samedi 13 septembre 2008

Fatoumata Sidibé, lauréate du Grand Prix Kodjo Ebouclé de Clap Ivoire 2008

Fatoumata Sidibé, lauréate du Grand Prix Kodjo Ebouclé de Clap Ivoire 2008 : Un début qui présage une belle carrière cinématographique
Bamako Hebdo, 13/09/2008
C'était à Abidjan en Côte d'Ivoire où s'est déroulé, du 2 au 6 septembre, le festival Clap Ivoire, un concours international à l'intention des jeunes cinéastes. Agée seulement de 20 ans, Fatoumata Sidibé, qui vient offrir à son pays deux prestigieux prix, n'est autre que la fille du célèbre réalisateur Boubacar Sidibé de l'ORTM. Nana Kadidia Toumagnon, sa mère, est Administratrice à BRICO Film et productrice non moins connue. L'adolescente a donc vite appris, comme dirait l'autre.
Bamako Hebdo : Qui est cette jeune réalisatrice toute joyeuse?
Fatoumata Sidibé : Je suis Fatoumata Sidibé, 20 ans, étudiante en 2e année à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Bamako. Je m'essaye dans la réalisation du cinéma, aux côtés de mes parents.
Quel est le nom du film ?
Les pharmacies ambulantes est le nom que j'ai donné à mon documentaire, court métrage
Qu'avez-vous visé en le réalisant?
J'ai constaté que les pharmacies ambulantes constituent un danger permanent pour la population. L'objectif est de sensibiliser les gens à se détourner de la consommation de ces médicaments néfastes pour la santé.
Vous venez de remporter le grand prix Clap Ivoire 2008. Que symbolise ce prix pour vous ?
C'est un honneur pour moi, de voir mon film choisi parmi 14 en compétition, tous pertinents dans le choix des thèmes. C'est la première fois, depuis la création de ce festival, qu'un documentaire remporte ce prix et c'est la première fois que le Mali remporte un prix.
Quelle est la récompense?
En plus du trophée, j'ai reçu une enveloppe de deux millions de FCFA offerts par l'UEMOA pour le Grand Prix Kodjo Ebouclé et un million FCFA pour le prix du meilleur film documentaire.
Est-ce le début d'une consécration de renommée africaine, pourquoi pas internationale?
Certainement, car la jeunesse est l'avenir et beaucoup de sujets nous interpellent. Nous devons en parler par n'importe quel moyen.
Vous êtes née dans une famille où le papa est réalisateur, la maman productrice. Est-ce de là que vient votre motivation ?
Oui, puisque j'ai grandi dans le milieu, voyant mon père faire beaucoup de choses. Je crois aussi en la force des images. C'est un moyen sûr de sensibilisation, d'éducation, en un mot de développement.
Pouvez-vous nous faire un résumé de votre film ?
"Les pharmacies ambulantes" est un documentaire de six minutes sensibilisant aux dangers des médicaments de la rue. Dans ce film, il ressort que l'oncle et la cousine de la réalisatrice ont durant plusieurs années souffert d'irritation de la peau après avoir pris des médicaments de la rue. Le régisseur dans le film a perdu la vue à cause de ces médicaments. Donc, c'est pour amener les pouvoirs publics à livrer une lutte sans merci contre ces produits et attirer l'attention des populations sur le danger qu'ils présentent que je l'ai réalisé.
Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans la réalisation du film ?
Pas trop de difficultés puisque ce sont mes parents qui ont pris le côté dur afin de m'encourager. De passage, je leur rends un vibrant hommage.
A part aussi que les vendeurs n'ont pas voulu témoigner puisque c'est quelque chose qui est interdit par la loi, même pour les filmer, ils me posaient problème. Sinon que je me promenais avec ma caméra sur le marché de Bamako en faisant un gros plan sur le gros business que représente la vente des produits pharmaceutiques aux coins de rues. Tablant sur le volet de la prévention, je fais intervenir des médecins, des pharmaciens qui listent la panoplie de pathologies liées à l'utilisation de ces médicaments.
Que pensez-vous du cinéma malien ?
L'image du cinéma malien s’améliorer de jour en jour. Il y a, aujourd'hui, beaucoup de films maliens bien suivis à l'étranger, ce qui veut dire qu'ils sont à la hauteur.
Quels sont vos rapports avec les dames réalisatrices?
J'ai de bons rapports avec celles que je connais. Comme je viens de faire mon entrée, je ne les connais pas toutes. Fatoumata Coulibaly dite F.C m'a beaucoup aidée et je me sens à l'aise avec elle.
Avez-vous des projets ?
Oui, puisque je compte, Inch Allah, progresser dans ce domaine. Je suis convaincue que des projets viendront.
Rélalisé par Fatoumata Mah THIAM K ONE

