jeudi 18 octobre 2007

Africa in Motion film festival continues its aim of bringingthe best of African cinema to Scottish audiences
Africa in Motion film festival continues its aim of bringing the best of African cinema to Scottish audiences.
Africa in Motion (AiM) is an African film festival taking place from 25 October - 4 November 2007 at the Edinburgh Filmhouse cinema and other local venues. Now only in its second year, Africa in Motion is now officially the biggest African film festival in the UK and the film festival programme consists of over 30 brilliant, diverse and thought-provoking African films from all over the continent – features, documentaries and shorts - from pioneering African filmmakers to young and emerging contemporary directors.
The main focus of AiM 2007 is a tribute to the late Senegalese director Ousmane Sembene, one of the most important pioneers of African cinema. The Bicentenary of the Abolition of the British Slave Trade will be celebrated by a number of film screenings, and AiM will also have a spotlight on Ghana to mark 50 years of independence from Britain, with the screening of Kwaw Ansah's Heritage Africa (1989). The festival programme will have another special focus - the work of female African filmmakers from across the continent.Other classic masterpieces to be screened at AiM this year include feature films by Egyptian director Youssef Chahine, Malian director Souleymane Cissé, and Senegalese director Djibril Diop Mambety.
AiM will also showcase the latest gems of African cinema to Scottish audiences, with screenings of contemporary feature films such as Bamako (Abderrahmane Sissako, Mauritania, 2006) and Africa Paradis (Sylvestre Amoussou, Benin, 2006).
The Africa in Motion team feel very honoured that eight African filmmakers from across the continent will be in attendance during the AiM festival, to host their films, meet with their audiences and encourage live debate and discussion.
"The classic films in the AiM 2007 programme are amongst the greatest works of cinema produced anywhere in the world, and landmarks in African film history”, says film critic and AiM advisor Mark Cousins. “The essential films in the African movie canon are hardly ever programmed together in this way. Africa in Motion is a brilliant overview and a rare treat."
Visit http://jeuneafrique.neolane.net/r/?id=h2af802,1996b99,19abc56 for full programme details, ticket prices, background information on the festival, press information and film stills.
For all queries, contact: info@africa-in-motion.org.uk

lundi 15 octobre 2007

Entretien avec… Paul Charlemagne COFFIE, responsable coopération Oif : Une filière image pour ne pas rater la révolution technologique
Se mettre à l’ère du numérique est aujourd’hui une des préoccupations majeures des acteurs du septième art africain. Et c’est fort de cette nouvelle donne que l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) entend accompagner la dynamique relative à la révolution technologique. Dans la première partie de l’entretien, qu’il nous a accordé en marge du septième Festival concours de courts métrages d’Abidjan (Clap Ivoire) - tenu du 04 au 08 septembre 2007 -, le responsable de la coopération à l’Oif, Paul Charlemagne Coffie, revient sur la politique audiovisuelle de l’organisation, la nécessité de relever le défi du numérique, entre autres. Wal Fadjri : Quel sens donnez-vous à une troisième participation consécutive de l’Oif à Clap Ivoire ?
Paul Charlemagne COFFIE : C’est une volonté affichée des autorités de la Francophonie d’accompagner les structures nationales et privées qui vont dans le sens de la formation. Parce que nous considérons que c’est la formation qui va permettre d’assurer la relève dans tous les secteurs et nous sommes dans le secteur de l’audiovisuel. Il s’agit d’appuyer les actions menées par le Centre national des arts et de la culture (Cenac) d’Abidjan qui est chargé de l’organisation de ce concours international, pour favoriser l’émergence de jeunes réalisateurs et de jeunes vidéastes.
Wal Fadjri : Concrètement en quoi consiste le soutien de l’Oif à cet événement ?
Paul Charlemagne COFFIE : Vous savez qu’il faut des fonds pour organiser n’importe quelle manifestation. Donc, nous pensons qu’il faut accompagner financièrement ces structures plutôt que de venir discourir inutilement. Le budget que nous avons alloué à Clap Ivoire s’élève à 15 mille euros (près de dix millions francs Cfa). Et, c’est la troisième fois que nous apportons cette aide financière. Certes, elle n’est pas très importante, mais elle est quand même significative. Ce financement permet surtout aux organisateurs de faire venir les lauréats de l’Uemoa. Parce que le transport, le séjour, etc., coûtent excessivement cher. Donc notre contribution est d’ordre financier, elle permet de résoudre un certain nombre de problèmes.
Wal Fadjri : Est-ce que le soutien de l’Oif a toujours été de 15 mille euros ?
