vendredi 12 septembre 2008

Fatoumata prend Kodjo Ebouclé




Fatoumata prend Kodjo Ebouclé
FESTIVAL CLAP IVOIRE 2008 C’est Fatoumata Sidibé qui succède à Fatou Ouattara, lauréate 2007 de Clap Ivoire. Avec son documentaire intitulé Les pharmacies ambulantes, Miss Sidibé a recueilli le plus de voix des membres du jury qui l’ont sacrée Grand Prix Kodjo Ebouclé. 11/09/2008 (15h00) Depuis samedi dernier, les lampions se sont éteints sur Clap Ivoire 2008. C’est la jeune réalisatrice malienne, Fatoumata Sibidé, qui a décroché le Grand Prix Kodjo Ebouclé de Clap Ivoire 2008 avec son film Les pharmacies ambulantes dont voici le résumé : «Le marché illicite des produits pharmaceutiques connaît un développement important en Afrique. Un individu qui sent un mal et qui ne s’est pas fait consulter avant d’administrer un quelconque médicament s’expose à la mort». C’est un documentaire de six minutes qui a été primé. Pour la gagnante, le choix de ce thème n’a pas été fortuit. En fait, l’oncle et la cousine de Fatoumata ont été victimes des médicaments de rue : l’oncle a perdu la vue quand la cousine a connu une irruption cutanée généralisée. C’est donc à partir de son entourage immédiat que Fatoumata va promener sa caméra dans les rues de Bamako pour interroger vendeuses et consommateurs. C’est un bon thème qui a le mérite de toucher la majeure partie des pays de l’Afrique de l’Ouest.Les pharmacies ambulantes est aussi un film de sensibilisation sur le danger des médicaments vendus sur les trottoirs. Avant d’arriver au sacre suprême, Les pharmacies ambulantes ont dû croiser le fer avec Banc jaaxle du Sénégalais Massamba Niang qui a remporté le prix de la meilleure fiction. Banc jaaxle rappelle l’histoire vraie du Sénégalais Bouna Wade et de deux autres jeunes Guinéens qui ont payé de leur vie en se glissant dans le train d’atterrissage d’un avion avec pour seule volonté, émigrer vers l’Europe ou l’Amérique. Comme Les pharmacies ambulantes et Banc jaaxle, les films présentés à Clap Ivoire 2008 tournaient autour de la réalité. Les jeunes réalisateurs s’intéressent de plus en plus au vécu quotidien de leurs concitoyens et c’est ce côté qui a marqué le jury. A côté de la compétition elle-même, Clap Ivoire 2008 a été aussi une bonne occasion pour former les jeunes au cours des ateliers et faire des recommandations pendant les tables rondes. Pour ce qui concerne l’engagement des jeunes réalisateurs et amateurs, il y a un véritable engouement que freine malheureusement le manque de moyen. Il est donc nécessaire que les différents gouvernements épaulent les candidats à Clap Ivoire pendant l’organisation des sélections nationales. Aussi les directeurs des centres de cinématographie de l’espace UEMOA s’engagent-ils à mieux faire la communication et la sensibilisation de Clap Ivoire et des films sélectionnés. Pour arriver à bout de leurs idées, il est impératif de signer des accords de partenariat avec les télévisions nationales ou les chaînes privées. Si l’on veut que les films primés à Clap Ivoire aient une bonne diffusion, ils doivent être présentés à des festivals de cinéma comme le FESPACO au cours duquel il y a le marché international du cinéma africain (MICA). La direction du centre national des arts et de la culture (CNAC) qui pilote Clap Ivoire doit veiller à proposer aux différentes télés des pays membres de l’UEMOA les copies des films vainqueurs. Outre les chaînes nationales, le CNAC doit impliquer davantage les médias de grandes audiences (CFI, RFI, TV5, BBC, Canal+Horizons…) dans la promotion des activités de Clap Ivoire. Pour réussir ce coup, une harmonisation d’un calendrier précis des sélections nationales s’impose. Pour les prochaines éditions, le 1er février, sera le lancement de l’opération et le 30 juin, c’est la date de clôture des sélections locales. Quant au suivi des lauréats de Clap Ivoire et la formation professionnelle, la table ronde a recommandé à la direction de Clap Ivoire de négocier des partenariats avec des structures de formation comme AFTRICADOC, ISIS, IMAGINE, CNC Niger…
PALMARES CLAP IVOIRE 2008
PRIX UEMOAGRAND PRIX KODJO EBOUCLE d’une valeur de deux millions de FCFA : Les pharmacies ambulantes de Fatoumata Sidibé (Mali).
PRIX UEMOA du Meilleur film de fiction d’une valeur d’un million de FCFA : Banc jaaxle de Massamba Niang (Sénégal).
PRIX UEMOA du mMeilleur documentaire d’une valeur d’un million de FCFA : Les pharmacies ambulantes de Fatoumata Sidibé (Mali)
PRIX CNAC 2ème Prix de film fiction d’une valeur de 400 000 FCFA : Victimes innocentes de Viglo Komlanvi (Togo)
2ème Prix de film documentaire d’une valeur de 400 000 FCFA : Où sont-ils de Lelly Kossa Anité (Burkina Faso)
PRIX CANAL+HORIZONSPrix Canal+Horizons du Meilleur acteur d’une valeur de 500 000 FCFA : Martial Bohui dans Dieu est amour de Jean Semi (Côte d’Ivoire).
Prix Canal+Horizons du Meilleur son d’une valeur de 300 000 FCFA : Notre pain capital de Sani Magori (Niger).
Prix Canal+Horizons de la Meilleure image d’une valeur de 300 000 FCFA : Forêt sacrée du collectif ACINEGUI (Guinée-Bissau).

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