vendredi 12 septembre 2008

Fatoumata prend Kodjo Ebouclé




Fatoumata prend Kodjo Ebouclé
FESTIVAL CLAP IVOIRE 2008 C’est Fatoumata Sidibé qui succède à Fatou Ouattara, lauréate 2007 de Clap Ivoire. Avec son documentaire intitulé Les pharmacies ambulantes, Miss Sidibé a recueilli le plus de voix des membres du jury qui l’ont sacrée Grand Prix Kodjo Ebouclé. 11/09/2008 (15h00) Depuis samedi dernier, les lampions se sont éteints sur Clap Ivoire 2008. C’est la jeune réalisatrice malienne, Fatoumata Sibidé, qui a décroché le Grand Prix Kodjo Ebouclé de Clap Ivoire 2008 avec son film Les pharmacies ambulantes dont voici le résumé : «Le marché illicite des produits pharmaceutiques connaît un développement important en Afrique. Un individu qui sent un mal et qui ne s’est pas fait consulter avant d’administrer un quelconque médicament s’expose à la mort». C’est un documentaire de six minutes qui a été primé. Pour la gagnante, le choix de ce thème n’a pas été fortuit. En fait, l’oncle et la cousine de Fatoumata ont été victimes des médicaments de rue : l’oncle a perdu la vue quand la cousine a connu une irruption cutanée généralisée. C’est donc à partir de son entourage immédiat que Fatoumata va promener sa caméra dans les rues de Bamako pour interroger vendeuses et consommateurs. C’est un bon thème qui a le mérite de toucher la majeure partie des pays de l’Afrique de l’Ouest.Les pharmacies ambulantes est aussi un film de sensibilisation sur le danger des médicaments vendus sur les trottoirs. Avant d’arriver au sacre suprême, Les pharmacies ambulantes ont dû croiser le fer avec Banc jaaxle du Sénégalais Massamba Niang qui a remporté le prix de la meilleure fiction. Banc jaaxle rappelle l’histoire vraie du Sénégalais Bouna Wade et de deux autres jeunes Guinéens qui ont payé de leur vie en se glissant dans le train d’atterrissage d’un avion avec pour seule volonté, émigrer vers l’Europe ou l’Amérique. Comme Les pharmacies ambulantes et Banc jaaxle, les films présentés à Clap Ivoire 2008 tournaient autour de la réalité. Les jeunes réalisateurs s’intéressent de plus en plus au vécu quotidien de leurs concitoyens et c’est ce côté qui a marqué le jury. A côté de la compétition elle-même, Clap Ivoire 2008 a été aussi une bonne occasion pour former les jeunes au cours des ateliers et faire des recommandations pendant les tables rondes. Pour ce qui concerne l’engagement des jeunes réalisateurs et amateurs, il y a un véritable engouement que freine malheureusement le manque de moyen. Il est donc nécessaire que les différents gouvernements épaulent les candidats à Clap Ivoire pendant l’organisation des sélections nationales. Aussi les directeurs des centres de cinématographie de l’espace UEMOA s’engagent-ils à mieux faire la communication et la sensibilisation de Clap Ivoire et des films sélectionnés. Pour arriver à bout de leurs idées, il est impératif de signer des accords de partenariat avec les télévisions nationales ou les chaînes privées. Si l’on veut que les films primés à Clap Ivoire aient une bonne diffusion, ils doivent être présentés à des festivals de cinéma comme le FESPACO au cours duquel il y a le marché international du cinéma africain (MICA). La direction du centre national des arts et de la culture (CNAC) qui pilote Clap Ivoire doit veiller à proposer aux différentes télés des pays membres de l’UEMOA les copies des films vainqueurs. Outre les chaînes nationales, le CNAC doit impliquer davantage les médias de grandes audiences (CFI, RFI, TV5, BBC, Canal+Horizons…) dans la promotion des activités de Clap Ivoire. Pour réussir ce coup, une harmonisation d’un calendrier précis des sélections nationales s’impose. Pour les prochaines éditions, le 1er février, sera le lancement de l’opération et le 30 juin, c’est la date de clôture des sélections locales. Quant au suivi des lauréats de Clap Ivoire et la formation professionnelle, la table ronde a recommandé à la direction de Clap Ivoire de négocier des partenariats avec des structures de formation comme AFTRICADOC, ISIS, IMAGINE, CNC Niger…
PALMARES CLAP IVOIRE 2008
PRIX UEMOAGRAND PRIX KODJO EBOUCLE d’une valeur de deux millions de FCFA : Les pharmacies ambulantes de Fatoumata Sidibé (Mali).
PRIX UEMOA du Meilleur film de fiction d’une valeur d’un million de FCFA : Banc jaaxle de Massamba Niang (Sénégal).
PRIX UEMOA du mMeilleur documentaire d’une valeur d’un million de FCFA : Les pharmacies ambulantes de Fatoumata Sidibé (Mali)
PRIX CNAC 2ème Prix de film fiction d’une valeur de 400 000 FCFA : Victimes innocentes de Viglo Komlanvi (Togo)
2ème Prix de film documentaire d’une valeur de 400 000 FCFA : Où sont-ils de Lelly Kossa Anité (Burkina Faso)
PRIX CANAL+HORIZONSPrix Canal+Horizons du Meilleur acteur d’une valeur de 500 000 FCFA : Martial Bohui dans Dieu est amour de Jean Semi (Côte d’Ivoire).
Prix Canal+Horizons du Meilleur son d’une valeur de 300 000 FCFA : Notre pain capital de Sani Magori (Niger).
Prix Canal+Horizons de la Meilleure image d’une valeur de 300 000 FCFA : Forêt sacrée du collectif ACINEGUI (Guinée-Bissau).