Paul Charlemagne COFFIE : Pour la première édition, l’Oif avait donné dix mille euros (plus de 6 millions fCfa) Mais l’année dernière, nous avons remis une enveloppe de 15 mille d’euros, comme cette année-ci. De toutes les façons, nous ne pouvons pas nous engager de cette manière, parce que nous tenons compte de toutes les demandes qui nous parviennent. Nous soutenons Africadoc à Dakar, Clap Ivoire en Côte d’Ivoire et d’autres manifestations qui se tiennent un peu partout dans nos pays membres. Donc nous prenons acte des demandes, nous analysons la pertinence et l’utilisation des fonds mais surtout les résultats escomptés. Il n’y a pas de contrat ad vitam aeternam avec l’Oif, ni de dotation acquise pour un certain temps, tout peut être remis en cause à tout moment.
Wal Fadjri : Au moment où la question du numérique dans le septième art africain pose le débat au niveau des professionnels, il ressort des échanges que l’Oif cherche à consolider une filière image…
Paul Charlemagne COFFIE : Depuis 1988, date de la création du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud, la Francophonie se préoccupe du devenir de la filière image. Nous disons filière image parce qu’il y a différentes composantes. Quand on parle de production, il y a le film, les images, le cinéma, la vidéo, les reportages, les documentaires, etc. Mais nous préférons avoir une terminologie qui englobe l’ensemble de ces formats. Et l’image regroupe tous ces formats y compris le dessin animé qui fait partie aujourd’hui de la production audiovisuelle, même si on n’en parle pas et n’en produit pas des marques. Il y a aussi l’exemple de la Tunisie avec Viva Cartago et celui de la Côte d’Ivoire qui produit des dessins animés. Donc nous nous préoccupons de tous ces formats dont nous désirons accompagner la production et la mise en marché. L’Oif permet ainsi aux producteurs d’être sur les marchés mondiaux comme le marché international de la production télévisuelle de Cannes, puisqu’il y a le marché du film qui se tient également à Cannes. Nous avons le souci de promouvoir et de diffuser ces films. Donc notre préoccupation ne se limite pas seulement à la production, elle s’étend à toutes les étapes de la filière image. Et depuis quelque temps, nous nous sommes engagés dans tout ce qui concerne la conservation et la sauvegarde du patrimoine. C’est un peu ce que nous entendons par l’accompagnement de la filière image.
Wal Fadjri : Et le choix du thème de Clap Ivoire 2007 (‘De l’argentique au numérique : rupture ou compatibilité’) peut-il faire penser à la conservation et à la sauvegarde du patrimoine filmique ?
Paul Charlemagne COFFIE : Pour apporter une solution à un problème, il faut avoir une vision globale des choses. C’est ce que nous essayons de faire depuis que la Francophonie s’est lancée dans l’accompagnement de la production audiovisuelle. La prise de conscience de la sauvegarde du patrimoine est venue des Etats membres de la Francophonie. En 1997, il y a eu une conférence des ministres de la Culture qui étaient conscients de la perdition du patrimoine audiovisuel qui est une préoccupation mondiale. La France, il faut le souligner, est le premier pays au monde à avoir mis en place une structure dénommée l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) à Paris. Cet institut a commencé à archiver les documents du monde entier. C’est pourquoi, on retrouve la plupart de nos archives à l’Ina, qui rassemble l’ensemble des documents, que ce soit image ou son. A l’instar de ces dispositions, la Francophonie, appuyée par l’Ina, a mis en place une politique qui vise à accompagner la sauvegarde du patrimoine audiovisuel francophone. Donc c’est là qu’on souhaite mettre un équipement qui va permettre de trouver les documents actuels qui seront à la disposition des télévisions. Parce que chaque jour qui passe consiste un danger pour nos archives. Donc si nous commençons déjà à archiver nos documents, nous les sauverons. Et au fur et à mesure, nous allons remonter dans le temps jusqu’à sauver les documents qui sont là depuis quinze, vingt ou trente ans. En même temps, nous avons un autre partenariat avec l’Ina qui nous fournit des matériaux. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, il y a des lecteurs de cassettes comme les Imatic qui ne sont plus utilisables parce qu’ils manquent peut-être de pièces détachées ou autres choses. Nous avons pu obtenir de l’Ina un soutien grâce à la maison Sony qui nous aide pour le renouvellement des pièces détachées ou la mise à disposition de nouvelles machines et de cassettes. Le troisième élément, c’est la formation. Nous accompagnons ceux qui sont chargés de la gestion des archives de nos télévisions pour qu’ils puissent être au fait de la technologie et des informations qui peuvent les aider à mieux gérer leurs archives. Ameth Bâ, le responsable au Sénégal a participé aux conférences de Paris en 2004, de New York en 2005 et de Madrid en 2006. Il va aussi participer à la prochaine conférence, prévue en octobre 2007 à Lisbonne. Tout cela est un effort qui nous coûte beaucoup d’argent, mais nous le faisons pour que nos pays ne soient pas à la traîne, pour que nous ne rations pas toutes les révolutions. Nous avons raté beaucoup de révolutions, mais pour la révolution technologique, il faudra que nous mettions le pied à l’étrier pour avancer.
