance pour le secteur du cinéma en Afrique, dans la mesure où il permet la production de films dans un rapport coût/efficacité supportable par nos économies fragiles et dominées. C'est là tout le sens du thème : ‘De l'argentique au numérique, rupture ou compatibilité', retenu pour animer la table ronde de l'édition 2007 de Clap Ivoire, qui réunit, à partir de ce mercredi 05 septembre et ce jusqu'au 07 courant, différents acteurs du septième art. Directeur du Centre national des arts et de la culture (Cnac) et coordonnateur général de Clap Ivoire, Yao Norbert Etranny note que ‘le caractère dérisoire de son volume de production, l'inexistence d'un réseau de distribution organisé, reléguant son exploitation dans un déficit structurel, tirent irrésistiblement le cinéma ouest africain vers le bas'. Et, se demande le porteur du projet de Clap Ivoire, au moment où il est unanimement admis que la technologie numérique est en passe de provoquer une révolution décisive dans l'industrie cinématographique par son emprise indéniable sur les différentes étapes du processus de fabrication de films, le 7e art africain se pose-t-il les bonnes questions ? Avec le souci majeur de ‘savoir quoi faire pour éviter au cinéma africain de rester sur le quai de la révolution numérique'. A l'ouverture officielle de Clap Ivoire 2007, ce mardi, la majorité des intervenants ont axé leurs propos sur la nécessité de préparer la relève du cinéma africain. Et pour ce faire, il importe d' 'offrir un véritable cadre d'expression aux jeunes cinéastes'. Présidant l'ouverture officielle, le directeur de cabinet du ministre ivoirien de la Culture, Mme Appia Kouassi A. Sophie a demandé ‘au jury de faire preuve de justice et d'impartialité dans la remise du verdict'. Clap Ivoire est, selon elle, un hymne à l'excellence, au génie créateur des jeunes cinéastes. C'est suivant cette logique que l'édition de cette année met en compétition ‘les candidats de façon distincte sur deux genres de films, la fiction et le documentaire, ouvrant ainsi la phase finale à 16 compétiteurs au lieu de huit pour les éditions précédentes', avec notamment le soutien de l'Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa). Sur les 16 candidats attendus, 14 sont présents, représentant sept pays sur les huit que compte l'Uemoa. Et attendant l'arrivée de la seconde candidate du Sénégal, la réalisatrice Sokhna Amar, ‘seule la Guinée Bissau manque à l'appel suite à quelques difficultés de communication', renseigne-t-on. Walf fadjri (Envoyé Spécial)

Clap ivoire international 2007 - Ouvrir un nouvel horizon au 7ème art africain
Intégration, diversité, créativité, développement sous régional, formation pour le renforcement des capacités techniques, promotion des métiers du 7ème art, susciter le financement de la production audiovisuelle par le secteur publique ou privé, favoriser des échanges entre professionnels, amateurs et public de cinéma… Que de mots d’ordre et de chemins en constant renouvellement pour arborer le 4ème profil du festival-concours de courts métrages vidéo destiné aux amateurs et débutants des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Pour la nouvelle illustration de Clap ivoire cette année, 14 productions audiovisuelles – la Guinée Bissau ayant manqué à l’appel cette année – sont mises en compétition dans les catégories fiction et documentaire, conformément aux recommandations du jury international de Clap ivoire 2006, au lieu d’une seule catégorie comme dans les éditions précédentes. Ce, dans le but d’élargir les compétences des jeunes techniciens et réalisateurs des pays de l’UEMOA et entretenir ainsi le rêve de l’édification d’un cinéma africain majeur. En plus des projections gratuites prévues pour le public abidjanais au CNAC Café théâtre sis à Treichville, à l’Hôtel communal de Cocody, à la mairie d’Attécoubé et à l’espace Inch’Allah de Koumassi, des ateliers de formation à la production cinématographique, la préparation technique d’un tournage et les ponctuations cinématographiques, respectivement animés par les réalisateurs ivoiriens et béninois Fadika Kramo Lanciné, Kitia Touré et François Sourou Okioh, rythmeront la finale du festival-concours.Au programme de cette 4ème célébration du 7ème art sous régional, une indispensable table ronde destinée aux directeurs de la cinématographie, exploitants de salle de cinéma, distributeurs, réalisateurs, producteurs et directeurs des chaînes de télévisions qu’animera dès aujourd’hui, et ce durant trois jours, le Burkinabé Pierre Rouamba sur le thème «De l’argentique au numérique : rupture ou compatibilité ?».Yasmine Magoné
7ème édition Festival Clap Ivoire International d'Abidjan: Intégration régionale par le cinéma
La 7ème édition du Festival Clap Ivoire International a débuté, mardi dernier à l'hôtel Ivoire d'Abidjan. Ce festival, qui se déroule du 4 au 8 septembre 2007, est un concours de courts métrages vidéos organisé à l'intention des jeunes techniciens et réalisateurs des pays membres de l'UEMOA.