jeudi 11 septembre 2008

TAPIS ROUGE POUR FATOUMATA SIDIBÉ

TAPIS ROUGE POUR FATOUMATA SIDIBÉ ...
8è édition de Clap-Ivoire : l'Essor n°16282 du - 2008-09-11
La jeune réalisatrice a remporté le "Grand prix Kodjo Ebouclé" et le prix du meilleur documentaire
Le cinéma malien vient de remporter un nouveau succès : notre jeune compatriote Fatoumata Sidibé a obtenu le "Grand prix Kodjo Ebouclé" du meilleur film de court-métrage de l'Union économique et monétaire ouest-africaine avec son film "Les pharmacies ambulantes". Le prix est doté de deux millions de Fcfa offerts par la Commission de l'UEMOA et de matériel de cinéma. Notre compatriote participait à la 8è édition de "Clap Ivoire" qui s'est tenue à Abidjan du 2 au 6 septembre. Fatoumata Sidibé a aussi remporté au cours du même festival du court-métrage, le prix du meilleur documentaire doté d'un million de Fcfa. Elle ramène ainsi à Bamako deux récompenses. Une performance que notre pays n'avait jamais réalisée depuis qu'il participe à cette rencontre cinématographique de la capitale économique ivoirienne.15 films (7 documentaires et 8 fictions) étaient présentés cette année par les cinéastes venant des huit pays de l’UEMOA. L'oeuvre de notre compatriotes a réuni les suffrages des cinq membres du jury. Celui-ci justifie le choix porté sur ce film par la pertinence du sujet traité. "Les médicaments vendus dans nos rues constituent un réel danger de santé publique", constate le président du jury, Komlam Agbo, chargé des Affaires culturelles à la Commission de l’UEMOA. Outre la pertinence du thème traité, poursuit le président du jury, le film a été primé pour sa valeur technique et la manière dont le sujet a été traité. L'originalité de l'idée et la qualité artistique du film ont aussi séduit. Âgée de 20 ans et étudiante en 2è Année Sciences économiques, Fatoumata Sidibé a de qui tenir dans ce domaine puisqu'elle est la fille de notre collègue Boubacar Sidibé, réalisateur à l'ORTM. Elle a commencé à s'intéresser au cinéma il y a peu quand son père tournait le film "Fantan Fanga" (La lutte contre les pauvres). "J'allais sur les sites de tournage et j'ai ainsi compris qu'il s'agissait d'un travail passionnant", témoigne-t-elle. Et pour un coup d'essai, son premier film a été un coup de maître. Le marché des produits pharmaceutiques illicites est très développé en Afrique. Dans son synopsis, Fatoumata Sidibé explique qu'il est nécessaire d'éduquer la population sur le bon usage des médicaments. En effet, que vaut une nation sans des citoyens en bonne santé, s'interroge-t-elle, en estimant indispensable de mettre la santé au coeur des politiques.L'idée du film est parti d'un fait réel. Il y a quelques années, un oncle de la réalisatrice décédait après s'être fait administrer un médicament acheté chez un vendeur ambulant. "C'est partant de ce fait que j'ai eu l'idée de faire un film sur les médicaments par terre", explique-t-elle. Pour l'auteur, en achetant ces médicaments, "les gens achètent la mort" car ces remèdes ne répondent pas aux normes scientifiques (mauvaises conditions de conservation, dates de péremption dépassées, produits contrefaits).Tourner un film sur ce sujet n'a pas été facile. Les vendeurs ambulants étaient totalement réticents à l'idée d'être filmés. Et ceux qui ont finalement accepté de l'être ont refusé de témoigner. Certains vendeurs du Grand marché de Bamako et du marché de Djicoroni-Para ont accepté cette collaboration partielle. La réalisatrice a ensuite baladé sa camera au hasard dans les rues de la capitale. Avec ce grand prix Kodjo Ebouclé, Fatoumata Sidibé estime qu'elle a désormais des responsabilités car il lui faut progresser. Le prix lui donne droit à une bourse de formation dans le domaine de son choix (camera et prise de son, montage ou réalisation). Le Centre national des arts et de la culture de Côte d'Ivoire (CNAC) se fera un devoir de suivre la lauréate. L'autre représentant malien à "Clap Ivoire" était le jeune Yoro Diakité avec un court-métrage de fiction de 6 minutes au titre évocateur, "l'Africain". Cette oeuvre n'a pas obtenu de prix.
Y. DOUMBIA