Wal Fadjri : Vous avez tant tôt parlé du marché international de la production télévisuelle à Cannes, est-ce que l’Oif influe quelque part sur la sélection des films qui sont diffusés à Cannes ?
Paul Charlemagne COFFIE : Du tout. L’Oif laisse l’initiative à chaque structure, à chaque porteur de projet. Notre rôle est de créer les conditions nécessaires pour que le réalisateur et le producteur soient là où il faut pour se faire voir. Notre rôle n’est pas de sélectionner, mais nous avons nos exigences. Si vous voulez venir soit au festival de Cannes, soit au marché de la télévision, il y a des conditions à remplir. Si vous remplissez ces conditions, vous êtes nos invités sinon nous ne vous invitons pas. C’est la seule sélection que nous faisons.
Wal Fadjri : Quels sont les critères à remplir pour bénéficier du Fonds de soutien à la production audiovisuelle ?
Paul Charlemagne COFFIE : Ce sont des mécanismes que nous avons mis en place pour aider cette production. Il y a un certain nombre de critères exigeants à remplir pour bénéficier de ces fonds. Il faut d’abord un scénario écrit et un coproducteur. Le projet doit être obligatoirement porté par quelqu’un du Sud. Parce que nous partons du constat que nos pays n’ont pas de moyens. Et ils n’ont pas mis en place des mécanismes qui permettent l’émergence de ce métier et son accompagnement. L’argent que nous mettons à leur disposition nous est donné par les Etats membres de la Francophonie. C’est quelque part une rétrocession. Donc il faut remplir les conditions citées précédemment pour bénéficier de cet argent. Nous disposons d’un cahier des charges disponible sur le site de la Francophonie. Tous ceux qui veulent avoir accès aux fonds peuvent visiter le site www. francophonie.org. Vous allez dans Appel à proposition pour voir toutes les offres dont nous disposons pour accompagner, le film, la chanson, le livre et tout ce qui concerne le multimédia, parce qu’il n’y a pas que le cinéma. Il faut télécharger le document pour le remplir et nous l’envoyer. Ensuite la demande sera examinée par un jury indépendant dans lequel, nous ne sommes pas partie prenante. C’est la commission qui fait la sélection des projets retenus et nous affectons les montants qui varient de 30 mille à 100 mille euros. *(A Suivre)
Propos recueillis à Abidjan Par Mbagnick NGOM
Partenariat Cfi-Clap Ivoire : 50 télévisions pour servir de vitrine aux films de l’Uemoa
Présenté comme la pépinière du septième art africain, le Festival-concours de courts-métrages vidéo destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs de l’Uemoa (Clap Ivoire), tenu du 4 au 8 septembre dernier à Abidjan, a noué un partenariat avec Canal france international (Cfi) en 2003, année marquant le lancement de la version internationale de l’événement. ‘Tous les films, qui vont être primés au cours de ce concours, vont être repris à Cfi pour être diffusés dans la grille de Cfi Afrique à destination de notre réseau de plus de cinquante télévisions en Afrique’, informe le Chargé de mission de Cfi, Abdou Kimba, rencontré à Abidjan en marge des échanges entre hôtes du septième Clap Ivoire.
A son avis, cela va permettre de ‘donner une dimension panafricaine à Clap Ivoire et de faire la promotion de tous les films lauréats’. Donc à travers ce partenariat, se réjouit-il, Cfi confirme encore une fois sa fonction de trait d’union Sud-Sud. ‘Parce que grâce à Cfi, tous les lauréats auront l’occasion d’être vus par l’ensemble des téléspectateurs africains’. Ainsi, en attendant de trouver une formule qui permettra de faire voir la quinzaine d’œuvres cinématographiques, présentées lors de Clap Ivoire 2007, les adeptes du petit écran pourront apprécier les quatre réalisations qui ont séduit le jury de la dernière édition du concours.
Il s’agit notamment des fictions Affaire d’Etat, réalisée par l’Ivoirienne Fatoumata Ouatara et Honorable député du Nigérien Siradji Mahaman Bakabé. Dans la catégorie documentaire, Charles Aka de la Côte d’Ivoire, s’est illustré avec son film Un village d’animaux : le zoo national d’Abidjan, aux côtés du Togolais Messah Kossi Obanikoua, lauréat du premier prix avec son œuvre Les trompettes de Amen.
Et c’est suivant le même esprit de magnifier les initiatives culturelles que Cfi, indique son Chargé de mission, a noué des partenariats avec un panel d’évènements africains. Avec notamment les Djembé d’or de la Guinée, les Tamani d’or (Mali), les Koundi d’or (Burkina Faso), le Fima (Niger), les Sika (Bénin). Mb. NGOM