La cérémonie a débuté par une séance d'animation artistique et culturelle savamment servie par le groupe ''Djolé'' avant de se poursuivre avec la présentation des délégations venues des différents pays, puis la projection d'un film de 8 minutes sur les activités de Clap. Dans son mot de bienvenue, le Directeur de cabinet, représentant le ministre de la Culture et de la Francophonie, Mme Appia Sophie, a indiqué que le festival Clap Ivoire est ''un hymne de paix et une nécessité pour l'Afrique d'accéder à un développement durable''. Ce festival Clap Ivoire international, devait-elle ajouter, se veut être une éducation des peuples. Pour sa part, le représentant du président de la Commission de l'UEMOA, le Conseiller en communication, M. Alhassane Ag Mohamed, a souligné que la Commission de l'UEMOA tient a exprimé ses félicitations et ses encouragements aux responsables de Clap Ivoire pour le courage, la ténacité et la créativité avec lesquels ils managent cette grande fête du cinéma de l'Union. Selon lui, la culture constitue un vecteur essentiel à l'intégration. " Les plus vieilles organisations d'intégration mesurent toute la place de la culture dans la réalisation des projets intégrateurs ", at- il fait remarquer.
C'est fort de cette conviction, a-t-il dit, que l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a entrepris d'importantes actions afin de concrétiser une politique communautaire des arts et de la culture। M. Alhassane Ag Mohamed a ensuite rappelé que les pays membres de l'UEMOA ont, en effet, adopté en septembre 2004, un programme d'actions communes pour la production, la circulation et la conservation de l'image au sein de l'UEMOA. S'agissant de Clap Ivoire, devait-il expliquer, la commission de l'UEMOA est un partenaire privilégié, à travers l'attribution des prix pour récompenser et encourager la production cinématographique au sein de notre espace communautaire. ''Le 7ème Art peut, en effet, valablement, en tant que véhicule culturel, défendre la paix, promouvoir la solidarité et stimuler l'intégration, pour une véritable complémentarité entre les peuples'' a-t-il conclu. Le représentant de l'OIF, M. Paul Charlemagne Coffie a lui indiqué que, le soutien financier apporté, pour la 3ème année consécutive, pour l'organisation de Clap Ivoire témoigne de la volonté des plus hautes autorités de la Francophonie d'accompagner la Côte d'Ivoire dans tous les domaines de son développement. En matière d'audiovisuel, devait-il rappeler, l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) se place dans la perspective du développement durable et de la consolidation d'une ''filière image''. Quant au Directeur du Centre National des Arts et de la Culture et Coordonnateur général de Clap Ivoire, M. Yao Norbert Etranny, il a expliqué que Clap Ivoire 2007 met en compétition les candidats de façon distincte sur deux genres de films : la fiction et le documentaire, ouvrant ainsi la phase finale à 16 compétitions au lieu de 8 comme lors des éditions précédentes. Aussi, la presse culturelle de chacun des pays est représente à ce festival. M. Yao Norbert Etranny a demandé aux directeurs de la cinématographique de se mettre au devant de ce combat pour le rayonnement du cinéma africain.
Written by Zeïnabou Gaoh, (Sahel Quotidien du Jeudi 6 septembre 2007)Thursday, 06 September 2007
Festival «Clap ivoire international» 2007 : Les jeunes réalisateurs de courts métrages des pays de l’UEMOA en vedette à Abidjan
C'est parti depuis le 4 septembre pour l'édition 2007 du festival concours de courts métrages vidéo "Clap Ivoire International" destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs des pays de l'UEMOA. Cette année, deux films maliens sont en compétition. Il s'agit de "Destin hypothétique" de Kadiatou Konaté, un documentaire et de "La mosquée et l'église" du jeune Bouna Chérif Fofana dans la section fiction.
La cérémonie de lancement a été présidée par la Directrice de cabinet du ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d'Ivoire, Mme Appia Kouassi Sophie en présence d'éminentes personnalités.
Ce festival-concours de courts métrages dénommé est organisé par la Direction du Centre national des arts et de la culture de la Côte d'Ivoire en vue d'encourager les jeunes techniciens et réalisateurs des pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
Cet événement culturel qui a commencé dans la capitale ivoirienne le mardi 4 septembre, est devenu un véritable outil d'intégration sous-régionale. Mme Appia Kouassi Sophie a officiellement lancé l'édition 2007 de Clap Ivoire au Foyer II de l'hôtel Ivoire en présence de plusieurs invités de marque, dont les représentants de l'Organisation Internationale de la Francophonie, Paul Charlemagne Coffi et de l'UEMOA, Alhassane Ag Mohamed.
Les candidats qui participent à la phase finale de Clap Ivoire ont été d'abord sélectionnés au niveau de leur pays, à travers un concours national en documentaire et en fiction. L'édition 2007 de Clap Ivoire met donc en compétition les candidats de façon distincte sur deux genres de films, à savoir la fiction et le documentaire.