mercredi 10 septembre 2008

LE MALI HONORE A CLAP IVOIRE 2008

Festival international du concours courts métrages (clap ivoire 2008) : Fatoumata Sidibé offre au Mali le Grand Prix Kodjo Ebouclé
L'Indépendant, 10/09/2008
Fatoumata Sidibé, une jeune cinéaste, vient d’offrir au Mali deux grands prix qu’elle a remportés lors de la huitième édition du festival international du concours des courts métrages vidéo destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs de l’UEMOA,tenue du 2 au 6 septembre 2008 à Abidjan. Son film documentaire de six minutes en version française intitulé «les pharmacies ambulantes» a remporté le Grand Prix dénommé «Prix Kodjo Ebouclé» d’une valeur de 2 millions de FCFA et celui du meilleur documentaire d’un million de FCFA.
Les jeunes techniciens et réalisateurs de l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) étaient, du 2 au 6 septembre, en conclave à Abidjan pour la huitième édition du concours de courts métrages vidéo. Le Mali était représenté à ce festival, qui est en train de connaître un engouement exceptionnel, par deux films. Il s’agit de «Les pharmacies ambulantes», un film documentaire de six minutes de Fatoumata Sidibé et un film de fiction de six minutes de Yoro Diakité intitulé «L’Africain». Le film de Fatoumata Sidibé, qui n’est autre que la fille du grand réalisateur Boubacar Sidibé de l’ORTM et Nana Kadidia Toumagnon de BRICO Film, a été réalisé pour sensibiliser les populations sur la nécessité d’un changement de comportement. Tandis que celui de Yoro Diakité traite d’un thème d’actualité, l’unité et la paix. Ces deux films étaient en compétition avec d’autres dans les domaines de la fiction et du documentaire. A l’issue de la délibération du jury composé des personnalités du cinéma et de l’audiovisuel, c’est le documentaire de Fatoumata Sidibé qui a remporté le Grand Prix Kodjo Ebouclé. Ce prix, doté d’une enveloppe de 2 millions de FCFA, récompense la meilleure œuvre de Clap Ivoire. En plus de cette récompense, Mademoiselle Sidibé a également raflé le prix du meilleur film documentaire doté d’un million FCFA. C’est dire qu’elle a offert deux prix à son pays. Ce qui est une première dans les annales du festival international de courts métrages «Clap Ivoire» puisque le Mali n’a jamais remporté le Grand Prix depuis sa participation. Et pourtant, ce film avait été rejeté par la commission nationale de sélection qui avait siégé au Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM). Cette commission estimait que le film de Fatoumata Sidibé ne peut pas compétir à Clap Ivoire. C’est le réalisateur Boubacar Sidibé qui a déboursé 30 000 FCFA à DHL pour envoyer le film de sa fille à la commission d’organisation de Clap Ivoire. Qui l’a favorablement accepté. Voilà que ce film est lauréat du Grand Prix. C’est avec une grande fierté que l’ensemble des cinéastes du Mali a accueilli cette nouvelle.
Les deux prix ont été présentés, le lundi 8 septembre 2008, au Directeur général du Centre National de la Cinématographie du Mali, Moussa Ouane, qui a félicité et encouragé la lauréate. La jeune cinéaste, qui est sur les traces de son réalisateur de père, dédie son prix à tout le peuple malien, à commencer par le Président de la République, Amadou Toumani Touré. S’agissant de son film, elle dira qu’il est «nécessaire d’éduquer la population sur le bon usage du médicament, car que vaut une nation sans des citoyens en bonne santé ? Et de mettre la santé au cœur de la politique nationale. «Quel avenir avec des populations malades ?» s’interroge-t-elle. Fatoumata Sidibé, en plus des dons en espèces, bénéficiera d’un encadrement et d’un suivi de la part des organisateurs. Selon le Coordinateur général du festival, Yao Norbert Etranny, Clap Ivoire vise à promouvoir les métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Ce festival est piloté par le Centre National des Arts et de la Culture de Côte d’Ivoire.
ABH

