clap ivoire : hommage À bernard dadiÉ - Abidjan news news225.net
l y a des cinéastes et des films africain, mais il n’existe pas de cinéma africain, du moins, dans les pays au sud du Sahara». Ces propos, le cinéaste Timité Bassory les a tenus au cours de la conférence inaugurale qu’il a animée dans le cadre du déroulement de la phase finale de Clap Ivoire, mercredi, au Palais Bernard Dadié. Le bilan qu’il dresse du cinéma africain n’est guère reluisant.«La situation du cinéma africain, précisément celui au sud du Sahara, n’a pas évolué. Ce cinéma vit toujours sous perfusion par des aides à la production des organismes internationaux ». Pour le réalisateur de «La femme au couteau», le 7è art est l’organisation de la production, de la distribution et de l’exploitation de films dans un espace donné par des structures artistiques, techniques et industrielles, pour assurer une production et une diffusion dans la constance. Or il n’existe rien de semblable sous les tropiques comme c’est le cas dans les pays européens, asiatiques et américains. D’ailleurs, l’homme explique que les différentes tentatives pour poser les jalons de l’industrie d’un ou des cinémas africains ont été annihilées.
Néanmoins, il n’est pas pessimiste sur toute la ligne. Il propose, entre autres, la constitution d’un marché sous-régional. C’est dans cette optique qu’il a salué l’initiative de Clap Ivoire, ce festival concours de courts métrages qui se propose de détecter des talents, la pépinière du cinéma au sud du Sahara de demain.
Bien avant cette conférence inaugurale faisant office de cérémonie d’ouverture, le ministre de la Culture et de la Francophonie, Azoumana Moutayé, a fait remarquer que Clap Ivoire est l’illustration de la prise de conscience d’une vérité évidente à l’échelle régionale. En effet, pour lui, la similitude des problèmes, l’exiguïté des marchés conseillent à l’Uemoa de rechercher des solutions communes. Il a renchéri pour dire qu’avec le cinquantenaire des indépendances des pays participants, il fallait faire un clin d’œil aux 50 ans de leur cinéma.
Le représentant de l’Uemoa, Cheick Ndir, considère, pour sa part, Clap Ivoire comme une contribution de qualité visant l’intégration des populations de l’espace communautaire.
M. Charles Koffi Charlemagne de l’Organisation internationale de la Francophonie, tout comme le maire de Yopougon, Gbamnan Félicien, ont félicité les organisateurs de cet évènement et les ont assurés de leur soutien. Quant au coordonnateur de Clap Ivoire, par ailleurs directeur du Centre national des arts et de la culture, Norbert Etranny, il a évoqué le caractère particulier de cette 10e édition qui s’inscrit dans la mouvance du cinquantenaire, avec en ligne de mire, des films qui ont marqué ce demi-siècle.
Marie Chantal Obindé
Source : Fraternite-Matin
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