Sur les 16 candidats venant des huit pays de l'UEMOA, seuls les candidats de la Guinée Bissau ne sont pas présents à ce rendez-vous du 7è art africain. Le Mali est représenté par Kadiatou Konaté avec son film "Destin hypothétique", un documentaire et Bouna Chérif Fofana avec "La mosquée et l'église" dans la catégorie fiction.
Si le jeune réalisateur est présent à Abidjan, Kadiatou Konaté n'a pas malheureusement fait le déplacement pour cause d'une autre invitation en Europe.
Mais les directeurs des centres cinématographies des pays invités sont là. Le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) est représenté par le réalisateur Alou Koné, responsable du nouveau studio école de la structure.
"Destin hypothétique" de Kadiatou Konaté est un documentaire de 6 minutes sur un accident du travail. Il raconte l’histoire d'Oumar, un ouvrier âgé de 27 ans, qui travaille dans une usine d'égrainage de coton du Mali. Il se fait hacher les deux avant-bras par une machine. Oumar n'avait malheureusement pris les précautions nécessaires. Sa vie sera sauvée, mais il va perdre ses deux bras. Ne pouvant plus accomplir les gestes les plus élémentaires et les plus intimes, c'est sa jeune femme qui devra désormais s'occuper de lui.
La fiction de Bouna Chérif Fofana "La mosquée et l'église" longue de 6 minutes également parle de religion. Il s'agit d'un jeune fonctionnaire, du nom de Moustapha Gakou, réputé être un fervent musulman et de sa femme, Joséphine Coulibaly, très attachée à sa religion chrétienne. Tous les deux sont les heureux d'un petit garçon de 5 ans. Pour l'éducation religieuse de l'enfant, une polémique éclate entre les époux, chacun voulant l’élever dans sa propre religion.
Ce sont ces deux films sur lesquels le Mali compte, pour la première fois dans Clap Ivoire, pour décrocher un prix. Car le Mali n'a jamais enlevé de prix depuis la création de ce concours de courts métrages. En tout cas, le jury aura cette année une lourde tâche pour départager les candidats tant le niveau des oeuvres est relevé.
Le Coordinateur général de Clap Ivoire, Yao Norbert Etranny, qui est aussi le Directeur du Centre national des arts et de la culture de Côte d'Ivoire, a déclaré lors du lancement que le décor était planté pour faire de Clap Ivoire 2007 une sympathique fête du 7è art, qui n'attend plus sur son gâteau que la cerise de la qualité des films en compétition.
Le représentant de l'OIF, Paul Charlemagne Coffie s'est déclaré honoré d'être parmi les invités à cette cérémonie. En effet, c'est la troisième année consécutive que l'OIF apporte son soutien financier et technique à ce festival de courts métrages. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en matière de l'audiovisuel, l'OIF se place dans la perspective du développement durable et de la consolidation d'une "filière image".
"Les actions visent à améliorer l'organisation de la production audiovisuelle afin de doter les professionnels des capacités à se poser en interlocuteur crédibles auprès des pouvoirs publics, financiers ou techniques, à accroître le volume de la production, à en améliorer la promotion et la mise en marché et à en développer l'exploitation" a-t-il déclaré. Avant d'ajouter que "l'OIF intervient à tous les stades de la vie des productions audiovisuelles du Sud. Cette politique rend justice au potentiel de développement et au rôle central en matière de diversité culturelle".
La Francophonie débloque chaque année plus d'un milliard de FCFA pour la production audiovisuelle car force est de reconnaître que de nombreux pays africains, en particulier, sont devenus aujourd'hui totalement dépendants des images extérieures, avec surtout les risques de perte d'identité que cela implique.
C'est pour cette raison, dira le représentant de l'OIF, que la Francophonie a institué depuis 1988, un fonds de soutien à la production audiovisuelle Sud. Qui est géré conjointement avec le Conseil international des radios et télévisions d'expression française, à hauteur de 2 millions d'euros par an, soit plus d'un milliard de FCFA.
Le représentant de la Commission de l'UEMOA, Alhassane Ag Mohamed a adressé les sincères salutations de son président, Soumaïla Cissé, qui aurait bien voulu participer à cette cérémonie d'ouverture. Selon lui, la culture constitue un vecteur essentiel d'intégration.
Raison pour laquelle l'UEMOA a entrepris d'importantes actions afin de concrétiser une politique communautaire des arts et de la culture. Ainsi, l'UEMOA est devenue aujourd'hui un partenaire privilégié de Clap Ivoire, à travers l'attribution de prix pour récompenser et encourager la production cinématographique au sein de l'espace UEMOA.
"Le 7è art peut, en tant que véhicule culturel, défendre la paix, promouvoir la solidarité et stimuler l'intégration, pour une véritable complémentarité entre les peuples. Les jeunes talents de l'espace UEMOA ont déjà prouvé qu'ils sont à la hauteur de cette noble ambition : c'est notre fierté et notre consolation" dira Alhassane Ag Mohamed.
Bamako Hebdo - 07/09/2007 envoyé spécial Alou B. Haïdara