mardi 9 septembre 2008

Abidjan.net | Cinéma : Yop a accueilli la 8e édition de Clap Ivoire

Abidjan.net Cinéma : Yop a accueilli la 8e édition de Clap Ivoire
Amener gratuitement le cinéma aux populations et accompagner les jeunes talents dans leur passion du septième art. Tels sont, entre autres, les enjeux du Centre national des arts et de la culture (Cnac). L'Allocodrome de Yopougon-Niangon a été le théâtre, mardi dernier, du lancement officiel de la 8e édition du concours de court métrage dénommé "Clap ivoire" et qui prend fin aujourd'hui. Il concerne les jeunes des pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Pour la présente édition, les pays participants, au nombre de sept (7) sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Togo et la Côte d'Ivoire. Le théâtre-allocodrome a diffusé du 03 au 06 septembre, de 18h 30 à 21h 30, les films en compétition. En marge de la diffusion de ces films, le Cnac a organisé différents ateliers de formation des acteurs du cinéma dans ses locaux. Le ministre de la Culture et de la Francophonie, M. Komoé Kouadio, à l'ouverture des festivités, a invité les populations à participer massivement aux conférences sur le cinéma et l'enjeu de la formation. Pour sa part, M. Etranny Yao Norbert, directeur général du Cnac et coordinateur général de Clap ivoire, a remercié tous les participants et salué la mémoire de Hien Touviel Sébastien, lauréat 2005, décédé récemment des suites d'un accident de circulation. Honneur a été également rendu aux pionniers du cinéma ivoirien. Sont venus soutenir cette 8e édition de Clap Ivoire, les réalisateurs et producteurs: Timité Bassori, Roger Gnoan Mbala (lauréat étalon de Yennega, Fespaco), Fadika Kramo, Honoré N'Zué, Ouattara Eugénie (Djuédjuessi), Marie-Louise Asseu; les acteurs : Suzanne Kouamé, Alex Kassi ; les scénaristes Akaffou Bertin, Guédéba Martin et le directeur photo Bakary Doumbia. La cérémonie de lancement a pris fin après la diffusion de " Affaire d'Etat" de Fatim Ouattara, lauréate 2007.
lundi 8 septembre 2008 - Par Fraternité MatinR. cinfo Stagiaire S. O

Palmarès de Clap Ivoire 2008 : Un documentaire malien remporte le Grand prix

Un documentaire malien remporte le Grand prix LIRE SUR Walf Fadjri
Le film de la réalisatrice malienne Fatoumata Sidibé, Les pharmacies ambulantes, a reçu, samedi à Abidjan, le Grand Prix Kodjo Ebouclé du Festival Clap Ivoire 2008. Ce documentaire de six minutes sensibilise aux dangers des médicaments de rue. Banc Jaaxlé du Sénégalais du réalisateur Massamba Ndiaye a reçu le premier prix de la meilleure création fiction.(Envoyée spéciale à Abidjan) - C’est désormais une réalité : le Mali peut être cité parmi les pays ayant remporté le Grand Prix Kodjo Ebouclé du Festival-concours international du court métrage d’Abidjan (Clap Ivoire), démarré le 2 septembre. Lors de la clôture du festival, samedi dernier, dans la commune Sud de Youpougon Niangon à Abidjan, c’est la réalisatrice malienne, Fatoumata Sidibé, qui a le plus séduit le jury international. Son film de six minutes, intitulé Les pharmacies ambulantes, a reçu le Grand prix de cette huitième édition, doté d’une enveloppe de deux millions de francs Cfa offerts par l’Uemoa. Quatorze films (six documentaires et huit fictions) ont été présentés cette année par autant de jeunes réalisateurs, équitablement répartis entre les huit Etats de Uemoa, soit deux sélectionnés par pays.
Pour la récompense suprême, le film malien a obtenu l’onction du jury. Il a basé son choix sur la portée sociale du thème abordé par le court métrage. ‘Le phénomène des médicaments périmés vendus à nos patients constituent un danger de santé publique’, note le président du jury Komlam Agbo, chargé des Affaires culturelles à la Commission de l’Uemoa, En dehors du thème traité, poursuit le président du jury, le film a été aussi distingué pour sa valeur technique et la manière dont le sujet est traité. Le Mali détrône ainsi la Côte d’Ivoire lauréate en 2006 et 2007 du Grand prix Kodjo Ebouclé.
En plus du Grand prix, la réalisatrice Fatoumata Sidibé a également raflé le premier prix de la meilleure œuvre documentaire. Un prix d’une valeur d’un million. La Malienne, venue dans la capitale ivoirienne pour lancer son cri du cœur, veut sensibiliser les Africains aux méfaits des médicaments périmés. Son documentaire était en compétition, pour le Grand prix du Clap Ivoire 2008, avec la fiction sénégalaise Banc Jaaxlé (Le banc du désespoir, en wolof ; 8 minutes) du réalisateur Massamba Ndiaye.
Réalisé en 2008, Banc Jaaxlé a reçu le premier prix de la ‘meilleure création fiction’, d’un montant d’un million de francs Cfa offert par l’Uemoa. Selon le jury, le film a été récompensé pour son côté technique et la force de ses images. L’absence de dialogue et le jeu de quatre jeunes acteurs désirant émigrer ont aussi retenu l’attention des jurés.
Cinq autres prix ont été attribués par les cinq membres du jury composé, entre autres, du coordonnateur du Média centre de Dakar, El Hadji Ndiaye, de l’universitaire français, Jacques Besson.
Le deuxième prix dans la catégorie fiction qui est revenu au Togo avec le film Victimes innocentes (2008). Réalisé par Viglo Komlanvi, le film dénonce la liquidation d’un journaliste, coupable d’avoir donné un écho à des d’étudiants réclamant la démission d’un ministre. Ce prix d’un montant 400 mille francs est offert par le Centre national des arts et de la culture de Côte d’Ivoire. Le deuxième meilleur documentaire a été attribué au Burkina Faso avec le film Où sont-ils ? de la réalisatrice Lelly Anitié.
Outre les cinq prix traditionnellement décernés, trois autres récompenses d’un montant chacun de 300 mille francs Cfa ont été attribuées cette année. Le prix de la meilleure image pour la fiction est attribué au film Bois Sacrés (Guinée Bissau), celui du meilleur son pour le documentaire à Notre pain capital (Niger). Le prix du meilleur acteur est revenu à l’Ivoirien, Martial Bottui pour son rôle dans le film Dieu et Amour.
PERTINENCE DES SUJETS TRAITES : Le jury reconnaît les progrès entrepris par les réalisateurs
Les 14 films en compétition pour la huitième édition du Festival-concours Clap Ivoire (2 au 6 septembre 2008) d’Abidjan ont tous été pertinents dans le choix des thèmes abordés. C’est l’appréciation générale faite samedi dernier par les cinq membres du jury international. Aussi divers qu’ils soient, les films présentés cette année parlent des maux dont souffrent l’Afrique et le reste du monde. Notamment de la stigmatisation des personnes vivant avec le Vih/Sida avec le film Une vie heureuse, de l’émigration avec Banc Jaaxlé , de la tension entre Wallons et Flamands en Belgique avec Où sont-ils ? , ou des médicaments de rue : Les pharmacies ambulantes… Selon le président du jury, le chargé des Affaires culturelles à la Commission de l’Uemoa, Komlam Agbo, d’énormes progrès ont été notés dans les messages et la manière de traiter les sujets abordés.
Toutefois, le jury a exhorté les jeunes réalisateurs à travailler davantage dans l’esprit de valoriser le potentiel culturel des pays africains dans le contexte géopolitique de l’Uemoa. Pour une plus grande visibilité et une participation massive des jeunes réalisateurs à l’événement Clap Ivoire, il recommande au centre national des arts et de la culture de la Côte d’Ivoire, initiateur de la manifestation, d’élargir le concours.
Fatou K. SENE

lundi 1 septembre 2008

COUP DE CLAP LA CUVEE 2008 !

Bienvenue aux Festivaliers de 2008!